Souvent critiqué, Bonucci finit toujours par se relever

Par Boris Abbate publié le 31 Mar 2018
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La scène se déroule en Octobre 2012 dans les rues de Turin. En compagnie de sa femme et de son fils âgé de quelques mois, Leonardo Bonucci se rend dans un concessionnaire Ferrari afin d’admirer, et surtout, s’offrir un nouveau bolide de la belle marque italienne. A la sortie, toute la famille remonte dans la voiture, mais un individu cagoulé et calibre à la main s’empresse alors à la fenêtre de l’ancien turinois pour tenter de lui voler sa montre. Mais le joueur italien reste étonnement calme, encaisse sans broncher les insultes de l’agresseur, et finit carrément par lui décrocher un joli crochet avant de le prendre en chasse. Un exemple fou, qui montre de quel caractère est fait Leonardo Bonucci.

Un mental d’acier

De ses débuts à Pise, en passant par Bari, jusqu’à son arrivée à la Juventus, Bonucci a en réalité toujours du faire ses preuves pour parvenir à s’imposer. A Pise, avec Ventura, Leonardo a tout d’abord commencé sa carrière avec une descente en Serie B. Une saison plus tard, le natif de Viterbe débarque à Bari, tout juste promu en Serie A, toujours en compagnie de Ventura. Mais dans le Sud de l’Italie, Bonucci a du mal à s’adapter et découvre un public très exigeant. L’aventure débute mal. L’Italien est critiqué, jugé trop fautif et peu concentré. Mais le joueur s’accroche, travail en silence, et au fil des mois, gagne peu à peu la confiance des supporters.

Si bien qu’il finit par former une superbe paire de défense avec un certain Ranocchia, ce qui le propulsera directement chez la Juventus l’année d’après. Mais à Turin, Bonucci atterrit dans une Juventus en difficulté. Pire encore, le garçon devient vite le bouc-émissaire de l’équipe. En 2 saisons, le numéro 19 multiplie les erreurs et essuie constamment les sifflets des tifosi. Une mauvaise passe qui va même continuer sous les premiers mois de la gestion Conte, ou Bonucci alterne le bon et le moins bon. Et puis en 5 saisons, contre toute attente, Leo devient finalement le pilier de la défense bianconera, et va même jusqu’à former l’une des plus grandes défenses italiennes aux cotés de Barzagli et Chiellini.

Rebelote cette saison au Milan

En arrivant cette année au Milan, le destin se répète. Bonucci doit être le symbole de la renaissance milanaise, et la pression se fait trop lourde pour l’ancien de la Juventus. Résultat, les premiers mois chez les Rossoneri sont catastrophiques. Le capitaine milanais a perdu toute forme de sérénité, les erreurs se multiplient en même temps que les critiques tombent, et certains vont même jusqu’à se demander si c’est bien le vrai Leonardo Bonucci qui a débarqué à Milanello. Le défenseur touche même le fond fin Octobre, avec un horrible coup de coude sur un joueur du Genoa.

Mais comme à Pise, à Bari ou à la Juventus, le joueur laisse passer l’orage pour mieux revenir. Avec l’arrivée de Gatuso, il retrouve toutes ses sensations et est plus que jamais le leader de l’équipe. Coïncidence ou non, le Milan n’encaisse quasiment plus de buts et n’a plus perdu un match de Serie A depuis 3 mois. Bonucci, lui, vient de prouver une nouvelle fois sa force de caractère. Un caractère qui sera rudement mis à contribution ce soir pour son retour à l’Allianz Stadium. Mais que les supporters milanais se rassurent. Plus les sifflets s’abattent sur Bonucci, plus le joueur va au bout de ses limites !



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Boris Abbate

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