Une Lazio en quête d’efficacité

Par Luca Hurez-Unida publié le 15 Fév 2016
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Lazio

Il y a des compositions qui mettent en avant certains postes plus que d’autres. Au sein d’un 4-3-3 ou d’un 4-2-3-1 , le rôle du buteur est primordial, lui qui est placé tout en haut de la pyramide, là où les victoires se dessinent. Il est donc normal pour l’équipe alignée par Pioli de compter sur un bomber. La Lazio en possède 3. Miroslav Klose, Filip Djordjevic et Alessandro Matri. Tous considérés comme de vrais pointes, incapables ou presque d’évoluer dans une autre position que celle qui les amène dans la surface adverse. Peu d’originalité dans le profil mais une volonté d’avoir un joueur présent pour finir les actions lancées par Candreva, Felipe Anderson et consorts.

Y a un truc qui cloche !

Pour finir ces actions, encore faut-il faire preuve de réalisme, ce qui est loin d’être le cas pour les laziali. Personne n’espérait monts et merveilles de ce trio en début de saison. On parle ici d’un attaquant de 37 ans (Klose), qui devrait, vraisemblablement, arrêter sa carrière d’ici peu. De deux joueurs moyens (Djordjevic et Matri) qui n’ont atteint ou franchi la barre des 10 buts qu’à une seule reprise dans leur carrière. Si le club romain semble parti pour vivre une fin de championnat en deçà des espoirs placés en elle, le manque de réalisme de ses 3 gâchettes semble y être pour beaucoup. N’inscrire que 6 buts quand on est censés être à la retombée des ballons devant la cage adverse, ç’est gênant. Les 32 tirs réunis (en 2222 minutes) des trois protagonistes face au 96 de Gonzalo Higuain (en 2089 minutes), ça fait tâche. Certains diront que vu leur profil, il est difficile pour eux de se créer des occasions, qu’ils sont dépendants du travail de leurs coéquipiers et que l’ancien Madrilène est pourvu de merveilleux ballons. C’est sans doute vrai. Mais comment dans ce cas, expliquer les 37 frappes ( en 1742 minutes) d’un Mauro Icardi loin d’être aussi bien servi que son compatriote ?

Un rôle loin d’être décisif

Toute équipe en quête de réussite se doit de posséder un bomber. Un numéro 9 transformant un moribond 0-0 en une victoire inespérée pour son club et les 3 points qui vont avec. C’est la où le bat blesse le plus pour les Romains. En effet, seulement 20% des buts inscrits par les biancocelesti l’ont été par ses 9, en comparant cette statistique à certaines équipes la faiblesse est encore plus criarde : 45% et 33% pour les seuls Pipita au Napoli et Maurito à l’Inter. On peut également penser que les buts peuvent être inscrits avec parcimonie mais être décisifs sur le plan comptable. Malheureusement, ce n’est pas le cas ici. Avec moins de 20% de points remportés grâce aux buts de ses pointes les laziali font encore une fois pale copie face au meilleur buteur du championnat et ses 60% ou les plus raisonnables 33% du capitaine nerazzurro. Reste à voir si la claque infligée par les biancocelesti à la lanterne rouge, l’Hellas (5-2), jeudi soir aidera les attaquants à reprendre confiance et offrir de nouvelles victoires aux tifosi.




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