Inter, le bilan de la saison 2019/2020

Par Fabio Pendolino publié le 31 Août 2020

Deuxième en Serie A, à un petit point de la Juventus championne, la saison de l’Inter s’est conclue plus ou moins comme prévue malgré des regrets faciles à comprendre. Les arrivées de Conte, de Lukaku, de Godìn puis d’Eriksen en janvier, entre autres, promettaient une saison intéressante. Difficile toutefois de considérer les Nerazzurri comme immédiat concurrent à la Juventus. Se battre avec le Napoli et l’Atalanta, respectifs 2èmes et 3èmes de la saison précédente, pour une place en Champions League semblait un objectif plus raisonnable. Le fait que l’Inter ne finisse qu’à un point de la capolista ne doit par exemple pas faire oublier aux supporters les deux défaites en confrontation directe contre les Bianconeri.

La vérité est qu’en un an avec Conte sur le banc, l’Inter a fini deux places plus haut au classement avec 13 points de plus qu’en 2018-19 (meilleur total depuis l’Inter de 2009/10), la deuxième meilleure attaque du championnat (81 buts) et la meilleure défense de Serie A (36 buts encaissés, 6 de moins que la Lazio, deuxième). Surtout, la place qualificative en Champions League n’a pas due être gagnée à la dernière journée dans un match couperet mais a été acquise quatre journées avant la fin du championnat.

Si des regrets existent vues les circonstances dans lesquelles la saison s’est déroulée et le niveau global d’une Juve que l’Inter semblait pouvoir aller chercher, la réelle déception de l’Inter se situera plutôt dans le fait de terminer la saison sans trophée, malgré sa présence dans quatre compétitions différentes. Eliminé par le Napoli après deux matchs moyens en Coppa Italia, Conte n’aura su ramener la C3 à Milan non plus malgré un rush final impressionnant dans le final 8 en Europe. Face à Getafe, Leverkusen et le Shakhtar, l’Inter avait affiché une grosse volonté et du caractère. Si Séville a semblé un ton au dessus des précédents adversaires, les Nerazzurri n’ont pas démérité et n’ont pas été surclassés. Mais cela n’aura pas été suffisant.

La saison de l’Inter

– 2ème en Serie A.
– Demi-finaliste en Coppa Italia (élimination contre le Napoli 2-1).
– Finaliste en Europa League (élimination contre Séville 3-2)
– Meilleur buteur : Romelu Lukaku (23 en Serie A, 34 au total)
– Meilleur passeur : Alexis Sanchez (8 en Serie A) et Antonio Candreva (8 entre Serie A et Champions League)

L’entraîneur

Le principal challenge d’Antonio Conte se trouvait dans la mise en place du 3-5-2, après le départ de Spalletti. Exercice réussi avec brio, surtout en observant la différence sur le terrain lorsque le 3-4-1-2 avait été testé pour faciliter l’intégration d’Eriksen. Un reproche pourrait être fait sur la rigidité tactique du coach mais pourquoi changerait-il une recette qui a fait ses preuves ? Le recrutement d’Eriksen pourrait ne pas avoir été son choix et même si le joueur montre qu’il est un réel fuoriclasse, il reste à voir si Conte lui donne encore du temps pour s’adapter à ses schémas.

La première saison de l’ex-entraîneur de Chelsea a été plus que positive et serait la bonne première étape d’un projet sur trois ans, qui vise à replacer le club là où il mérite d’être.

Les polémiques récentes qui ont mis le doute sur la tête d’Antonio Conte ne sont plus que de l’histoire ancienne désormais, la situation ayant été clarifiée ces dernières semaines. Le projet de 3 ans avec lui est plus que jamais d’actualité.

La saison prochaine

Alexis Sanchez libéré de son contrat à Manchester United, Hakimi signé, le mercato ne vient pas de débuter pour Ausilio et Marotta. Un renfort supplémentaire en attaque semble indispensable pour tenir un rôle important, alors qu’Esposito devrait partir en prêt pour gagner plus de temps de jeu et poursuivre sa progression. Conte a aussi une demande importante, renforcer le milieu de terrain avec comme priorité, Kante de Chelsea.

L’objectif l’an prochain sera clairement de faire mieux que cette saison, avec une poursuite du titre intensifiée et un parcours plus long souhaité en C1. Reste à voir si Antonio Conte a d’autres arguments à faire valoir et quelques nouvelles cartes dans sa manche, pour faire passer cet ultime pallier à son équipe.

Fabio Pendolino

Rédacteur



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