CALCIOSTORY : Fiorentina-Parma 2001 : il y a 20 ans, la Fio remportait sa dernière Coppa Italia

Par Ben Soffietti publié le 24 Mai 2021
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Cette année, la Fiorentina vit une saison sans saveur, engluée dans la deuxième partie de tableau et frissonnant seulement au rythme des exploits de son jeune attaquant serbe Dusan Vlahović. Un peu plus au nord, à Parme, les tifosi vivent un vrai cauchemar puisque les hommes de Roberto D’Aversa redescendront en Serie B, à l’issue de la saison. Deux monuments du Calcio en difficultés, qui étaient pourtant sur le devant de la scène, il y a vingt ans jour pour jour. Nous étions le 24 mai 2001, jour de la finale aller de Coppa Italia opposant Parma et la Fiorentina. Un trophée qui sera remporté par le club toscan quelques semaines plus tard. Calciomio vous narre le récit du dernier titre remportée par la Fiorentina.

Une finale aux airs de revanche

En 1999, Parma est au sommet du foot européen en remportant la Coppa UEFA devant Marseille, avec une équipe grandiose composée de Fabio Cannavaro, Crespo, Thuram et Buffon. Les Gialloblù ponctuent cette saison incroyable en soulevant également la Coppa Italia face à la… Fiorentina. Deux ans plus tard, les deux équipes se retrouvent au même stade de la compétition. Respectivement quatrième et neuvième en championnat, Parma et la Fiorentina entrent dans la compétition en huitièmes de finale. Les Gialloblù se défont aisément de Venezia (2-6) puis de l’Inter (6-1), avant de passer de justesse en demi-finale contre l’Udinese (2-2). De leur côté, les Gigliati se régalent face à la Salernitana (2-8) puis Brescia (7-3) avant d’empocher brillamment leur ticket pour la finale en éliminant le Milan AC en demi finale (2-4). Enrico Chiesa, buteur à l’aller et au retour contre les Rossoneri, guide les siens vers la finale où il retrouvera le club dans lequel il a évolué entre 1996 et 1999. La finale de 2001 sera donc la revanche de celle de 1999. En championnat, Parma a pris un avantage psychologique, en s’imposant à Florence (0-1), après avoir concédé un nul (2-2), en ouverture de la saison.

Le gros coup de la Fiorentina

Le match aller a lieu à l’Ennio Tardini et le Parma de Renzo Ullivieri, en bleu nuit, accueille la Fiorentina de Roberto Mancini, qui, en succédant à Fatih Terim en cours de saison, vit sa première expérience sur un banc. Les Toscans ont troqué pour l’occasion leur violet traditionnel pour une tunique argentée. Si Buffon est encore dans l’effectif des Ducali en 2001, il ne participe pas au parcours en Coppa, remplacé depuis les quarts de finale par Matteo Guardalben. En revanche, Parma aligne la défense victorieuse de la Coppa UEFA 1999 avec Thuram, Cannavaro et Sensini. Di Vaio et Milosevic occupent les avants postes, soutenu par Micoud. Mais la Fiorentina n’est pas en reste avec Chiesa et le magicien portugais Rui Costa.

La rencontre est ouverte et les deux équipes laissent des espaces, rendant la partie agréable. Toldo est brillant devant Di Vaio mais ses attaquants manquent de précision. Le tableau d’affichage est vierge à la pause et le reste jusque dans les cinq dernières minutes. En effet, Parma domine et a les meilleures occasions, mais Toldo ne vacille pas. Les accrochages se multiplient en fin de match et démontrent que la nervosité est grandissante. Moment choisi par la Fiorentina pour ouvrir le score. Une frappe déviée, un centre au second poteau de Bressan et une tête rageuse permettent aux visiteurs de passer devant, juste avant la fin de la partie. Ironie du sort, la tête victorieuse est l’œuvre de Paolo Vanoli, le latéral gauche florentin et ancien parmesan. Les hommes de Mancini souffrent jusqu’au bout mais prennent un avantage certain en vue du retour.

Toldo héroïque, Nuno Gomes tombe à pic

37 600 personnes remplissent les gradins de l’Artemio Franchi, presque toutes acquises à la cause de la Fiorentina. Les deux onzes sont identiques à ceux du match aller. Menés au score, les Gialloblù démarrent le couteau entre les dents et ont les meilleures occasions du premier acte, sauf que Toldo semble à nouveau imbattable, devant Sensini puis Di Vaio. Le scénario du match est identique au match aller et la Fiorentina est sous pression. Paradoxalement, c’est lorsque les locaux sont enfin dangereux que Parma revient dans la partie. Le brésilien Junior se faufile sur l’aile gauche et arrive à trouver Milosevic, dont la reprise est imparable. En bon capitaine, Rui Costa sonne la révolte mais Guarbalden sort un arrêt de grande classe. Les deux équipes sont à égalité parfaite à la pause.

Parma ne se contente pas de gérer sa courte avance et force la décision. Sauf que le portier de la Fio est à nouveau impérial. La tête de Di Vaio puis la reprise de Sensini connaissent le même destin : elles sont claquées par Toldo. L’orage passé, la Fiorentina se rebelle. À la pause, Mancini a sorti Moretti, un défenseur, pour mettre un attaquant supplémentaire: Nuno Gomes. Et comme au match aller, au cours duquel il avait fait entrer Bressan, passeur décisif, l’actuel sélectionneur de la Nazionale a vu juste. Le buteur portugais, d’un appel tranchant, se libère de la défense parmesane, reçoit un ballon de Chiesa et trompe en force Guarbalden. Les tifosi exultent, les Gialloblù sont KO. La Fiorentina gère tranquillement le match jusqu’aux trois coups de sifflets de M. De Santis. La 54ème édition de la Coppa Italia est remportée par les Gigliati : le capitaine Rui Costa soulève la sixième et dernière de l’histoire du club. Si Vanoli et Gomes ont inscrits les buts toscans, les deux prestations majuscules de Toldo ont grandement contribué à ce parcours victorieux. Des bons souvenirs pour les tifosi de la Fiorentina.

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Ben Soffietti

Rédacteur



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