Top 5 : Les plus beaux buts « italiens » en Champions League cette saison

Par Rafaele Graziano publié le 21 Avr 2020

On pourrait penser qu’il est difficile de dresser un bilan si court tant les pépites se sont cumulées en Europe… Et bien c’est vrai. Confiance : ce qui se trouve ci-dessous ne représente que le top, la crème de la crème made in Italy, la ciliegina sulla torta, alors place au régal !

5ème : Martinez vs. Slavia Prague (27.11.2019)

L’Inter joue un match capital en vue de sa qualification en 1/8 de finale.  Après avoir perdu des points au Signal Iduna Park (non pas sans d’énormes regrets) les hommes d’Antonio Conte voient leurs chances d’accéder au tour suivant s’amenuisent peu à peu, un seul match les séparent du test ultime face au Barça, les 3 points sont obligatoires. Et c’est une prestation de haut vol pour les Nerazzurri ! Après maintes tentatives, il faudra attendre la 80′ pour voir leurs espoirs renaître et ce, par le biais de son inévitable duo. On retient notamment cet enchaînement fantastique entre un Lukaku en feu et Lautaro Martinez, le premier envoyant un centre lumineux de l’extérieur du pied, le second, expédiant le ballon au fond des filets d’une volée aussi diablement difficile que parfaite. Conte est aux anges.

4ème : Ilicic vs. Valencia (19.02.2020)

L’Atalanta vient de vivre un moment historique, pour sa première participation en Champions League, elle se qualifie aux quarts de finale. La Dea se trouverait-elle distraite, sur son petit nuage ? Que nenni. C’est sans compter sur son bourreau européen, Josip Ilicic. Alors qu’on ne les voyait pas dominer une équipe de Valence plus expérimentée, les Bergamasques font le show et le Bosnien s’offre même un petit bijou de but : le ballon lui vient de la gauche, il le contrôle et le protège dans un petit espace, éliminant deux joueurs adverses et se place sur son « mauvais » pied pour décocher une frappe pure quasiment à l’arrêt. Le cuir atteint directement la lucarne opposée. Ça fait 2-0, la suite, tout le monde la connaît !

3ème : Gomez vs. Dinamo Zagreb (26.11.2019)

Avant l’histoire et la consécration, il y avait le travail, les doutes et bien sûr, le spectacle. L’Atalanta débute très mal son chapitre européen en faisant preuve d’inexpérience et d’ingéniosité face au moins terrible de ses concurrents, le Dinamo Zagreb (4-0). Les contre-performances s’accumulent, mais alors qu’on la croyait dépassée, la Dea renaît de ses cendres tel le phénix. Galvanisés par le nul face aux Citizens, les Bergamaschi entendent se venger des Croates et un homme, particulièrement, celui qui régale la Serie A depuis déjà 10 ans, va faire parler la poudre. 46′ – l’Atalanta mène 1-0 mais A.Gomez entend parachever une prestation (déjà énorme) comme il se doit : contrôle orienté, passements de jambes et petit pont, il enchaîne avec une frappe aux abords de la surface direction le petit filet opposé – Du Papu Gomez tout craché.

2ème : Douglas Costa vs. Lokomotiv Moscou (06.11.2019)

Comment ne pas le citer, celui-ci ? Pour l’importance du contexte et la beauté du geste, il pourrait tout simplement figurer parmi les plus beaux buts de la compétition. S’il est si spécial, c’est que cette Juventus était mal embarquée – souvent en difficulté face aux petites équipes et alors qu’elle ne faisait pas mieux qu’un nul, le génie de Douglas Costa est venu lui sauver la mise. Dans les arrêts de jeu, après un match insipide et plein de doutes pour les Juventini, le Brésilien enclenche le mode « flash » et part dans un rush solitaire dont lui seul a le secret (tentant le tout pour le tout) : 1, 2, 3 puis 4 adversaires de passés, il est relayé par Higuaín, auteur d’une passe lumineuse, avant de foudroyer les Russes et d’offrir la qualification à la Vecchia Signora. Un but fantastique tout en technique et rapidité, digne des plus grands.

1er : Dybala vs. Atletico Madrid (26.11.2019)

C’est LE coup-franc de cette édition de Champions League. On aura pourtant été servis, mais la difficulté du geste dans un angle aussi fermé, le contexte de la rencontre et l’état de forme du joueur en font tout bonnement le plus sensationnel. Alors que la Juventus made in Sarri n’avait pas rassuré jusque là et que l’on comptait énormément sur un certain CR7 pour débloquer, comme d’habitude, la situation, c’est Dybala qui prend les initiatives et qui s’impose en sauveur turinois en Champions League. Déjà héros des soirées moscovites, il confirme son état de grâce en offrant aux Colchoneros la meilleure place pour le concerto du soir – son missile, parfait équilibre entre force et précision, vient se loger sous la barre transversale d’Oblak et les yeux, désabusés, de Simeone. Un bijou, tout simplement. La Joya, tout simplement.

Rafaele Graziano



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