Trois finales pour sauver la saison

Par Théo Cé publié le 09 Mai 2018
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Si l’on devait décrire la saison 2017-2018 du Milan AC en un mot, ce serait celui d’ascenseur : un bon début sous Montella, puis l’effondrement, le redressement spectaculaire sous Gattuso et à nouveau une phase d’échecs. Peu importe : le club regarde de l’avant. Les trois derniers matchs seront décisifs.

Trois candidats, une seule place pour l’Europe

A deux journées de la fin, le Milan AC tient sa sixième place synonyme de qualification pour l’Europa League. Décevant au regard des ambitions affichées en été, mais plus réaliste compte tenu des bouleversements de 2017 et de la première partie de saison désastreuse. Pour la première fois depuis cinq ans, les Rossoneri ont l’opportunité de jouer une compétition européenne sur deux années consécutives ! Seulement voilà, l’Atalanta et la Fiorentina suivent de près, à 1 et 3 petits points… Et le destin est venu s’en mêler : les deux derniers matchs du Milan se joueront contre ces équipes. Ils auront comme un goût de finale. Rien n’est joué d’avance, car la Dea et la Viola affronteront toutes les deux Cagliari qui, pointant à la 18ème place, fera tout pour gagner son maintien. Cependant, cette éventuelle qualification, pour le Milan, a une valeur plus grande encore que pour ses concurrentes : en effet, c’est toute la crédibilité du nouveau projet qui est en jeu. Après avoir établi un second plan basé sur l’Europa League et non plus sur la Champions League, Marco Fassone ne veut pas perdre la face, ni devant les actionnaires, ni devant l’UEFA, ni devant l’opinion publique. Cette qualification, c’est donc une garantie pour l’avenir du club. Pour l’effectif, elle peut lancer un cycle vertueux : l’Europe attire toujours de meilleurs joueurs et retient ceux déjà présents. La mise est belle, le jeu risqué : heureusement pour lui, le club détient une carte en plus.

La coupe d’Italie : le Saint Graal

« Pour nous, la coupe d’Italie vaut la coupe du monde » : ainsi parlait Gattuso. Elle vaut surtout l’assurance d’une présence européenne pour la prochaine saison. Les joueurs le savent, ils ne voudront pas manquer l’opportunité. Milan n’est pas favori face à la Juventus ; il n’a ni l’expérience ni l’effectif de sa redoutable opposante. La dernière rencontre entre les deux équipes s’était soldée par une défaite milanaise (3-1). Pourtant, les Rossoneri avaient tenu la dragée haute au champion en titre pendant plus d’une heure. Ils avaient payé cher leur manque de lucidité dans le dernier geste. Gattuso a su transmettre au moins une chose à son Milan : le dépassement de soi, cette hargne, cet esprit guerrier qui ont toujours été les siens. Encore récemment, une série d’échecs laissaient penser que « l’effet Gattuso » s’était estompé, que les joueurs étaient harassés : deux victoires consécutives sont venu rappeler que le club avait à cœur de finir la saison de la meilleure des manières. La victoire à Doha la saison passée en Supercoppa est encore dans les têtes : sur un match, rien n’est impossible. Cette finale, c’est potentiellement une victoire de prestige face à la Juventus, un premier trophée pour inaugurer l’ère chinoise et l’ère Gattuso, mais surtout, pour racheter et oublier une énième saison décevante.



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Théo Cé

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