Henrikh Mkhitaryan : la bonne pioche de l’AS Roma ?

Par Ben Soffietti publié le 12 Sep 2020

Après une saison plutôt intéressante en prêt dans la capitale, Henrikh Mkhitaryan a résilié son contrat avec Arsenal et il est donc, depuis le 31 août 2020, un joueur à part entière de l’AS Roma. Pour sa deuxième saison en Italie, l’Arménien devra confirmer les bonnes prestations qu’il a laissé entrevoir en fin d’année et prendre en main l’animation offensive d’une Louve qui a cruellement manqué d’inspiration tout au long de la saison passée. Alors, conserver Mkhitaryan, est-ce une bonne idée ?

Des débuts sur courant alternatif

L’arrivée de Paulo Fonseca à l’été 2019 fait du onze de la Roma un chantier permanent. Tout au long de la saison, le technicien portugais va chercher la bonne disposition tactique à employer et hésiter sur les joueurs à aligner. En début de saison, Pastore et Zaniolo sont à la baguette, respectivement dans l’axe et sur le côté droit de l’attaque. Ainsi, Mkhitaryan, qui débarque d’Arsenal après 59 matchs en une saison et demie, s’inscrit dans la rotation du secteur offensif. Il est principalement en concurrence avec les ailiers Kluivert, Under, Perotti, Zaniolo, voire même avec Pellegrini ou Pastore au poste de meneur de jeu. Fonseca qui fait évoluer son équipe en 4-2-3-1 utilise peu Mkhitaryan sur la première partie de saison, principalement sur l’aile gauche, d’où il inscrit trois buts en 2019, participant aux succès contre Sassuolo, l’Hellas et la SPAL.

Une fin de saison de qualité

Après des premiers mois à regarder la Roma galérer, principalement depuis le banc, le natif d’Erevan profite de la grave blessure de Zaniolo et de celles à répétition de Pastore pour gagner du temps de jeu. Mais à l’image de son équipe, il passe au travers de l’hiver : la Louve ne remporte qu’un seul match entre le 1er janvier et le 23 février et Mkhitaryan ne marque qu’une fois lors de la défaite à domicile contre Bologna. La défaite contre l’Atalanta dans un match crucial dans la course à la Champions League affiche les limites de cette Roma et celle de son numéro 77 qui ne fait aucune différence balle au pied et semble hors du coup.

L’ancien de Dortmund retrouve un peu de temps de jeu avant et après le confinement mais c’est à partir du moment où Fonseca adopte son 3-4-2-1 que Mkhitaryan va faire des étincelles. Fini l’exil sur un couloir, désormais, place au rôle de trequartista en soutien de Dzeko. Dans l’axe et associé à un autre meneur, soit Pellegrini, soit Carles Perez ou encore avec Zaniolo lorsque ce dernier a retrouvé les terrains en fin de saison, l’Arménien retrouve son aisance technique et redevient efficace. Débarrassé du travail défensif et ouvrant le couloir pour le piston, il peut combiner, redoubler, organiser, avoir plus de libertés dans l’entrejeu et être décisif, comme ses réalisations face au Napoli et à l’Inter. Au total, en 22 matchs, l’Arménien est impliqué sur quatorze buts, avec neuf réalisations et cinq passes décisives : un bilan tout à fait honorable pour une première saison en Italie.

Une pièce essentielle dans le nouveau système de Fonseca

Dans une semaine, la Roma rentre dans sa saison 2020-2021 en se déplaçant au stade Bentegodi pour affronter l’Hellas. Fonseca, durant les matchs amicaux, a conservé le schéma qui a permis aux Giallorossi de s’imposer sept fois en huit matchs en fin de saison. Et dans ce système, Mkhitaryan a une place essentielle. Ayant indiqué à sa sélection son souhait de rester à Rome pour parfaire sa préparation durant la trêve internationale de septembre, l’Arménien en a profité pour briller durant les matchs amicaux, étant buteur contre Sambenedettese et Frosinone. Il se pourrait donc que ce schéma avec deux trequartisti face le bonheur de celui qui a été élu neuf fois joueur arménien de l’année. De plus, la blessure de Zaniolo, les envies de départ d’Ünder, l’irrégularité de Kluivert lui offrent une voie royale pour s’imposer pleinement à la Roma. Reste à savoir qui seront les compagnons de Mkhitaryan dans le trident offensif de Fonseca.

Ben Soffietti

Rédacteur



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