Luca Toni, à jamais champion du monde

Par Cesco publié le 09 Mai 2016

Toni

Ca y’est, ce qui devait arriver est arrivé, le football italien voit une nouvelle de ses légendes partir à la retraite. Cette fois c’est Luca Toni. Pas de MLS pour lui, pas de Pro League comme ça avait été le cas en 2011 du côté des Émirats. Non cette fois, c’est bel et bien fini, Toni a décidé de laisser le Calcio derrière lui, pour de bon, ce week-end.

Une carrière pleine de vie

L’attaquant né du côté de Pavullo nel Frignano, petite ville d’Emilie Romagne, n’a jamais choisi le chemin le plus lisse pour mener à bien sa carrière. C’est en ça que Luca Toni est attachant. Un travailleur dans l’âme qui a soulevé les montagnes pour au final ne décrocher que deux titres majeurs dans sa carrière, celui de champion d’Allemagne et celui de champion du monde en 2006, mais ça, on y reviendra plus tard. Après avoir été révélé à Modena, il galère toute la première partie de sa carrière, la faute à des blessures qui l’empêchent de se révéler totalement. Ce n’est qu’à 26 ans, lors de son arrivée à Palermo, qu’il obtient enfin la stabilité qu’il recherche. S’il cartonne en Sicile et qu’il contribue fortement aux bons résultats de son club, c’est à la Fiorentina qu’il marquera l’histoire du football italien en devenant le premier soulier d’or de la Botte. Au Bayern en 2008, il finira également meilleur buteur du championnat allemand et décrochera son seul titre national en carrière grâce à un duo explosif qu’il forme avec Miroslav Klose.

2006, l’apothéose

Si Toni n’a pas été éblouissant lors de la Coupe du Monde en Allemagne, il marque un doublé contre l’Ukraine en quarts de finale, permettant à son équipe de rallier les demis. S’il ne marque alors plus un but laissant la vedette à Materazzi ou encore Fabio Grosso, le monde a oublié qu’il aurait du être le véritable sauveur de la nation lors de la finale face à la France. En effet, en fin de match, il inscrit un but de la tête face à Barthez qui sera refusé pour un hors jeu passif qui n’aurait pas du être sifflé. Cruel pour le joueur, mais à l’issue de la séance de tirs aux buts, plus rien de tout ça n’est important, seule la joie de soulever ce trophée compte.

La seconde jeunesse au Hellas

Si de 2009 à 2013 il entre dans une période difficile ou aucun club n’arrive à lui faire pleinement confiance, Toni n’abdique pas et signe au Hellas, récemment promu en Serie A. Ses deux premières saisons sont fabuleuses. 20 et 22 buts, ce qui lui permet l’année passée d’être co-meilleur buteur avec Mauro Icardi, l’attaquant de l’Inter. Cette saison, le chemin fut plus difficile. Son équipe retourne en B, Luca n’a pas réussi à se montrer aussi décisif (5 buts seulement). La faute au temps surement, à 38 ans, Toni n’est plus celui qu’il était, mais restera à jamais un indéboulonnable de l’histoire du Calcio. Ciao Campione !

 

Cesco

Rédacteur en Chef



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