Les enseignements d’Italie-Belgique

Par Sébastien Madau publié le 11 Oct 2021
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L’équipe d’Italie, en remportant la 3e place de la Nations League dimanche après-midi face à la Belgique (2-1) s’est rassurée à plusieurs titres : pour bien finir cette jeune épreuve et, du coup, se mettre en condition avant de recevoir la Suisse pour le match décisif en vue de la qualification au Mondial au Qatar en 2022.

Bien finir aujourd’hui pour garder confiance demain

Ils n’étaient pas rares ceux qui, piqués dans leur orgueil après la défaite face à l’Espagne (1-2), pensaient la compétition terminée, considérant ce match face à la Belgique comme une rencontre sans enjeu. Heureusement, indépendamment de l’aspect strictement qualitatif, les hommes de Roberto Mancini ont une nouvelle fois fait preuve d’un bel état d’esprit devant leur public. La rencontre a été jouée avec sérieux et l’envie d’aller de l’avant (surtout en seconde période). L’Italie qu’on aime en somme.

La Nazionale est prête

Terminer cette Nations League sur une victoire c’est avoir la certitude d’entrevoir avec confiance l’importantissime rencontre de novembre face à la Suisse, comptant pour la qualification au Mondial 2022. On n’ose imaginer dans quel climat se serait préparé le match contre les Helvètes, si hier après-midi les Azzurri avaient joué face au Belge avec nonchalance. Malgré l’accroc face à l’Espagne, la Nazionale est bel et bien prête pour terminer en beauté son groupe de qualification. Autre preuve que Nations League et Mondial ne sont pas si dissociés que cela : en remportant la victoire face à la Belgique, l’Italie conserve sa 5e place au classement FIFA, lui permettant d’être tête de série au Qatar l’année prochaine. A condition de se qualifier bien évidemment.

L’attaque en débat, encore et toujours

Sur le front de l’attaque, voit-on le verre à moitié plein ou à moitié vide ? L’absence de Ciro Immobile pour blessure aurait pu être l’occasion pour d’autres (Raspadori par exemple) de se faire voir. Finalement, le compte n’y est pas. Les pessimistes diront que l’Italie n’a toujours pas trouvé son « grand attaquant », malgré les différentes formules de substitution testées par Roberto Mancini. Les optimistes, pour leur part, rétorqueront qu’ils sont plusieurs (Berardi, Chiesa…) à pouvoir scorer. A vrai dire, l’un n’empêche pas l’autre. Le buteur de la Lazio est le mieux placé, par son profil et sa position en pointe, pour devenir le buteur maison, à condition qu’il trouve enfin son efficacité de club. Et Chiesa s’est véritablement imposé comme un joueur de classe de ce 11. Tous les autres apports seront les bienvenus ! On n’a jamais trop de buteurs dans un groupe…

Mancini, la valeur sûre

C’est avec le costume de sélectionneur champion d’Europe que Roberto Mancini s’était présenté pour ce Final Four. L’homme ressort la tête haute de cette épreuve. Toujours avec ce même flegme. Le risque était pourtant grand. En tant que reine d’Europe, la Nazionale est attendue au tournant par tous ses adversaires. Par manque d’expérience de ce type (favori en compétition internationale), le groupe aurait pu exploser à la première difficulté post-Euro. Le « Mancio » a su protéger son groupe et lui faire garder sa cohésion. Permettant aux tifosi d’aborder le match contre la Suisse (et, espérons-le, le Mondial 2022) avec confiance.



Sébastien Madau



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