Mihajlovic vers une sortie prématurée

Par Christophe Malcangi publié le 30 Mar 2016
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Mihajlovic

Mais qu’a bien pu rater Sinisa Mihajlovic ? C’est bien la question que peuvent se poser tous les passionnés du Milan AC. Berlusconi, de son côté, lui suggère, par l’intermédiaire de la tribune médiatique, un quitte ou double en vue de la finale de la Coupe d’Italie face à la Juventus, et va même jusqu’à s’en prendre à la qualité du jeu du groupe rossonero.

Les motifs du divorce

Au fond, l’objectif de Sinisa reste de retrouver l’Europe, un idéal que le Milan atteint partiellement à la suite des échecs de Clarence Seedorf et de Filippo Inzaghi, remerciés chacun rapidement. A l’aube du mois d’Avril, les coéquipiers de Carlos Bacca et de Giacomo Bonaventura s’accrochent à la 6ème place, voient l’ombre de Sassuolo dans leur rétroviseur mais peuvent imaginer tranquilliser leur avance jusqu’au 15 Mai. Alors, même si la Ligue des Champions n’est plus à portée et que l’allure en championnat a pris un coup, les boulets rouges ne sont pas des plus raisonnables. S’il existe un reproche à adresser à Mihajlovic, c’est de ne pas s’être assez imposé au cours du mercato hivernal, de ne pas avoir d’ailleurs exigé un nom intégré à son projet technique spécifique. Le club a une nouvelle fois fermé les portes faute de recettes et n’a applaudi que le timide come-back de Kevin-Prince Boateng, ce en vue de retrouver à court terme les paillettes de la Coupe aux grandes oreilles, un comble. A ce jour, le technicien de Vukovar voit son siège menacé sans que ne lui soit adressé une quelconque confiance publique et consistante, et c’est bien dommage.

Le contexte n’aide en rien

Mihajlovic a été l’ingénieux, celui qui a mis un terme à la prédominance d’éléments prétendument expérimentés ou indéboulonnables (on pense à de Jong ou Diego Lopez, si ce n’est pas Muntari), qui a osé garder sous son ombrelle ces jeunes pousses à priori condamnées au prêt ou à l’exil. Sinisa a eu le courage de lancer un Gigi Donnarumma que 90% des entraineurs de la Botte n’auraient jamais songé à aligner, il compose avec un effectif qui n’est pas aussi resplendissant que l’on veut bien le laisser entendre, et a bien cru revenir sur un top 5 qui a relativement vacillé sur la pelouse du San Siro. Les échecs individuels liés à l’éternelle méforme de Mario Balotelli, le rendement calamiteux de Bertolacci ou encore l’impossible substitution de Romagnoli coûtent un panier de points à un Milan qui n’était sûrement pas condamné à voir le cousin interiste reprendre du terrain, et cela mérite une considération en dépens des réalités comptables. Ainsi, sans angéliser un meneur d’hommes qui n’a pas scintillé à la manière d’un Allegri ou d’un Ranieri, cet abrupt rejet de projectiles n’est pas en adéquation avec les apports réels qui ont été fournis par l’ancien prodige de l’Etoile Rouge. A se demander si ce Milan AC compte maintenir une pérennité lui permettant de songer à retrouver, prochainement, les cadors du football mondial, ou s’il ne va cesser de renouveler son « projet » à chaque apogée du printemps quitte à se casser les dents durant la prochaine décade.




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Christophe Malcangi

Rédacteur référent pôle news



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