Liste des 30 : les défenseurs au crible

Par Nicolas Portais publié le 26 Mai 2016
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Italie-Nazionale

Andrea Barzagli (Juventus)

Sa saison : 42 matchs, 1 but inscrit, 3603 minutes disputées.

Impeccable dans l’ensemble, il n’a plus été handicapé par les problèmes physiques depuis un moment : croisons les doigts pour que ça dure. Il signe cette saison un retour au premier plan. L’annonce de sa retraite internationale à l’issue de l’Euro déjà faite, il se consacrera exclusivement à la Juventus les deux saisons prochaines.

Ce qu’il peut apporter : lui tout simplement, et c’est déjà beaucoup vu son expérience du niveau international (rappelons qu’il est l’un des derniers Champions du Monde de 2006 toujours présents en sélection). Plus sérieusement, il dégage une sérénité dont la valeur est inestimable, et peut jouer aux trois postes de la défense (il a d’ailleurs remplacé Bonucci au centre lors de la finale de la Coupe d’Italie). Indispensable.

Leonardo Bonucci (Juventus)

Sa saison : 49 matchs, 3 buts inscrits, 4386 minutes disputées.

Lui aussi très propre dans l’ensemble, il a été de toutes les batailles ou presque avec la Juventus, ce qui nécessitera d’ailleurs de bien gérer sa condition physique afin d’en tirer le maximum. Au centre du trio défensif bianconero, façonné en son temps par Antonio Conte lui-même, il semble arriver à maturité en tant que joueur.

Ce qu’il peut apporter : parfois auteur de buts salvateurs (3 en Serie A cette année), il serait bien inspiré de récidiver le mois prochain en France. Ses qualités de relanceur seront précieuses vu la pénurie de valeurs sûres (Marchisio, Verratti) dans l’axe du milieu.

Giorgio Chiellini (Juventus)

Sa saison : 34 matchs, 1 but inscrit, 2718 minutes disputées.

Freiné par une série de blessures durant ces trois derniers mois, il semble revenir en bonne forme au regard des derniers matchs de la Vieille Dame. Toujours dur sur l’homme et partie intégrante de l’âme de cette défense, son retour à la compétition s’est fait sans trop de hâte afin de ne pas encourir de risques inutiles.

Ce qu’il peut apporter : un peu moins de sérénité que ses homologues Barzagli et Bonucci, mais un esprit de sacrifice qui lui vaut d’ailleurs une réputation (pas vraiment usurpée) de chiffonnier. Il peut toujours par ailleurs dépanner en tant que latéral gauche dans une défense à quatre, même si l’explosivité lui fait quand même défaut. Il peine un peu en revanche à réitérer en sélection ses bonnes performances en club : c’est peut-être le moment ou jamais.

Daniele Rugani (Juventus)

Sa saison : 21 matchs, aucun but inscrit, 1493 minutes disputées.

On en aurait sans doute moins entendu parler sans les blessures de ses camarades bianconeri (Chiellini et surtout son concurrent direct au poste de premier remplaçant derrière, Martin Caceres). Il a su tirer profit de la situation, avec peu d’accrocs malgré son manque d’expérience flagrant comparé à ses trois grands frères spirituels.

Ce qu’il peut apporter : même s’il est encore un peu tendre à ce niveau, il a pour lui d’être très complémentaire avec les trois titulaires, un argument de poids étant donné la courte durée d’une épreuve comme l’Euro. Même cantonné à un rôle subalterne, il serait judicieux pour l’avenir de la sélection de lui faire humer le parfum des grandes compétitions internationales.

Angelo Ogbonna (West Ham)

Sa saison : 34 matchs, 1 but inscrit, 2885 minutes disputées.

Seul élément défensif à évoluer à l’étranger, l’air de la perfide Albion lui a fait le plus grand bien, dans la mesure où il joue désormais avec continuité. Fini donc les piges derrière sous les couleurs de la Juve, pour celui qui était déjà du voyage en Pologne et en Ukraine lors de l’Euro 2012. La période de septembre à novembre n’aura pas été faste pour lui, blessé et par la suite remplaçant : il s’est imposé durablement ensuite, son club finissant à une honnête 7ème place en Premier League.

Ce qu’il peut apporter : polyvalent à souhait (il peut occuper tous les postes d’une défense à trois, mais également jouer dans l’axe ou arrière gauche dans un schéma à quatre derrière), il a pour lui d’avoir évolué à la Juventus pendant deux saisons et donc de pouvoir se substituer avec n’importe lequel des membres de l’autre B-B-C (soit le trio Barzagli-Bonucci-Chiellini). Même si on ne peut le qualifier d’assurance tous risques, il est surtout l’un des plus à même à pouvoir remplacer Bonucci au poste de libéro en cas de coup dur, à moins que Conte ne mise sur Barzagli.

Davide Astori (Fiorentina)

Sa saison : 42 matchs, aucun but inscrit, 3689 minutes disputées.

L’une de ses meilleures saisons que cet exercice 2015-2016, à n’en point douter. Après une année en demi-teinte du côté de l’AS Roma, son arrivée à la Fiorentina lui a permis de retrouver des couleurs. Joueur le plus utilisé par Paulo Sousa, c’est en toute logique qu’il devrait être acheté définitivement à Cagliari. La trentaine approchant gentiment, il était temps de se stabiliser dans un club du haut de tableau italien.

Ce qu’il peut apporter : dernier gaucher de ce pack de 6 (les autres étant Chiellini et Ogbonna), il est lui aussi rompu aux exigences de la défense à trois. 24ème homme il y a quatre ans (suite aux inquiétudes autour de la condition physique d’Andrea Barzagli) et régulièrement appelé en sélection, il n’a cependant jamais été convié pour disputer un Euro ou une Coupe du Monde. Pas rédhibitoire, mais il traîne hélas de ce fait une image d’éternel second couteau. On ne l’imagine donc pas en tant que véritable protagoniste en France au mois de juin.




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Nicolas Portais

Rédacteur Juventus



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