Top 5 : Toni e fulmini, les buts d’une carrière

Par Leo Carta publié le 10 Mai 2016

5ème : AS Roma – Inter (2-1)

27 mars 2010. La Roma reçoit à l’Olimpico l’Inter de Mourinho, capolista. L’occasion pour elle, en cas de victoire, de recoller à un point des nerazzurri. Un match à 6 points en somme. Le match est âpre et serré comme un corset. La Louve guidée par Sir Ranieri mène au score puis subit (l’Inter touche trois fois les montants). Elle concède un but et continue de reculer. Il fait sombre, la pression des futurs champions d’Europe va crescendo. Les lumières de l’Olimpico semblent se tamiser. Mais Toni rallume le stade à sa façon. Il profite en pleine surface d’un centre-tir de Taddei. Il contrôle et tire plus vite que son ombre en déséquilibre. Julio Cesar est battu. Luca se relève, lui, victorieux. La Roma n’est qu’à un point et peut rêver pendant que Toni s’en va sous la Curva, la tête balançant et la main dansant au niveau de son oreille.

4ème : Bayen Munich – Hertha Berlin (4-1)

17 mai 2008. Toni bosse sa LV2 allemand pour sa première pige au Bayern et s’amuse. Arrivé au club en le même été que Ribéry et Klose, les trois néo-bavarois piquent pour leur première saison les clés de la maison. Son entente avec Miroslav est telle que les supporters voient en eux une fusion répondant au doux nom de Kloni. Le tandem signe un total de 68 buts TTC. Toni en plante 39, dont 24 en championnat, devenant le meilleur buteur de la Bundesliga grâce à un triplé contre le Hertha Berlin. Rien que ça. Autant dire qu’à Munich, à l’été 2008, tous les gosses célébraient leurs buts comme Luca.

3ème : Hellas Verona – Sassuolo (3-2)

26 avril 2015. L’Hellas de Mandorlini termine une saison en roues libres. L’équipe réalise une saison incroyable et se paye le luxe de gagner à la maison, tranquille, contre le Sassuolo et ce malgré une longue infériorité numérique. Toni est tout simplement imprenable ce jour là et réalise deux buts. Le premier, un modèle du genre renard de surface intraitable. Le second, un rush balle au pied déconcertant. Une course qui part sur l’aile et qui vient mourir en pleine surface. Des crochets à droite, à gauche qui donnent le tournis. Une aisance, une classe. Son chemin vers l’histoire. Car ce 17ème but de la saison fait de lui le meilleur buteur du club en Serie A. Allez, une petite célébration pour fêter ça.

2ème : Fiorentina – Chievo Verona (2-0)

14 mai 2006. Luca ne le sait pas encore, mais cette année 2006 sera la sienne. Première étape, il termine la saison de Serie A par un pion. Il hisse sa Fiorentina à la quatrième place, alors synonyme de Champions League (la belle époque). Un exploit éphémère puisque la société se voit mêlée à l’inglorieux scandale Calciopoli avant d’être sanctionnée quelques semaines plus tard par 30 points de pénalité. Un paradoxe, pour une équipe qui termine finalement en milieu de tableau, malgré l’année exceptionnelle de son buteur. Car Toni marque cette année là 31 buts et devient soulier d’or. Une distinction que l'(in)justice ne lui retirera pas.

1er : Italie – Ukraine (3-0)

30 juin 2006. Deuxième étape. Coupe du monde 2006, tout le monde connaît l’histoire. Sauf qu’au moment d’affronter l’Ukraine, Luca n’a encore marqué aucun but et nombreux sont ceux qui se demandent où il est passé. La Nazionale tourne bien, mais un joueur n’a pas encore trouvé le chemin des filets. Après l’ouverture du score autoritaire de Zambrotta, Toni rassure son monde par deux fois. Deux buts, portant sa signature. Dans la surface, il bouge sa carcasse pour lancer la Squadra vers la demi-finale et l’histoire. Deux buts, deux libérations. Les doigts dansants et la tête ballant. Encore. Toujours. Pour l’éternité. Quel pied…

Leo Carta

Rédacteur Juventus



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