Pepe, le bon joker du Chievo

Par Matteo Pogliani publié le 12 Jan 2016

PepeUn départ avec un goût d’inachevé

Simone Pepe n’a pas tout simplement changé de club cette saison, passant d’une équipe à l’autre, sans sentiments et émotions, il a quitté un club auquel il s’était fortement attaché. Malheureusement, le chemin entrepris avec les bianconeri arrivait à son terme étant entendu que, sur le terrain, Simone ne pouvait vraisemblablement plus apporter le meilleur de lui-même. Il ne faut pas oublier, qu’après avoir montré de bonnes choses à l’Udinese, Pepe a rejoint la Juventus en 2010 pour s’y imposer. Mais au cours de son quinquennat, il n’a malheureusement disputé qu’environ quatre-vingt matchs, soit l’équivalent de deux saisons complètes. Une grave blessure à la cuisse l’a écarté des terrains pendant environ 2 ans et demi, laissant des traces non seulement physiques, mais aussi sur son jeu. En effet, habitué aux chevauchées sur le côté droit, ponctuée le plus souvent par des centres millimétrés en direction des attaquants, il n’a plus la même vitesse et la même constance qu’avant. Devant presque tout reprendre à zéro, tant la blessure fut douloureuse. C’est tout naturellement que son contrat avec les bianconeri ne pouvait être prolongé, quand bien même, il fut l’un des hommes vestiaires les plus importants de la Vieille Dame sur ses quatre glorieuses saisons écoulées.

Une arrivée pleines de doutes

Et pourtant, sur la fin de la longue et haletante saison dernière de la Juventus, Simone Pepe a fait quelques apparitions intéressantes avec notamment un but et deux passes décisives. En tant que joker, en fin de match, le natif d’Albano Laziale est d’une très grande utilité, pouvant recouvrir les postes d’ailier, de latéral ou de milieu de terrain. Et c’est surement cette polyvalence qui a séduit les dirigeants du Chievo qui lui ont donné une chance de se relancer en signant un contrat d’un an. Surement trop juste physiquement pour tenir l’intégralité d’une rencontre, ses entrées permettent à l’équipe gialloblù de changer de rythme et de vitesse. Discret sur le début de saison, il semble depuis la reprise en 2016 avoir retrouvé la quasi plénitude de ses capacités tant techniques que physiques, si bien qu’il a inscrit le but égalisateur face à l’AS Roma au Bentegodi et le but victorieux lors de la rencontre de ce week-end face à Bologna, rencontre cruciale dans la lutte pour le maintien. Simone a trouvé ses marques comme joker d’une équipe qui s’appuie donc sur ses entrées pour faire la différence en fin de rencontre. Et nul doute que dans le vestiaire, Pepe ait conservé son charisme et sa bonne humeur qui faisait son importance du côté de Turin. Et si c’était pas le bon coup gialloblù du dernier mercato estival ?

Matteo Pogliani

Rédacteur



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