Pazzini, le sursaut de l’espoir ?

Par Christophe Malcangi publié le 08 Fév 2016

Ce qui caractérise Giampaolo Pazzini, c’est l’abnégation. Pas toujours très technique ni forcément imposant à 31 ans, Il Pazzo reste un combattant et ses dernières prestations ont démontré qu’il lui en restait sous le pied.

De nouveau sous les projecteurs

Alors évidemment, l’attaquant véronais ne sera probablement pas le feu follet qui permettra à l’Hellas de se maintenir parmi l’élite. Ses débuts ont en effet été compliqués, marqués par son entorse à la cheville en début d’aventure et ses complications à la cuisse gauche. Deux arrêts de plusieurs semaines qui s’ajoutent aux performances affreuses de ses coéquipiers et à son silence retentissant devant le but jusqu’aux fêtes de fin d’année. À premier abord, ce cocktail implosif aurait pu être celui d’une saison noire pour l’attaquant italien, qui malgré tout se ressaisit en ce début d’année avec quelques nouvelles résolutions et un petit panier de buts. Il Pazzo revient dès lors avec des réalisations importantes face à l’AS Roma puis face au Genoa, avant qu’il n’offre mercredi dernier trois points réjouissants face à l’Atalanta. Ceci peut s’observer sous plusieurs perspectives, à commencer par un effectif gialloblu qui retrouve des éléments absolument essentiels depuis la trêve hivernale.

Il Pazzo compatible avec Tonigol

Ce qui a longtemps manqué à Pazzini par-delà ses pépins physiques, c’est bien l’influence d’un attaquant de soutien de qualité. L’ombre de Cassano est toujours envahissante, mais l’indispensable Luca Toni est venu jouer le rôle de compère opportun avec lequel il n’a pu que s’entendre. Pourquoi ? Car Pazzini qui se retourne pour se la jouer Ronaldinho, ça n’a jamais été la panacée, et le natif de Pescia ne brille que lorsqu’il est trouvé dans la surface de réparation, démonstration faite en ce mois de Janvier. En éternel attaquant de pivot, le métronome Luca Toni a permis à son compagnon d’attaque de trouver les espaces nécessaires et de mettre en exergue son sang-froid devant le but, ce qui est bien sa qualité la plus précieuse. Ce que l’on peut donc encore espérer avant le mois de mai, c’est que ce duo se maintienne sur ses deux pieds et que celui-ci vienne mettre les bâtons dans les roues à plus d’un inspirant au Scudetto.

Le cœur et l’esprit comme moralité

Pazzini le déclare, l’Hellas doit s’armer d’un mental et d’une détermination intense pour poursuivre un objectif-maintien dont la valeur est plus symbolique que tangible. Certes pas nécessairement brillant ce week-end, le numéro 11 a plusieurs fois été un perturbateur sur les relances de l’arrière-garde nerazzurra et a, par intermittence, décroché pour proposer des solutions vers l’avant. Fondu dans le collectif, Pazzini va psychiquement mieux et ça se ressent. D’ailleurs aujourd’hui, le voilà qui déclare être prêt à accompagner les supporters de Vénitie vers la Serie B dans le pire des scénarii, ce qui n’est certainement pas rien. Souhaitons donc le meilleur à Giampaolo sur cette fin de saison, dont un autre panier de buts si possible !

Christophe Malcangi

Rédacteur référent pôle news



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