TOP 5 : Les plus beaux buts de Cuadrado en Bianconero

Par Rafaele Graziano publié le 02 Juin 2020

Entre coups d’éclats et partitions blanches, Juan Cuadrado a autant fait rêver les tifosi turinois qu’exaspérer. Pourtant, sa place dans le 11 piémontais n’est plus contestée, et à en voir son potentiel, c’est clairement mérité. Vitesse, engagement et technique, retour sur ses 5 meilleurs buts sous le maillot bianconero : et ça vaut le détour !

5ème : FC Bayern Munich 2015/16

On commence tout simplement par un but d’anthologie, à compter parmi les plus beaux de l’histoire de la Vieille Dame en Champions League. S’il se trouve en 5ème position, c’est que le plus gros du travail est effectué par un Álvaro Morata en feu – qui se joue de la moitié de l’effectif bavarois. Si le contre est si impressionnant que fulgurant et ne peut pas se permettre d’être gâché, le Colombien, malgré le retour de Benatia, se paie le luxe d’enrhumer Philipp Lahm d’un coup de rein dont lui seul a le secret avant de placer, froidement, un coup droit limpide au ras du poteau : la Juve mène 2-0 à l’Allianz Arena et l’espoir d’un quart de finale est, alors, pleinement mérité… malheureusement on connait la suite.

4ème : Genoa 2017/18

Dans un contexte moins important malgré, tout de même, un score de parité avant les faits, voilà un but à visualiser dans toutes les écoles de football. Si à maintes reprises Cuadrado a fait l’étalage de sa polyvalence – comme ailier, milieu ou arrière-droit – force est de constater qu’il sait aussi marquer. Ici, c’est en véritable attaquant que le turinois se transforme. Alors que la Juventus était même menée au score (2-0 : 7′) et que le Genoa n’avait jamais vraiment réussi à Allegri, la révolte est aussitôt sonnée et le but synonyme de ribalta est aussi important que spectaculaire ; sur une passe lumineuse de Mandzukić, le Colombien casse les lignes, contrôle de l’épaule, élimine son vis-à-vis d’un contrôle orienté et se place sur son pied gauche avant d’allumer son futur coéquipier, Perin. Attention, ça va très vite.

3ème : Lyon 2016/17

Comment ne pas citer cette rencontre ? Les supporters lyonnais s’en souviennent encore, alors que les Gones croyaient pleinement en leurs chances dans ce 8ème de finale de Champions face à une Juventus peu inspirée, ils se sont heurtés à un Gigi Buffon immense qui les a littéralement écoeuré. Réduits à 10 avant l’heure de jeu, les hommes d’Allegri respectent une règle qu’ils affectionnent tout particulièrement et décident de hausser le baromètre dans le dernier quart d’heure. C’est donc tout naturellement qu’à la 75′ ils ouvrent le score, non pas sans un Cuadrado en mode fuoriclasse : débordant sur son côté droit, il gracie Morel d’une danse colombienne traditionnelle, et foudroie la cage lyonnaise dans un angle impossible pour sceller le match – la vespina a encore piqué.

2ème : Inter 2016/17

Un derby d’Italia ne déçoit jamais, qu’importe le score, lorsque ces deux équipes s’affrontent, ni le calendrier, ni les enjeux ou la fatigue ne tiennent : la victoire est de mise. Toujours lors de cette saison 2016/17 qui semblait être l’apogée de la méthode Allegri, mais non pas sans souffrir face à une Inter toujours aussi disciplinée, Bianconeri et Nerazzurri réalisent une première mi-temps de haut vol. Mais alors que les 2 équipes se tiennent en échec, sur la dernière action et les dernières secondes 2de ce 1er acte, Cuadrado récupère un ballon des 25 mètres, renvoyé par Perisić, et le transforme en missile sol-air direction la lucarne d’Handanović. Une frappe zlatanesque qui affermit la domination de la Vieille Dame, à 7 points de son dauphin.

1er : Atletico 2019/20

Parfois, lorsque l’atmosphère est pesante, que la situation semble mal embarquée, surtout lors d’une soirée de Champions League, Juan Cuadrado se transforme, et, de par ses passements de jambes étourdissants et ses coups de reins foudroyants, il décide de porter la Juventus sur ses épaules. C’est le cas en cette chaude soirée madrilène – l’ambiance, le stade, le passif des 2 clubs : le contexte n’était pas facile pour les Turinois, mais quel engagement, et quelle action que celle-ci ! Avec un super Pipita qui décale intelligemment le jeu pour un Cuadrado – sans doute en mémoire à son ancien numéro – en mode CR7, la Juventus ouvre le score au Wanda Metropolitano, et avec la manière : une pépite du gauche qui vient nettoyer la lucarne d’Oblak, tout en puissance et précision. Au vu du contexte, c’est tout simplement du grand art.

Rafaele Graziano



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