Une Lazio aux deux visages

Par Luca Hurez-Unida publié le 27 Jan 2016

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En ce mois de janvier 2016, voir la Lazio jouer c’est l’assurance de ne pouvoir prédire le déroulement du match. Cette équipe laziale pousse l’irrégularité à son paroxysme, incapable de cadrer une seule de ses 15 tentatives face à la modeste équipe de Carpi alors qu’elle peut aller gagner sur le terrain de la Fiorentina en démontrant un sérieux, un réalisme et une volonté de fer pour contrecarrer les plans d’une des meilleures équipes du championnat.  Alors, près de 3 mois après sa dernière victoire à domicile, les tifosi présents (au stade et surtout devant leur télé) n’espèrent qu’une chose : tomber sur la bonne performance de ses troupes. Et contre le Chievo, tout avait été mis en place pour prolonger encore un peu plus l’attente. Comme tétanisés par le devoir d’asseoir sa supériorité face à un adversaire intrinsèquement plus faible, les laziali se compliquent la tâche en encaissant l’ouverture du score dès la 5ème minute et repartent au vestiaire avec un but de retard. Du déjà vu et là, pas besoin de remonter à l’année dernière, une semaine suffit. Sur le terrain de Bologna, les biancocelesti avaient montré cette même facette. Une occasion gâchée par ci, un marquage laxiste par là. Des joueurs cadres multipliant les erreurs, un buteur qui ne sent pas les coups et des frappes tutoyant les étoiles.

Docteur Jekyll et M. Hyde

Pour retrouver la confiance, subir et rester apathique n’est en aucun cas une solution. L’équipe se doit de réagir et Pioli le sait également et pour preuve son coaching gagnant en Emilia-Romagna. Son double changement Parolo/Lulic et Djordjevic/Klose a dynamité l’état d’esprit de son équipe et les deux entrants se sont montrés décisifs dans le match nul obtenu avec respectivement un but, un penalty obtenu et une passe décisive. Alors, après le coup de sifflet annonçant le retour au vestiaire, il est normal que l’espoir d’une revanche à la claque infligée au Bentegodi soit toujours d’actualité. Et comme la semaine précédente, le ¼ d’heure de repos aura déchainé les hommes de Pioli qui iront même jusqu’à chercher cette victoire tant attendue. S’il devait y avoir un joueur à retenir de cette partie, Antonio Candreva apparaitrait comme une évidence. Souvent décrié au vue de son faible rendement comparé à celui de la saison dernière, l’international aux 35 sélections aura su retrouver le leadership qui était le sien. Des courses bien senties, une finition remarquable et un désir de prouver que le joueur clé aperçu plus d’une fois était toujours présent. Pour preuve, ses statistiques ont doublé au cours des 2 derniers matchs, passant à 6 buts et 2 passes décisives. Comme un remake footballistique de Docteur Jekyll et Mister Hyde, cette équipe aura traversé le mois de janvier en alternant l’excellent avec le déplorable. Heureusement pour elle, son bon côté a pris le dessus pour lui permettre d’aligner un 6ème match sans défaite, ce qui fera, naturellement, espérer à une remontée significative au classement. Reste à passer la seconde avant la première.

Luca Hurez-Unida



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