TOP 5 : les buts de la Nazionale à l’Euro 2020

Par Luca Dangréaux publié le 25 Juil 2021
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Il a fallu 13 buts et deux séances de tirs au but, à la Nazionale, pour aller chercher son titre de champion d’Europe. Parmi ces treize réalisations (en sept matches, soit une moyenne de 1,9 buts/match), huit ont été inscrits du pied droit, quatre du pied gauche, aucun de la tête, neuf de l’intérieur de la surface de réparation, trois de l’extérieur et un contre son camp. Au total, la Squadra Azzurra a tiré 128 fois (soit une moyenne assez élevée de 18 tirs par match) pour 36 tentatives cadrées, soit un but tous les 2,7 tirs. Voilà pour les chiffres, bruts et sans contexte. Mais parmi ces treize buts, lesquels ont fait basculer le destin de notre Nazionale ? Pour cela, rien de mieux qu’un Top 5.

5e – Lorenzo Insigne vs Belgique

Un but tueur, au meilleur des moments. Les Belges avaient déjà la tête sous l’eau lors du second but de la Nazionale mais tout le mérite revient quand même à Lorenzo Insigne. Le Napolitain, sur une action assez solitaire, a su faire mal à la bête blessée. L’ouverture du score de Nicolo Barella méritait d’être dans ce classement mais la suite du match fait pencher la balance pour l’ailier. Juste après ce second but et avant de rentrer aux vestiaires, Romelu Lukaku réussit un penalty qui, imagine-t-on, va remettre sa nation à l’endroit. Oui mais non, le Nerazzurro n’a fait que réduire un écart parfaitement géré par la Squadra Azzurra en seconde période.

4e – Merih Demiral vs Turquie

Mettre un but contre son camp dans un Top 5 du genre n’est pas habituel mais, encore une fois, contextualisons. L’affrontement contre la Turquie est le match d’ouverture de la compétition, l’entrée en lice donc pour notre Nazionale qui retrouvait un tournoi majeur après le fiasco de 2018. La Turquie, cet outsider très coriace comme annoncé par une large partie des observateurs du monde du foot. Après la première période poussive, le scénario galère se dessinait sous nos yeux avant cette entame parfaite de seconde période. Une action rapide de gauche à droite pour finir sur un centre fort devant le but de Berardi. Le tournoi est lancé, en témoignent les célébrations pleines de rages des Azzurri.

3e – Federico Chiesa vs Autriche

Si le match contre la Turquie avait tout du scénario galère, celui contre l’Autriche avait tout du match piège. Face aux voisins alpins, seuls deux Azzurri titulaires avaient déjà joué un match à élimination directe d’une grande compétition internationale : Bonucci et Chiellini. Tous les autres étaient novices en la matière. Chapeau donc à Chiesa qui a débloqué la situation alors qu’il sortait du banc de touche. Cette entrée en jeu et ce très joli but lui ont permis de récupérer sa place de titulaire dans l’esprit de Roberto Mancini.

2e – Leonardo Bonucci vs Angleterre

De la délivrance, du soulagement, de la rage, de l’espoir… Tous les sentiments se sont mélangés au moment de voir Leonardo Bonucci pousser le ballon dans le but anglais. Ce n’est pas le plus beau but et pas grand-chose n’y est logique : le ballon est prolongé par un Anglais au premier poteau, Giorgio Chiellini subit une faute de Harry Maguire qui aurait pu être sanctionnée, Marco Verratti gagne un duel au physique au second poteau et frappe de la tête (plongeante), le ballon est dévié par Pickford sur son poteau et revient sur le pied gauche de Bonucci. Bref, rien de bien académique mais peu importe à ce moment de la compétition. Perdre la finale 1-0 sur un but encaissé dès la deuxième minute de jeu aurait été d’une cruauté immense.

1er – Federico Chiesa vs Espagne

Ce choix de numéro 1 pour souligner aussi l’Euro héroïque de Federico Chiesea. Titulaire avant la compétition, il est le grand absent des premiers XI de Mancini en phase de poules. Sa présence sur le banc étonne mais le sélectionneur lui préfère Domenico Berardi. Pas de quoi froisser le Juventino qui se montre sacrément décisif. Contre l’Autriche donc, mais aussi contre le pays de Galles (élu homme du match) et ici face à l’Espagne. Cette demi-finale surprend un peu tout le monde par sa physionomie. L’Italie oublie son jeu de possession et direct pour défendre bas, parfois très bas. Sur un contre qui part à l’opposé de son côté, il accompagne l’attaque et profite de son effort pour récupérer un ballon qui traîne aux 20 mètres. Son talent fait le reste, il envoie le ballon dans le petit filet opposé. Ce but rappelle que même bousculée, la Nazionale sait s’adapter et gagner.

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Luca Dangréaux



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