Zamparini reprend les rênes, Iachini out

Par Christophe Brefort publié le 16 Nov 2015

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Depuis mardi dernier, Giuseppe Iachini n’est plus l’entraîneur de Palermo. Ce licenciement n’est pas une surprise au regard du début de saison du club rosanero mais ne manque pas non plus d’ironie puisqu’il intervient après une victoire contre le Chievo et avec un bilan de 7 points sur les 5 derniers matchs qui ne semble pas si catastrophique que cela. Rien d’étonnant pour autant et ce pour au moins deux raisons. La première est que ce Palermo est méconnaissable par rapport au séduisant promu de la saison dernière. Certes Dybala n’est plus là mais pour le reste, l’intégralité des titulaires de la deuxième partie de saison dernière est encore présente. Cela ne fonctionne plus : des leaders techniques ou de vestiaire sont les lointains cousins de la version 2014-2015. On pense notamment à Lazaar, Rigoni ou Vazquez. Il n’y a plus de jeu, il y a moins de grinta et tactiquement, ça patine. Bref, Iachini semble avoir perdu la maîtrise d’un groupe qui lui était pourtant très attaché. La seconde raison est que le rapport entre Iachini et Zamparini s’est nettement dégradé depuis cet été. Pas tellement à cause des résultats mais surtout à cause de critiques ouvertes de l’entraîneur contre un mercato insuffisant, notamment en attaque. L’arrivée de Gilardino ne suffisait pas selon le coach, on le voit bien aujourd’hui.

Le retour de Zamparini

La mise à l’écart de Iachini marque le grand retour de Zamparini, ce vieux propriétaire de club de foot mégalo, mercantile et dictateur. En effet, le mangeur d’entraîneurs n’avait plus viré personne depuis le 25 septembre 2013, soit plus de deux ans, un record ! Un licenciement qui s’explique autant par les performances de l’équipe que par la rébellion de Iachini en matière de mercato. Zamparini ne doit pas être contesté sous peine d’en payer le prix. En plus de l’entraîneur c’est Maresca qui devrait en faire la dure expérience avec une amende très salée. La raison ? Le milieu de terrain, dans un message de remerciement à son coach sur Twitter, s’est permis d’indiquer que l’entraîneur avait rapporté plus de 60 millions d’euros dans les caisses du club. Etant donné le nombre de joueurs qu’il a fait progresser et les plusvalues qui s’en sont suivies, on ne peut pas lui donner tort. Que dire de Vazquez ? Lui aussi s’est permis de soutenir son coach en rappelant que ce monde du foot était fait d’énormes injustices. Vazquez ne sera pas sanctionné mais le message du joueur est une occasion rêvée pour Zamparini de le mettre sur le mercato et de faire monter les enchères, notamment avec le Milan. Mais au final, les critiques que le président supporte le moins sont celles des tifosi. A ce titre un striscione a été exposé géant sur les grilles du stade après l’annonce du licenciement « Mépris pour ceux qui n’ont pas de respect pour nos couleurs. Zamparini va-t’en ! ». Zamparini is back et contrairement à ce que l’on pouvait commencer à croire… il n’a pas changé !

Et Ballardini ?

Il ne nous en voudra pas mais l’arrivée de Ballardini est presque anecdotique. Pris de nostalgie Zamparini avait d’abord appelé Guidolin puis s’est rabattu sur un autre ancien entraîneur. Ballardini a déjà été sur le banc de Palermo en 2008-2009, laissant un bon souvenir au niveau du jeu pratiqué et se classant 8ème. Mais il avait démissionné en fin de saison. A noter que Ballardini est à ce jour le seul entraîneur qui n’a pas été viré par Zamparini avec Novellino.

Christophe Brefort

Rédacteur Palermo



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