Pour eux, nouvelle résolution rime avec confirmation : Berardi, pour guider les Azzurri ? (3/7)

Par Rafaele Graziano publié le 19 Jan 2022
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Toujours à l’affût des protagonistes de Serie A en pleine – ou en quête  de – confirmation, Calciomio pose, dans ce troisième volet, son viseur sur un champion d’Europe, un talent 100% italien dont la confiance croît de jour en jour. Domenico Berardi porte l’attaque de Sassuolo depuis sept saisons maintenant, mais après s’être mérité la Nazionale et l’euphorie d’un Euro, le statut du capitaine neroverde semble prendre définitivement un tournant. Une aubaine pour le joueur dont la carrière s’anoblit continuellement, pour son club qui milite fièrement parmi l’élite – et pour la Squadra de Mancini ?

On prononce Berardi, on lit Ber »hardi » !

Il est longtemps qualifié d’éternel espoir du Calcio, connaît des hauts et des bas au gré de blessures et de l’instabilité de son club, Berardi a posé ses valises au sommet du football italien et ne compte pas décamper de si tôt. Présent sur tous les fronts, il faudra aller chercher très haut pour déloger l’attaquant neroverde cette saison. Nous ne sommes qu’à mi-championnat mais le n°25 calabrais est déjà prédominant dans les charts de Serie A. Avec dix buts en 19 présences, il compte parmi les meilleurs buteurs du championnat – l’ailier italien a pris goût à faire trembler les filets et ne compte pas s’arrêter là. 4ème meilleur passeur avec six passes décisives et pas moins de 36 passes clés (7ème meilleur résultat absolu), le garçon sait marquer mais pense aussi aux copains ! Et comme si cela ne suffisait pas, il caracole également au sommet (3ème) des tireurs les plus prolifiques avec 65 tirs (29 cadrés).

Son activité est si dangereuse qu’elle lui vaut une autre – triste mais impressionnante – statistique, celle des fautes subies : 41. Vous l’aurez compris, Berardi joue désormais dans la cour des grands, est-ce une surprise pour autant ? Après deux premières saisons à plus de 15 buts, le nom de Berardi promettait déjà de s’attirer le feu des projecteurs. Puis, le néant, quatre saisons à vide remettront tout en question. Heureusement pour lui, l’arrivée de mister De Zerbi le remettra d’aplomb. Désormais capitaine, il entame en 2019 sa renaissance, retrouve son poste de prédilection et les résultats sont immédiats, de quoi taper dans l’oeil expert de Roberto Mancini, ce dernier en fait un pion essentiel de l’offensive azzurra, rien que ça !

Quand Domenico faiblit : c’est rare, dis !

Tout n’est pas nécessairement d’or dans la vie de Berardi. S’il est régulièrement le protagoniste majeur de son groupe, parfois, lui aussi se loupe. L’attaquant neroverde est un bosseur, c’est indéniable, mais ne récolte que très peu les fruits de son travail. Dix buts sur 29 tirs cadrés et 65 tentés, c’est moins bien que son homologue Scamacca (neuf buts sur 20 cadrés). Depuis toujours si on lui loue sa témérité, on lui reconnaît un manque cruel d’efficacité. Moins incisif, Domenico n’affectionne pas particulièrement le un-contre-un : 39 dribbles tentés pour un attaquant de son calibre, c’est timide, mais si seuls seize sont réussis, c’est assez mauvais (son collègue Raspadori le surclasse avec 27 dribbles réussis et un taux de conversion de 67,5%. Ah, pour info, même Ribéry avec moins de temps de jeu fait mieux). Qu’importe la période de l’année, a casa Berardi la saison des vendanges est toujours ouverte.

Si les reproches sont rares mais justifiés et viennent entacher, jusque lors, la légitimité de son statut. S’il est parfois critiqué pour son irrégularité, 2021 sera comme pour beaucoup de transalpins, l’année de la rédemption. Intenable sur ses débordements, il est à la passe et à la finition. Enfin mature avec Sassuolo et intéressant avec la Nazionale : le cap est-il passé ?

Dans la limite des frontières de la Botte, la réponse est affirmative. Débarqué en Serie A en jeune matelot, Domenico est désormais capitaine de son propre navire, tenant la barre d’une attaque neroverde florissante et guidant dans son sillage Raspadori et Scamacca – ni plus ni moins que le futur de la Squadra. Avec l’indisponibilité de Chiesa et le départ en MLS d’Insigne, il nous tarde de le voir assumer un tel rôle avec l’Italie – et ça commence dès les barrages contre la Macédoine du Nord !

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Rafaele Graziano



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