Six mois après le 13 novembre 2017, qu’est ce qui a changé ?

Six mois après avoir subi l’affront ultime face à la Suède, l’Italie du foot devrait aller mieux non ? Non ? Vraiment ?

Par François Lerose publié le 13 Mai 2018

En six mois, le Calcio devait changer. De ses instances à sa politique en passant par son business model. Au 13 mai 2018, le bilan est loin d’être celui attendu malgré les quelques éclaircies qui peuvent laisser entendre une mélodie prônant de meilleurs jours.

Une Nazionale délaissée par les grands

Que ce soit Ancelotti ou Conte, les deux premiers noms pressentis pour la Nazionale, ils ont décliné l’offre. Pour le bon Carlo, les déclarations se sont multipliées en direction d’un « grand club ». Malgré un contact avec la FIGC qui laissait entre de bons rapports, l’ancien vainqueur de la Champions League avec le Milan AC et le Real Madrid a finalement décliné l’offre. Les raisons ? Elles restent inconnues mais l’instabilité politique pourrait en être la principale. Pour Antonio Conte, en délicatesse avec Chelsea, l’espoir d’un retour donnant suite à son fantastique Euro 2016 avec une Nazionale bricolée soulevait déjà les foules. Mais il était déjà le choix de Tavecchio, l’ancien … et il s’est même permis de commenter les rumeurs sur Mancini et Ancelotti, preuve que son nom n’était qu’une rumeur infondée. Depuis Lippi, champion du monde 2006 avec la Nazionale, les sélectionneurs se sont succédés en perdant en crédibilité, prestige et aura. Que ce soit Donadoni, Prandelli ou Ventura, jamais l’Italie n’aura semblé aussi en délicatesse entre les mains d’un sélectionneur. Seule l’éclaircie Conte aura fait illusion, un coach qui sortait d’un cycle victorieux un an et demi auparavant avec la Juventus. Un sélectionneur qui gagne ça change la donne. Alors Mancini, pourquoi pas ?

Des élections stériles

Gravina, Sibilia, Tommasi : trois noms. Trois noms pour siéger sur la FIGC et redonner ses lettres de noblesse au Calcio. Des programmes lêchés, des espoirs fondés et puis … plus rien. Des élections désastreuses où aucune des associations n’aura réussie à se mettre d’accord. Personne ne fait l’unanimité, les votes ne donnent rien et la FIGC envoie même Giancarlo Abete sur le trône, candidat qui serait soutenu par les associations des entraîneurs, des footballeurs, de la Lega Pro et des amateurs. Seul problème, Abete porte encore sur lui les marques de l’échec de 2014 et une démission toute récente. Comme renouveau, si lui prend les rênes, on aura connu mieux.

Des droits TV toujours … en vente

Officiellement en 2018/2019, personne ne diffusera de Serie A. La raison ? Les droits n’ont toujours pas été vendus. Alors que tout le monde espérait une offre dépassant le milliard d’euro, celle ci est venue de MediaPro, une branche espagnole. Les diffuseurs classiques comme Sky ou Premium n’ont pu s’aligner mais ont déposé un recours pour discuter de la légalité de l’offre. Pour faire simple, le recours à abouti et l’offre a été jugée non conforme par le tribunal, reprochant une construction de lots défaillante et un prix de réserve non présent, s’ajoutant à un système de sous traitance obscur. La société a pour le moment fait appel et a proposé de recommencer son offre en prenant en compte les critères qui ont rendu la première impossible. Cependant quid du montant ? En attendant MediaPro est toujours détenteur des droits et le 22 mai ils devront rendre des comptes. Car pour le moment en août, personne ne diffuse de Serie A. Sky est à l’affut et ne compte pas lâcher le morceau.

Les équipes B, la minuscule éclaircie

C’est peut être la seule bonne nouvelle. Les équipes B vont se mettre en place dès la saison prochaine sous réserve qu’il y ait des places disponibles pour les inscriptions en Serie C. Une avancée tellement évidente qu’on arrive pas à voir l’évolution. L’Italie répare enfin un retard considérable dans la formation de ses jeunes. Ces équipes B pourront évoluer en Serie B également si elles arrivent à accrocher la promotion mais ne pourront jamais atteindre la division de leur grande sœur. A l’heure actuelle, six équipes seraient déjà prêtes pour lancer leurs équipes B dès l’année prochaine, en attendant un lancement total en 2019/2020. Elles sont : l’Inter, la Juventus, l’AS Roma, le Torino, l’Atalanta et le Milan AC.

François Lerose

Rédacteur en Chef



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