Les Français d’Italie : Matuidi au sommet, Defrel dans le dur, Gravillon fait ses débuts

Par Andrea Chazy publié le 01 Oct 2017
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S’il était difficile de faire un premier bilan le mois dernier après seulement deux journées de championnat, de l’eau a coulé sous les ponts depuis. Alors que la septième journée se termine ce soir, et que les européens ont déjà joué deux journées en Champions ou en Europa League, voici le top/flop de ce mois de septembre 2017, écrit avant la fin de la 7ème journée.

Les + :

Blaise Matuidi : « Déjà irremplaçable », « maître tacticien qui évolue à la Juve depuis des années » voilà quels sont les qualificatifs employés par la presse italienne, pourtant réputée critique, à l’égard de Blaise Matuidi. Et outre les médias transalpins, les tifosi de la Juventus sont eux aussi dithyrambiques à l’égard du joueur formé à l’ESTAC. En témoigne l’ovation qui lui a été offerte par l’ensemble de l’Allianz Stadium lors du dernier match à domicile face au Torino (4-0). Ayant déjà pris part aux 6 matches que son club a joué depuis son arrivée, pour 4 titularisations et 2 entrées en jeu, il cumule déjà 393 minutes jouées, et un taux de passes réussies de 94,6% ! Un Matuidi XXL qui va continuer à donner des maux de tête à Allegri pour composer son onze au milieu avec le retour de Khedira.

Jordan Veretout :
Un autre français qui fait déjà l’unanimité au sein de son nouveau club, c’est Jordan Veretout à la Fiorentina. En septembre, l’ancien nantais a disputé toutes les rencontres de la Viola en tant que titulaire (355 minutes jouées sur 360 possible hors temps additionnel) et a même su se montrer décisif. Son magnifique coup-franc lors de la victoire face à l’Hellas (0-5) a fait le tour du globe. Une confirmation pour celui qui était présenté plus en détails il y a quelques semaines.

Andrew Gravillon : Son club de Benevento est dans un mal profond, l’apprentissage de la Serie A se révélant extrêmement compliqué pour le promu (0 point en six journées). L’une des seules éclaircies au milieu de cet horizon plus qu’ombragé, les débuts d’Andrew Gravillon, 19 ans, en Serie A et au sein du monde professionnel. Le Franco-guadeloupéen, passé par les U17 et U19 de l’Inter, n’a pas fait tâche lors de la défaite des siens face à Crotone (2-0) le week-end dernier, réalisant l’une des meilleurs prestations de son équipe. À (re)voir.

Les – :

Grégoire Defrel : Si ce n’est jamais facile de remplacer un joueur comme Mohamed Salah dans un onze, le natif de Meudon a pour le moment toutes les peines du monde à faire oublier l’Egyptien. S’il a pour le moment joué la quasi-totalité des matchs de la Roma, il n’a pas réussi à convertir une seule occasion en but ou en passe décisive. Un attaquant étant aussi jugé sur ses stats, bien lui en ferait de vite se signaler offensivemment. Car si pour le moment Patrick Schick ou Diego Perrotti sont blessés, ça ne durera pas éternellement…

Thomas Heurtaux : S’il est loin d’être le seul responsable du mauvais saison de l’Hellas, Thomas Heurtaux ne brille pas pour autant. Du moins, pas du même éclat que ses prestations à l’Udinese, où on le retrouvait beaucoup plus solide en charnière centrale. Pour preuve : face aux grosses équipes, l’Hellas a encaissé ses 14 buts en 4 matches (Napoli, Fiorentina, AS Roma et Lazio). Et si un joueur experimenté se doit de montrer l’exemple dans ce type de matchs afin d’éviter le naufrage et qui en a les capacités, c’est bien lui.

Maxime Gonalons : S’il est plutôt en progression par rapport au dernier baromètre où il n’était pas encore apparu avec la Louve, Gonalons a alterné le bon et le moins bon. À l’instar de son comaptriote Defrel, il n’arrive pas encore à se mettre totalement au niveau requis, ce qui lui vaut d’offrir  » deux visages » dans un même match. Ajoutez à cela son énorme erreur de relance face à Qarabag en Champions League pour ne rien arranger, et vous obtenez un bilan encore moins flatteur. Il va devoir vite retrouver son niveau s’il veut vraiment justifier son transfert.




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