La longue chute de Valter Birsa à Cagliari

Par Sébastien Madau publié le 02 Mar 2020

Après un début de saison rempli de sensations fortes, Cagliari est en train de vivre une longue crise sportive, sans victoire depuis la mi-décembre. Depuis, en 10 rencontres, les Sardes n’ont pu glaner que deux points. On ne sait pas qui, du collectif ou de l’individuel, influe le plus sur l’autre. Une chose est sûre : le niveau global de l’équipe est en baisse et certains joueurs ont eux aussi connu une baisse de régime conséquente. Il y en a pour qui, en revanche, la traversée du désert dure depuis bien plus longtemps, y compris quand le moral du club était au beau fixe. Valter Birsa fait partie de ces joueurs rossoblù n’ayant pas pu jouer de leurs armes face à la concurrence, quand ce n’était pas les blessures qui venaient le perturber. Aujourd’hui, l’horizon du Slovène demeure des plus sombres.

Blessures en série et concurrence

En arrivant à Cagliari en janvier 2019, lors du mercato d’hiver en provenance du Chievo, Valter Birsa réalise une bonne affaire. En effet, il réussit à quitter le navire véronais en déperdition en Serie A pour rejoindre le club sarde qui, dans sa quête de s’installer en milieu de tableau, pourrait confier des responsabilités à des joueurs expérimentés comme lui. C’est chose faire puisque Rolando Maran le titularise rapidement. Malheureusement pour lui, un mois à peine après son arrivée, à domicile face à l’Atalanta, il se fracture le cubitus. Verdict : 1 mois d’arrêt et le début d’une longue série de pépins physiques.

Les chances de voir le milieu offensif se retrousser les manches pour porter le club vers un maintien paisible sont réduites à néant. Lentement mais sûrement, Valter Birsa perd sa place dans le onze de départ. Le recrutement clinquant au milieu de terrain à l’été 2019 ( Nainggolan, Rog, Nandez, etc) vient enfoncer le clou.
Cette saison, il ne présente que 3 présences en championnat, pour un total de 77 minutes à peine. Valter Birsa a joué 7 minutes face au Napoli en février dernier. Un retour sur les pelouses, après quasiment 5 mois d’absence justifiés par une mise sur le banc par son entraîneur, puis deux blessures graves : le pied en novembre 2019 et une fracture de la main depuis décembre. Sa situation doublement précaire (sportive et physique) a fait qu’il n’a jamais été non plus en position d’attirer les regards des clubs lors des mercatos de l’été 2019 ou de l’hiver 2020. Et ce alors que Cagliari n’aurait pas été contre un départ de celui dont le salaire s’élève à 600.000 euros par saison. Le club semble, lui, avoir déjà tourné la page en recrutant le milieu offensif uruguayen du PSV Eindhoven Gaston Pereira cet hiver.

Trois apparitions cette saison et un départ promis

Comble de la malchance, alors qu’il avait disparu des radars, son nom est ressorti dans les gazettes au moment de la polémique sur la nouvelle blessure de Leonardo Pavoletti en janvier dernier. Présent dans ce restaurant à la sortie duquel « Pavogol » a subi une nouvelle rupture des ligaments croisés du genou gauche, la rumeur a couru comme une traînée de poudre : l’incident serait intervenu lors d’une dispute entre Birsa et Pavoletti. Si le Slovène, de nature discrète, n’a pas réagi, Pavoletti a quant à lui tout de suite démenti la rumeur en affirmant qu’il s’était blessé en s’amusant avec son coéquipier Luca Cigarini. De quoi lever tous les éventuels soupçons pouvant peser sur Birsa et lui permettre, peut-être, de se consacrer au terrain.
La chute libre de son équipe et la mise en difficulté de certains joueurs jusque-là titulaires, pourraient lui redonner du temps de jeu. Et pourquoi pas, une chance de regagner une place de titulaire. La dernière chance avant de lever les voiles l’été prochain, vu que son contrat avec Cagliari ne court que jusqu’à juin prochain.

Sébastien Madau



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