L’Inter sacrifie Kovacic. Un mal pour un bien ?

Par Cesco publié le 21 Août 2015

Kovacic

Instabilité chronique. Voici comment pourraient se résumer les deux années et demi à l’Inter de Mateo Kovacic. Arrivé sous Stramaccioni pour un peu plus de 10 millions d’euros, il se met en lumière lors de la deuxième partie de saison aux côtés d’une équipe moribonde. Sous Mazzarri, il ne trouvera jamais réellement son plein rendement, puis, avec Mancini, il ne trouvera jamais vraiment son poste, le tout dans une équipe en reconstruction. À 21 ans, alors que sa carrière semblait lancée, le milieu relayeur croate ne fut jamais réellement mis dans de bonnes dispositions pour grandir sereinement. Si ses coups d’éclats chez les nerazzurri ont sublimé les observateurs, ceux-ci furent trop rares au point de constamment remettre en question le statut du joueur formé à Zagreb. Un jour avec, un jour sans, des matchs en dents de scie et un jeu sans prise de risques, jamais Kovacic ne sera devenu le monsieur plus de l’Inter. Son défaut ? Être arrivé trop jeune pour progresser dans une équipe qui demande à tout le monde d’être au top immédiatement pour retrouver les sommets. L’Inter n’a plus le temps d’attendre, Thohir a craqué, le Real a sonné à la porte : 35 millions, cela ne se refuse pas (3ème plus grosse vente du club) et cela fait une grosse plus-value pour un joueur au potentiel énorme mais qui ne s’est jamais pleinement exprimé. Handanovic et Icardi ont renouvelé, il fallait bien un sacrifié. Le meilleur stoppeur de penalties ? Non. Le meilleur buteur du dernier exercice ? Non plus. Donc …

Le FPF en ligne de mire

Si ce transfert est aussi soudain et qu’il divise une bonne partie des tifosi, il faut le remettre dans son contexte. L’Inter a dépensé sur ce mercato estival et pas qu’un peu. Montoya, Murillo, Miranda, Kondogbia, Jovetic. Cinq belles arrivées qui ont coûté quelques euros à Erick Thohir. Lors de ces achats, les observateurs du calcio s’étaient offusqués de toutes ces dépenses en brandissant l’épée du Fair Play Financier, ne comprenant pas comment le club pouvait dépenser autant. La réponse est la suivante : l’Inter a dépensé autant car elle savait qu’elle allait vendre. Un Shaqiri plus en phase avec Mancini et un Kovacic vendu en catimini au Real. Au final, une somme rondelette de 52 millions dans la bourse des nerazzurri. Si une partie sera réinvestie de suite, une autre servira bien entendu à rééquilibrer les comptes. Ainsi, l’Inter n’a plus le couteau sous la gorge. En effet, au moment de ces dépenses, on se demandait ce qui allait lui arriver si l’Europe n’était pas au bout de la saison 2015/2016.

Un de vendu, trois de retrouvés ?

Avec cette vente, Ausilio & co. vont pouvoir se tourner vers les objectifs de Mancini : un latéral gauche et deux attaquants/ailiers. Si l’affaire Perisic semble la plus chaude, Mancini apprécie également Perotti, Lavezzi, Ljajic, Mertens et Gabbiadini. Pour le latéral, il semblerait que ce soit Siqueira ou Coentrao qui tiennent la corde, d’autant plus que le Zenith a refusé de laisser partir Criscito. Avec la vente de Kovacic, l’Inter va donc pouvoir se renforcer une nouvelle fois sur tous les fronts. Donc, bonne affaire ou pas, comme dit le proverbe, c’est à la fin du bal qu’on paye les musiciens. Wait and see.

Cesco

Rédacteur en Chef



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