La Serie A 2017/2018 vous surprendra

Par Cesco publié le 09 Août 2017
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6 années de domination signée : Juventus. Depuis le triplé historique de l’Inter en 2010, le flambeau a été progressivement récupéré par l’équipe d’Antonio Conte puis d’Allegri jusqu’à atteindre le point culminant de 2 finales de Champions League en 3 ans. Un sommet plus petit que les espérances des tifosi ? Certainement. Sans victoire européenne, la Juventus n’aura pas réussi la totalité de ses ambitions personnelles. Des ambitions qui pourraient être remises à mal dès cette saison.

Dans l’ombre, le Napoli et l’AS Roma se préparent

S’ils n’affolent pas les médias sur cette période estivale, les hommes de Sarri se préparent pour franchir le pallier qui leur manque depuis quelques saisons maintenant. Afin de battre la Juventus et gagner en maturité et expérience sur le flanc européen, les Partenopei ont encore une fois réussi à garder leurs hommes forts. D’Hamsik à Mertens en passant par Koulibaly où Ghoulam (annoncé partant, mais toujours à Naples), De Laurentiis s’affirme dans la plus grande discrétion comme étant l’un des meilleur négociateurs du moment. Avec des recrutements pensés et sans folie, le Napoli construit des fondations plus sûres afin de permettre aux siens d’être présents sur tous les fronts. Ounas, Rui pour ne citer qu’eux sont des recrutements qui s’ils ne semblent pas clinquants, peuvent apporter satisfaction à long terme sur une saison semées d’embuches. Hors de question de laisser filer des points en championnat sur une méforme physique : Sarri veut avoir toutes les chances de son côté. Avec Rog et Diawara qui pourraient revêtir un rôle plus important et un Milik en forme, tout est prêt pour une grande saison côté napolitain.

Les statistiques de Milik la saison dernière avec le Napoli

Les statistiques de Rog la saison dernière avec le Napoli (la T-Com et les qualifications ont été disputées avec Zagreb)

Les hôtes du San Paolo pourrait en plus bénéficier d’un été mouvementé de ses deux rivaux principaux, la Juventus et l’AS Roma. Si les Bianconeri perdent Dani Alves et Bonucci en défense (qui seront remplacés par De Sciglio et Rugani selon toute vraisemblance), ils se renforcent sur le front de l’attaque avec Douglas Costa notamment. Attention cependant, les séquelles de la fin de saison dernière pourraient peser lourd au moment d’entamer un nouvel exercice. Pour l’AS Roma, même son de cloche, si l’on ne peut pas parler d’affaiblissement, les joueurs de la Louve ont perdu Spalletti, Sabatini, Totti, Paredes, Salah et Rüdiger. Des maillons indispensables du clubs qui ont certes été remplacés. C’est une nouvelle stabilité à retrouver et les signes envoyés par la direction avec le renouvellement de Nainggolan semblent aller dans le sens d’une société apaisée et prête à s’affirmer sur la scène nationale. Quoi qu’il en soit, le rapport de force semble s’être légèrement rééquilibré entre les trois puissances dominatrices de ces 3-4 dernières saisons.

L’Inter et le Milan AC en voie de guérison

Comme des jumeaux, l’un ne semble pas aller sans l’autre. Le Milan AC, en proie au doute et à une instabilité sportive depuis 4 ans, a retrouvé un nouvel investisseur en la personne de Yonghong Li. De nouveaux fonds, un projet sportif ambitieux et un mercato impensable réalisé cet été avec pas moins de 10 recrues arrivées courant juillet. Montella est toujours en place, ce qui en fait le premier coach qui dure plus d’une saison chez le Diavolo depuis le départ d’Allegri en 2014. Ce sont ensuite 5 coachs qui se sont succédés sur le banc avant l’Aeroplanino. Autre signe fort, le retour de Bonaventura qui en fait la 11ème recrue du Milan AC. Avec une équipe qui parait plutôt solide, les Rossoneri font office de belle promesse cette saison. A voir si ces hommes fraichement débarqués, pourront s’entendre d’entrée pour mettre la pression sur les têtes d’affiches en plus de disputer l’Europa League. Et comme il était dit d’entrée, un Milanais ne va pas sans l’autre.

Un mercato plein de promesses. Mais quelles certitudes ?

L’éternel cousin, Inter qui a connu une grosse période de flottement entre le rachat Thohir en 2013 puis celui du Suning en 2016, semble enfin avoir mis de la cohérence dans son projet. Si l’équipe sur le papier parait déjà très performante, il manquait aux Nerazzurri des hommes pour diriger ces éléments. Avec Spalletti et Sabatini aux commandes, c’est tout un club qui est en train de changer. Les recrutements de Vecino, Valero ou encore Skriniar montrent une certaine cohérence loin des coups de folie non réfléchis qui ont mis un gros coup d’arrêt au projet (licenciement de Mancini, affaire De Boer …). Maintenant, la société écoute l’entraineur et tout semble réuni pour une saison réussie du côté d’Appiano Gentile. Si la comparaison avec le rival milanais a mis l’Inter dans l’ombre en raison de la fièvre acheteuse qui s’est emparée de la Casa Milan, les Nerazzuri ont une ligne directrice bien claire pour démêler un projet sportif déjà bien entamé. Quoi qu’il en soit, il serait bien stupide de penser que l’Inter est en dessous des quatre équipes citées ci-dessus. Et rien que d’y penser, ça peut faire saliver.

Quelle place pour les surprises ?

L’Atalanta (4ème la saison passée) et la Lazio (5ème) peuvent-ils rééditer l’exploit de la saison passée ? Si la question semble plus que jamais d’actualité pour une Atalanta qui a perdu beaucoup de cadres, révélations de la saison passée, malgré un recrutement assez actif, la Dea devra affronter l’Europa League et le turnover. La stabilité made in Gasperini semble cependant être un garantie assez suffisante pour permettre au club qui a renouvelé Gomez de perdurer en zone Europe. A condition d’avoir les épaules assez solides une saison supplémentaires.

Conti et Kessié partis au Milan AC, Spinazzola qui pourrait rejoindre la Juventus … L’Atalanta va devoir gérer sa gloire de la saison passée…

Pour la Lazio, c’est encore un été mouvementé qui se prépare. Après l’affaire Bielsa la saison passée, l’équipe de la capitale doit faire face au départ de son capitaine Biglia pour le Milan AC. Les envies d’ailleurs de Keita Baldé semblent également se concrétiser et des doutes persistent sur les recrutements de Caceido et Leiva. Attention aux départs probables de Hoedt ou encore De Vrij, en proie aux rumeurs sur ce mercato. La Lazio ne sera pas sauvée sans cesse par un Inzaghi qui devra sans doute encore cette saison, revêtir sa cape de sauveur. Capables ou pas ? Seul la voie du terrain donnera aux observateurs des éléments de réponse.

Ne reste que la Fiorentina. Quid de cette équipe, qui orpheline de Sousa, a recruté un Stefano Pioli chancelant après une expérience très mitigée à l’Inter. Quid de cette Viola, qui vient d’encaisser plus de 70 millions d’euros sur le mercato, leur plus grosse plus-value depuis 2003 et le retour aux affaires d’un club qui avait déposé le bilan. Un bilan comptable plus que satisfaisant pour les frères Della Valle qui ont récemment mis le club en vente. Une instabilité tant sportive qu’administrative qui pose beaucoup de questions quant aux possibilités du club cette saison. Les objectifs en terme d’arrivées semblent également se dissiper (la piste Emre Mor notamment) et il sera compliqué de construire autour de Badelj ou Tomovic. Une crise pour mieux rebondir ? Ou simplement une fausse alerte ? C’est la saison 2017/2018 qui nous en dira plus. Dans tous les cas, cette saison italienne pourrait se révéler être la première brique d’une nouvelle époque florissante de la Serie A. L’avenir nous le dira !

Les plus-values record de la Fiorentina sur une session de mercato. Un record depuis 2003. 




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