TOP 5 : les séparations les plus difficiles de la Juventus

Par Rafaele Graziano publié le 15 Sep 2019

5ème : Andrea Pirlo

Certes, c’est avec Milan que le natif de Brescia a tout gagné: Scudetto, Coppa Italia, Champions League, les trophées ne manquent pas. Pourtant, en 2011, Andrea est considéré sur le déclin par la société milanaise qui le laisse filer gratuitement à Turin. Sous Conte, il Maestro prouve à tout le monde que non seulement il n’est pas vieux, mais qu’il est même rajeuni. Ses 4 années bianconere sont fantastiques, si bien qu’il en devient un symbole turinois et le métronome d’une équipe qui souffrira tant de son départ en 2015. Ses larmes lors de son dernier match face au Barça étaient aussi déchirantes que son talent était indescriptible.

4ème: Claudio Marchisio

Comment ne pas mentionner l’enfant du club ? Pour tous, l’héritier de Del Piero. Marchisio s’impose comme une idole dès ses débuts. Son agressivité au milieu de terrain, sa grinta, sa technique et ses buts couronnés d’un amour fortement assumé pour la Vieille Dame, font de lui un personnage historique du club. Août 2018 : Marchisio quitte sa « maison », un départ déploré et contesté par tous les juventini. Officiellement, il naît d’un commun accord, mais officieusement, il Principino n’entrait plus dans des plans de Max Allegri depuis sa blessure en 2016. Un talent gâché, mais une âme bianconera à jamais fidèle.

3ème : Zlatan Ibrahimović

Zlatan n’a pas marqué l’histoire de la Juve ? Certes. Sa présence dans cette liste n’est due qu’au contexte de son départ. En 2006, Zlatan est jeune, fort, technique, le monde se l’arrache, mais c’est bien l’avenir de la Juventus qu’il représente. À peine débarqué, il ne tarie pas d’éloges envers la Vecchia Signora et laisse présager une collaboration longue et victorieuse. Puis arrive Calciopoli et la Serie B. Les belles paroles du suédois s’évanouissent et le voilà parti. Ses déclarations d’amour à l’Inter à peine arrivé (les mêmes que pour la Juve) en font une cible ouverte pour les tifosi turinois car non seulement il quittait le club dans sa période la plus sombre, mais il le quittait pour son ennemi juré, qui a su en profiter en écrasant la concurrence en Italie. Une trahison qui lui vaut le badge de « Mercenario ».

2ème : Zinédine Zidane

Sa renommée n’est plus à démontrer, le français champion du monde ’98 fait partie des stars de l’histoire du football, mais aussi des personnalités les plus appréciées des juventini. Son coeur a toujours battu pour le Real Madrid, ceci, il ne l’a jamais caché, pourtant, l’ex Girondin a laissé une trace indélébile dans le coeur de la tifoseria turinoise. Son professionnalisme et son respect pour le maillot bianconero, porté pendant 5 saisons aussi prolifiques que remarquables – dont une qui lui vaudra le Ballon d’Or – se perpétue même après sa reconversion en entraîneur. En effet, récemment encore, Zizou affirmait qu’un jour il entraînerait la Juve. « Ce club m’a fait grandir en tant que joueur et en tant qu’homme, il reste dans mon cœur ». Son départ pour le Real Madrid en 2001 fut regretté par les supporters qui espéraient garder leur pépite, mais il se fit sans la moindre rancune ; à Turin, un retour de Zinédine Zidane est depuis lors, toujours espéré.

1er : Alessandro Del Piero

Comment raconter Del Piero…? Il y aurait tant de choses à dire ! Pinturicchio, la légende vivante du club, mis littéralement fin à une partie de l’histoire de la Vecchia Signora lorsqu’il quitta le club le 13 mai 2012 face à l’Atalanta. Une rencontre particulièrement émouvante tant la tension était palpable dans le stade. Une tension non pas due à la rencontre, mais à l’attente de ce moment fatidique, l’adieu d’une idole. 705 matchs avec le club, 290 buts, des trophées, des distinctions, les difficultés traversées ensembles sans jamais se plaindre… Les arguments sont nombreux pour témoigner de l’amour réciproque entre l’ancien joueur et le club. Pourtant son adieu n’est pas des plus ‘classes’, du moins auprès de la direction ; sa place au sein de l’équipe n’est plus vraiment souhaitée et des rumeurs sur sa motivation (économique) circulent, rumeurs qu’il ne saurait supporter. Il décide alors de signer une dernière année en blanc (laissant au club le soin de choisir les termes du contrat), et après une saison arrive la rupture. Les supporters ne peuvent pardonner cette maladresse aux dirigeants bianconeri  mais en fin de compte, seules les chaudes larmes de leur capitaine, saluant la foule pendant plusieurs minutes autour de la pelouse du Stadium ce fameux 13 mai, demeurent, et c’est peut-être cela qui compte, car c’est pour des moments pareils que le football est une passion.

Rafaele Graziano



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