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Tifare Ragazzi

Vos actions, vos buts, vos souvenirs ... Retracer votre Football ...

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Guest Pazzoviola

non, le jeu de mot était excellent Dante, mais il s'agit quand même de joueurs qui sont morts, et même si ce ne sont pas vos amis , ils méritent le respect, surtout qu'à cette époque là, ils n'avaient pas beaucoup d'adversaire à leur niveau ......

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Guest Dante

non mais je suis d'accord c'était de mauvais gout , j'ai édité , sur le coup j'ai pas réfléchis a la portée de mon propos

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Guest Dante

non moi je connais pas .... 'tin mais t'aurais du arriver avant toi , on y gagne avec tes commentaires ;)

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Juste magique.

 

Je l'ai vu je ne sais pas combien de fois cette vidéo et pourtant, à chaque fois que je la regarde, ça me fait le même effet :wub: .

 

Ça donne des frissons ! Un instant à jamais gravé dans ma mémoire !

 

Angelo, t'es au top, j'allais le mettre. :wub: Non en fait j'allais mettre le second celui de Del Piero, qui m'a fait explosé après une course folle.

 

LA libération. A ce moment j'ai compris que rien ne nous arrêterait.

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Guest Pazzoviola

non , sincèrement je te mentirais si je te disais que je connaissait son histoire, le nom me dit quelque chose mais sinon, ......... c'est le blanc et je ne veux pas tricher.......

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non moi je connais pas .... 'tin mais t'aurais du arriver avant toi , on y gagne avec tes commentaires ;)

 

Grazie amico mio. ;) je fréquentais à la base le site à l'époque des commentaires sous l'article, tu vois ça date.

 

Si personne ne le fait d'ici là, et que déception il n'y a pas ce soir, j'essaierai de raconter ça. :smileJap:

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La légende du soir : Luigi Meroni. :smileJap:

 

Luigi Meroni est un footballeur italien né dans les années 40 à Turin. Un joueur fantasque qui a marqué le Calcio de son temps, mais également toute la société Italienne qui voyait là un nouveau "style" de joueur émergé.

 

Il Farfala Granata (le papillon) évoluait au poste d'ailier droit. Formé à Côme, c'est au milieu des années 60 qu'il rejoint le Toro'. Très vite ce joueur insaisissable et fantasque se fait remarquer par la société Italienne (très bon chic bon genre) de l'époque pour ses façons de vivre et de pensée. Marié, il fréquentait par exemple ouvertement une autre femme à l'heure où le divorce était encore proscrit dans la botte. Beaucoup l'on comparé à Georges Best pour son jeu et son comportement, l'alcool en moins.

 

Très rapidement, le petit numéro 7 est élevé au rand d'icône par les tifosi Granata. Sa capacité de dribble, son côté déroutant, son imprévisibilité en font la star d'une équipe du Toro' qui domine alors le Calcio. Seulement la presse (de droite notamment) goûte peu au caractère rêveur et bohème du joueur qui est avant tout ; et il l'avouera lui même " Mon véritable métier est peintre, je l'ai toujours été, pas footballeur" ; passionné d'art, lui qui peignait à longueur de journée. Gigi Meroni devient alors la cible privilégié de cette presse qui le surnomme "vagabondo".

 

Meroni, c'est aussi un style et une gueule de star savamment entretenue. Non rasé, les cheveux longs, des lunettes de soleil, des costumes magnifiques et orignaux, des chapeaux peu probables, et sur le terrain un maillot en dehors du short, habitudes qui ont malheureusement pour effet d'irriter le sélectionneur national de l'époque aux règles très strictes.

 

Son talent est certain. Non plus exactement l'Italie toute entière est maintenant persuadé qu'elle voit là le meilleur joueur de son histoire évolué. Mais ces relations tumultueuses aussi bien avec le sélectionneur qu'avec la presse auront pour effet son exclusion de la Nazionale et un retour au pays très difficile suite à la coupe du monde de 66. Cette jalousie et ce manque d'estime visible des Italiens renforcent l'amour des tifosi Granata pour leur idole.

 

Gigi, c'est une sorte de romantique incompris du football qui devra même faire face à la haine de la famille de la femme qu'il aime mais à laquelle il ne peut être marié. Un homme insaisissable, un garnement qui perce n'importe quelle défense Italienne... Ceci attise bien sur des convoitises, et l'Avvocato Agnelli en personne propose une somme d'argent record pour l'époque au Toro' afin de recruter le joueur. Résultat ? Les ouvriers de la Fiat tifosi du Toro' se mettent en grève, l'usine est hors service plusieurs jours, Agnelli craque, Meroni restera finalement au Toro'. L'annonce est fêtée comme un titre dans la rue par tous les tifosi Granata une fois la nouvelle dévoilée. En 1967, c'est aussi Meroni qui fait tomber l'invincibilité longue de 3 ans à domicile de l'Inter d'Helenio Herrera d'un lob du milieu de terrain.

 

Mais il était dit que ce destin pas comme les autres finirait tragiquement, à l'image du Torino, club maudit ...

 

En octobre 1967 à la suite d'un match face à la Samp', Meroni et son coéquipier Poletti veulent profiter de la soirée pour sortir en ville avec leurs femmes.

 

Buvant un verre au bar du "Corso Re Umberto", les deux joueurs n'ont que quelques mètres à parcourir pour aller les chercher chez Gigi. C'est à ce moment-là que, lancée sur la route mouillée, une Fiat 124 renverse les 2 joueurs...

Poletti n'aura rien si l'on excepte quelques blessures superficielles. Meroni lui n'a malheureusement pas la même chance. Projeté en l'air et traîné sur 50 mètres par une Aprilia qui suivait, il décède dans la soirée à l'hôpital de Turin, hôpital que l'ambulance aura mis de longues minutes à rejoindre, pris dans les embouteillages à la sortie du stadio. Luigi avait 24 ans.

 

Pour la petite histoire, le conducteur de la Fiat en question était un tifoso inconditionnel du Toro' et avait sur son tableau de bord une photo de… Gigi Meroni, son idole. Cet étudiant en médecine de 19 ans répond au nom d'Attilio Romero , homme qui deviendra quelques années plus tard… le président du Torino.

 

20 000 personnes en larmes, détruits par cette nouvelle assistèrent, comme Romero, aux obsèques du joueur. Le dimanche suivant, au Stadio Filadelfia, plusieurs hélicoptère survolent et lachent sur le stadio des milliers de fleurs dans une atmosphèe pesante. Le Toro humilie la Juventus (4-0) ce jour là, une victoire historique marquée par le désespoir qui se lit dans les yeux des coéquipiers de Luigi mais aussi par leur volonté d'honorer une dernière fois le champion parti trop tôt...

 

Depuis son décès, le Toro' n'a plus jamais perdu un 15 octobre, date sacré de la mort de Meroni. Les tifosi appellent cela “le facteur Meroniâ€, une sorte d'aide surnaturelle qui pousse la formation granata ce jour particulier (dixit des propos entendu un jour dans une émission traitant du joueur).

 

Meroni reste encore aujourd'hui considéré, pour beaucoup de tifosi comme le seul joueur qui aurait pu évoluer dans l'équipe du Grande Torino, tragiquement disparue dans l'accident de Superga. Gigi joueur fauché en plein vol à l'orée d'une carrière qui s'annonçait monumentale, comme le symbole d'une malédiction qui ne veut plus se briser pour le Torino.

 

La carrière tragique de Gigi Meroni est restée comme une des plaies les plus douloureuses chez les tifosi du Toro, qui continuent aujourd'hui encore, d'honorer sa mémoire ...

 

Une histoire qui m'a toujours fasciné depuis le jour où je l'ai entendu la première fois... Le calcio c'est aussi ça.

 

J'ai essayé d'être le plus complet possible à partir de mes souvenirs (pour la majeure partie) collectés grâce à une émission que j'avais vu petit sur le joueur, par divers articles de presse lu sur lui enfant, et enfin internet uniquement le Wikipédia Italien, juste pour les dates et les noms de son coéquipier et du futur président du Torino, afin de ne pas dire de bêtise.

 

Quelques photos ...

 

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Magnifique !

 

 

 

 

 

 

 

Sauf pour le 4-0...

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Une vision sur le long terme :

 

Memento mori

 

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  •  
  • Tu regardes des joueurs plus jeunes que toi faire leur entrée sur le terrain.
  • Tu vois des joueurs mal vieillir, cramés à 32 ans (Vieri).
  • Tu assistes à la descente Enfers de certains joueurs (Adriano).
  • Tu vois des joueurs bien vieillir (Zanetti).
  • Tu te mets à regretter des joueurs que tu n'aimais pas, mais qui faisaient partie des meubles (Recoba).
  • Tu assistes à la relégation, voire à la relégation de clubs historiques.
  • Tu vois tous les joueurs charismatiques prendre leur retraite (cette fin de saison).
  • Tu constates que les femmes de footballeurs sont devenues vieilles et moches. D'ailleurs, ils ont divorcé.

 

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Guest Dante

Dans le style équipe surprise du calcio, tu as aussi Bologna qui a été demi finaliste , eliminé injustement par Marseille ( sur un pénalty de tapie , je crois...... :ninja: ) après avoir fait un parcour étonnant et des retournements de situation à domicile après avoir été explosé à l'extérieur

 

une équipe de Bologna hyper agressive a cette époque ... le match contre l'OM ( surtout a bologna ) c'était une guerre des tranchées

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J'adore Recoba moi. :(

 

Ah Alvaro Recoba. Moi aussi j'adorais, le seul joueur avec Roberto Carlos avec qui on pouvait faire le coup du foulard à PES 2. :thumbsup: Non plus sérieusement, une carrière malheureusement gâché par les blessures, mais du talent il en avait beaucoup.

 

Bon, petite séance souvenir ce soir avec l'avant centre qui a bercé mon enfance. Gabriel Batistuta. :smileJap:

 

Sans doute un des joueurs que j'ai le plus respecté, adulé, encensé. Tout chez lui me faisait rêver. Une élégance extraordinaire, un toucher de balle et une technique exceptionnels. Un charisme fou ... Je regrette bien souvent qu'il soit resté si mésestimer en comparaison d'autres attaquants Européens, car il faisait bien parti des plus grands.

 

Certes il a vraiment marqué la Viola pour qui il reste une idole encore aujourd'hui, mais son aura or Italie est beaucoup plus faible (hormis en Argentine bien sur) ce qui reste une hérésie pour moi.

 

Ce joueur m'a marqué car j'avais l'impression qu'il pouvait tout faire, toujours me surprendre, j'ai rarement vu aussi complet. Bon sur coup de pied arrêté, de la tête, du pied gauche, du pied droit, une technique au dessus de la moyenne, des gestes imprévisibles et amoureusement exécutés ... C'était Gaby quoi ... De la poésie sur le terrain, un esthète avec des crampons, un romantique qui collait tellement à Florence.

 

Joueur pourtant accueilli froidement, et qui a connu la Série B avec la Viola, critiqué à ses débuts avant de devenir un dieu au côté de Rui Costa notamment durant 7 années. Qu'est ce que mes yeux d'enfant ont pu rêver devant cette Viola. J'ai ressenti une grosse émotion en 2005 quand il a pris sa retraite.

 

Pour la petite histoire je me souviens d'un but en particulier, celui face au Benfica en Coppa UEFA. Je ne me rappelle plus bien l'année, 97, peut être avant :confused1: en match aller retour.

 

Tout est encore dans mon esprit. Quelques jours avant mon anniversaire en mars, devant la télé avec mon cousin, un match serré où la Viola fait néanmoins étalage de sa classe et en toute fin de match un centre que coupe Batigoal d'une sublime reprise de volée avec un Artemio Franchi qui explose dans une atmosphère électrique. Firenze gagnera ce match 2-0.

 

Je cours alors vers Papa "Papa, papa, pour mon anniversaire je veux le maillot de Batigoal, dis oui, dis oui s'il te plait :cry: ". Chose que j'ai finalement eu quelques jours plus tard B) pour un maillot qui figure encore aujourd'hui dans ma collection personnelle au fond de l'armoire ...

 

BATISTUTA :hi:

 

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Juin 2004, soirée chez l'ami d'un ami: maison de campagne, alcool, femmes... et dans le salon, une vingtaine de fiers (ou pas) supporters de l'EDF, suivant avec ferveur curiosité le quart de final de l'Euro France-Grèce. En tant que mordu de ballon rond, je me joins naturellement à la masse. D'humeur taquine, je partage alors ouvertement avec tout le petit groupe mon fantasme du moment, sous un air de fin pronostic "La Grèce va gagner, Charisteas de la tête" La suite? Que du bonheur...

 

http://www.youtube.com/watch?v=ANqI6XcEphg

 

:D

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Superbe ton histoire sur Luigi Meroni Tifare :hi:.

 

________________________

 

Sinon, une des confrontations qui m'a le plus marqué en tant que supporter :

 

 

Le but de Kaka où il mystifie les deux défenseurs qui se rentre dedans :wub:.

 

Et puis le match retour :

 

 

3-0 alors que tout le monde nous voyait passer à la trappe après le match aller. Que du bonheur :wub:.

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Bon, je vais dévier un peu du topic (et ce n'est même pas une jolie histoire Italienne que je vais raconter :rolleyes: ), mais après tout le foot, c'est aussi ça pour moi. ;) Passionné des tribunes et des spectacles à l'entrée des joueurs, voici le récit d'une expérience vieille d'un an, pour montrer l'envers du décor à ceux qui n'ont peut être jamais fréquenté de stade (la démarche pour de tels spectacles étant la même partout), mais aussi pour ceux qui aiment admirer les tifo de leur supporters sans en connaitre l'organisation et le travail au préalable.

 

C'était donc il y un an, au mois d'août pour être précis. Supporter de l'OM et membre des Ultras Marseille (m'insultez pas :confused1: ce club est désormais radié de ma vie) j'avais l'habitude depuis plusieurs saisons d'assister à de nombreux matchs aussi bien en France qu'en Europe, à domicile qu'à l'extérieur avec mon groupe. Là en l'occurrence, c'était le match OM-Sainté.

 

Décision est prise 1 mois auparavant, grosse rivalité avec les verts oblige, de réaliser une choré' (ou tifo) pour l'entrée des joueurs comme de coutume pour les gros matchs. S'en suit un gros travail de réflexion. Avant la réalisation, il faut déjà une idée précise de ce que l'on veut faire. Ainsi, de nombreuses réunions auront lieu au local du groupe afin de déterminer la matière du tifo (voile, papelitos, set de table, à bandes etc ...) et le contenu du message qui sera visible, et par le stade dans son ensemble, mais aussi pour les téléspectateurs devant leur tv (c'est une sorte de récompense de savoir que ce travail de titan est "loué" et "admirer" par quelques personnes). Décision est prise : ce sera finalement un tifo à bandes sur l'ensemble de la zone réservée du groupe (5000 places), avec en prime une petite surprise... puisque cette animation sera en fait réversible. Chose extrêmement compliqué à réaliser avec ce type de tifo car les bandes sont alignées les unes à côtés des autres (il peut y en avoir une vingtaine) sont assez larges, et surtout très longues (plusieurs dizaines de mètres pour couvrir toute la zone). La première face du tifo sera à la gloire de notre groupe "Ultras" avec une de nos devises "Partout et toujours, seul contre tous", reprenant bien évidement les couleurs traditionnels de l'OM, la seconde face elle sera à destination du rival honni. Les croquis sont réalisés, bref ça y est tout est organisé, ne reste plus qu'à produire la chorégraphie en question.

 

Pendant 3 semaines, c'est donc un travail titanesque qui s'organise au local du groupe. Des litres et des litres de peintures utilisés. Des centaines d'heures de travail. Le noyau du groupe qui vient tous les soirs après le boulot pour avancer le spectacle jusque tard dans la nuit. Avec toujours la crainte de ne pas être prêt le jour J. Comme souvent, la veille du match, rien n'est encore terminé, on passe une nuit blanche à parfaire les bandes avant que tout ne soit enfin terminé le matin même du match. Le plus dur semble alors fait, et pourtant, il reste encore à tout préparer au Stadio.

 

Après une courte de nuit de 2 heures, rendez vous est donné au local à 11h afin de chargé l'ensemble de ce qui constituera le spectacle dans le fourgon du groupe qui mènera tout ça au Vélodrome. Il reste encore à rouler les bandes, à les scotcher, puis à les installer dans le fourgon en même temps que tout le matériel du groupe (bâches, drapeaux etc ...). C'est finalement à 14h que l'on doit se retrouver devant le Vél' afin d'aller installer l'animation, sachant que le match est à 21H. Il faut également savoir que les groupes de supporters ont des accords avec le club pour qu'un petit contingent de membres rentrent avant l'ouverture officielle des portes du stade (généralement 19h quand le match est à 21H) afin d'installer le spectacle. En l'occurrence là c'est une trentaine de personnes qui se retrouvent devant le Virage Sud à l'heure dite. Sauf qu'une après midi absolument terrible nous attend. Déjà il faut savoir qu'une fois qu'on est dans le stade, on ne peut plus en ressortir (même si le spectacle est à monter, croyez moi de 14h à 00h c'est long ...). Mais surtout ce jour, il fait 48 degrés au soleil à Marseille. Du jamais vu, plus chaud qu'à Barcelona. Autant vous dire que c'est un supplice. De plus, il faut savoir que le Vélodrome (pour ceux qui ne connaissent pas) est un stade non couvert, donc sans aucun coin ombragé, avec buvettes fermés, et interdiction de rentré biture évidemment ...

 

C'est alors qu'après la phase de conception au local se met en route la phase de réalisation et de mis en place au stade. On enlève tout le matos du fourgon que l'on dépose au pied du virage dans un stade évidemment totalement vide. C'est d'ailleurs assez marrant cette sensation de voir un stade vide, de s'y baladé en totale liberté, avant de le voir 6 heures plus tard remplit de 50 000 personnes. Dans un premier temps on installe derrière les buts la bâche et les étendards du groupe. Puis s'en suit la mise en place des bandes sur toute la zone. Pour ça, on est muni de plan du stade (avec les gradins numérotés par rangée). C'est un travail extrêmement minutieux. Pour faciliter la tâche et ne pas inverser des bandes, celles-ci ont été numérotés dans l'ordre de gauche à droite. Ainsi, il faut veiller à les mettre dans l'ordre logique, tout en les scotchant en haut de la zone, bande qu'il faudra alors dérouler à l'entrée des équipes de haut en bas du virage. Puis, après avoir ouvert les grilles, on va sur la pelouse afin de placer la dernière partie du spectacle juste devant les buts. On crève de chaud, c'est un calvaire, la tête qui tourne à transpirer comme c'est pas possible.

 

Tout ceci nous prends facilement 4 à 5 heures. Finalement à 19h, tout est terminé. Ne reste maintenant que les inquiétudes jusqu'au moment où les joueurs vont rentrer sur la pelouse. Les membres vont ils suivre les instructions du groupe pour que le tifo soit réussi ? Y t'il eu une inversion dans les bandes ? La tribune sera t'elle assez garnit pour que le rendu soit bon ?

 

Bref, on se rapproche de l'heure dite. 20h30. C'est la merde, un membre du groupe se rend qu'il y a une bande trop, et que deux numéros sont inversés. Tout le monde se mobilise. On déscotch une bonne partie du truc, on remet tout en ordre, il est 20h45, on l'a échappé belle. Le capo du groupe prend alors le micro. Il explique à l'ensemble de la tribune le spectacle organisé ce soir, demande la participation et le respect de chacun pour le travail effectués durant un mois. Les bandes se déploieront à l'entrée des équipes doucement. Pas de gestes brusques pour ne pas les déchirer. Elles seront réceptionné en bas du virage et tendu par les membres du noyau. Au signal du capo, les bandes seront retournés, de manière à faire apparaître l'autre face du tifo. Ça y est, on y est, 20h55. Toutes les bandes sont décrochés en haut de la tribune et commencent à descendre lentement. Mais tout ça part très mal, les gens ne sont pas synchronisés, un côté va plus vite que l'autre. De plus la tribune n'est pas assez pleine, c'est encore les vacances, et les 5000 membres ne sont pas tous au stade. Finalement la première face est un succès. Elle est tenue 5 minutes, au bout de ce laps de temps, le capo donne son signal, toutes les bandes se retournent faisant apparaître un "A jamais on vous hait Stéphanois" qui dure jusqu'à la 5ème minute de jeu. Cette face sera, il faut bien l'avouer, beaucoup moins belle et beaucoup moins réussie. C'était le risque d'un tel tifo sans que la tribune ne soit pleine, néanmoins le rendu sera quand même correct. Ainsi s'achève notre spectacle. Le score se solde par un match nul 0-0. A la fin du match à 23h, il faut alors ranger et débâcher tout ce qui a été amené au stade plus tôt dans l'après midi. Là encore une vingtaine de courageux s'y collent et ramènent tout ça au local. Cette folle journée est finie, il est alors 1h, notre match à nous vient à peine de se terminer.

 

Au final il en reste quoi ? Un mois de travail, des nuits blanches, une après midi terrible en plein cagnard pour un spectacle qui dure à peine 5 minutes à l'entrée des joueurs, visible quelques secondes à la tv. Oui mais il en reste aussi des fous rires, des moments causasses, des discussions endiablées, des moments entre potes, des instants de communion, et l'immense fierté d'avoir une fois de plus, malgré l'indifférence d'une grande partie du public, des médias et du club pour notre travail, montrer tout notre amour pour notre club . Et c'est bien là le plus important. Pour moi le foot, c'est surtout ça ...

 

Pour conclure, quelques photos du dit spectacle quand même (malheureusement pas prises au meilleur moment, je n'ai que ça sous la main désolé).

 

Sous le virage :

 

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Le stade vide :

 

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Le virage avant le tifo :

 

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Déploiement des bandes :

 

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Face 1 :

 

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Face 2 :

 

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En espérant avoir intéressé quelques personnes ici. :hi:

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Guest Xiuhcoàtl

Heureusement que tu écris bien parce que des long message comme ça, c'est pas toujours très agréable à lire. :hi:

 

Petite histoire très intéressante, on a rarement l'occasion d'avoir des témoignages de l'intérieure des Tifoseria/Groupes Ultras.

 

Pour moi qui m'y intéresse depuis pas très longtemps tu me permet de combler un peu quelques une de mes lacunes sur le sujet.

 

Petite question, comment à tu intégrer ce groupe ?

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Heureusement que tu écris bien parce que des long message comme ça, c'est pas toujours très agréable à lire. :hi:

 

Petite histoire très intéressante, on a rarement l'occasion d'avoir des témoignages de l'intérieure des Tifoseria/Groupes Ultras.

 

Pour moi qui m'y intéresse depuis pas très longtemps tu me permet de combler un peu quelques une de mes lacunes sur le sujet.

 

Petite question, comment à tu intégrer ce groupe ?

 

Merci Xiu'.

 

Moi si tu veux, c'est un peu l'inverse de toi. Bien évidemment au départ petit, j'étais avant tout un passionné de foot. Mais très rapidement, je me suis aussi passionné pour tout ce qui touchait aux tribunes. Rien ne me fascinait plus que de voir des stades aux ambiances exceptionnelles, avec des chants, des gestuelles, et des spectacles aux entrée des équipes.

 

Ainsi, j'ai très jeune eu la volonté (malgré la distance avec les villes où siègent mes clubs de coeur), de passer du stade de spectateur tv, au stade de supporter actif. Pour moi, c'était une manière de démontrer tout l'amour que j'avais pour mon club, de le faire rayonner aux yeux du grand public en participant aux animations (il faut savoir que les supporters de l'OM ont longtemps été loués et admirer, Marseille symbolisant la seule ville avec une vraie culture foot en France).

 

Pour moi (notion toute personnelle hein, je suis comme ça), j'ai du mal à concevoir qu'on ne puisse soutenir son club que derrière un clavier d'ordi ou devant sa télé en fait... Il faut savoir faire des sacrifices pour lui (pas la peine de me sortir des excuses du type "je peux pas j'ai une famille un travail machin"), quand on aime son club, on doit aussi le suivre au stade. C'est à mon sens une marque d'affection (encore plus quand on ne siège pas dans la ville en question et que la distance est lointaine) qui distingue une personne qui aime vraiment son club, d'une autre qui se dit supporter du jour au lendemain parce qu'une équipe est à la mode ou parce qu'elle gagne.

 

C'est pourquoi après avoir "admiré" pendant de nombreuses années les tifo réalisés par les supporters de mon club, j'ai voulu malgré les préjugés très fort en France (l'image du supporter débile est tenace et existe encore aujourd'hui) rejoindre un des groupes de supporter du club. Seulement pour moi, il fallait que cette manifestation partisane soit concrète, et ne consiste pas uniquement à être assis bien sagement au chaud en latéral sur des sièges tout confor'. Non pour moi le foot, c'est la sueur, la transpi, la grinta, l'envie, le courage, la ténacité, les larmes, la bière, les gradins défraîchis et la voix cassée à force de chanter. Et non pas les stade modernes 5 étoiles avec buvettes à 10€ le coca, peinture ridicule, animation en mode Disneyland, produits dérivés à tout va, hôtesse pour accueillir quand tu arrive dans la tribune, pop-corn et sièges chauffant. C'est alors que j'ai fais connaissance avec la "Mentalité Ultra" et plus globalement le mouvement Ultra' auquel je me suis intéressé. J'ai alors pris conscience qu'en tant que tifoso, c'était vraiment de cette mentalité que je me rapprochais le plus. Cette idée de toujours être derrière son équipe et sa ville que l'on aime plus que tout quoi qu'il arrive.

 

C'est ainsi que j'ai rejoins les Ultras Marseille, groupe historique Français fondé en 84. C'est le premier groupe à avoir importé la mentalité Ultra' en France (celui qui a créé le groupe était Italien et lui même passionné du mouvement Ultra' Italien). Depuis les années 2000 il compte environ 5000 membres. Ça a longtemps été le groupe le plus important de France. Des animations exceptionnelles, un soutien indéfectible, des membres qui chantent à l'unisson toujours présents. Dans les années 90, Marseille était dans le top 10 Européen des tifoseria. Aujourd'hui ce n'est plus le cas, je ne vais pas rentrer dans le détail, ce n'est pas le but. Les groupes ont beaucoup changer, l'ambiance est devenue ridicule, bref à l'image du club. Enfin j'ai donc pris ma carte aux Ultras il y a maintenant quelques années puisqu'à Marseille, les groupes gèrent directement sans passer par le club les cartes d'abonnements en virage. Je ne débarquais alors pas en terrain conquis. Ici comme en Italie, le virage est une chose très hiérarchisée, et j'en avais conscience. Au départ, je n'étais qu'un simple membre participant aux chants. Puis comme je voulais allé plus loin dans mon investissement, j'ai commencé à me rapprocher du noyau, à participer à des matchs à l'extérieur, à aider pour le bâchage et le débâchage etc ... Une évolution logique en somme.

 

Parallèlement, ma passion pour le monde des tribunes n'a fait qu'augmenter. C'est ainsi que je collectionne nombres de photos, d'écharpes etc touchant au mouvement Ultra'.

Bref, voilà en gros pour les réponses, si tu as d'autres questions plus précises, n'hésites pas. ;)

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Pour moi (notion toute personnelle hein, je suis comme ça), j'ai du mal à concevoir qu'on ne puisse soutenir son club que derrière un clavier d'ordi ou devant sa télé en fait... Il faut savoir faire des sacrifices pour lui (pas la peine de me sortir des excuses du type "je peux pas j'ai une famille un travail machin"), quand on aime son club, on doit aussi le suivre au stade. C'est à mon sens une marque d'affection (encore plus quand on ne siège pas dans la ville en question et que la distance est lointaine) qui distingue une personne qui aime vraiment son club, d'une autre qui se dit supporter du jour au lendemain parce qu'une équipe est à la mode ou parce qu'elle gagne.Je suis d'accord et pas d'accord avec sa :confused: Autant je trouve qu'il faut faire des sacrifices pour son club mais des fois la distance est lointaine : Allez faire un déplacement pour Cagliari ( j'en ai déja fait ) mais c'est pas donner a tout le monde financierement , il faut trouver des gens qui veulent y allez aussi ( et pour Cagliari crois moi tu galères :lol: ) Je pense que personne peut me dire qu'il aime plus son club que moi même si je suis tomber amoureux de Cagliari dés mon plus jeune âge et j'ai quasi toute leur vareuse :hi:

 

C'est pourquoi après avoir "admiré" pendant de nombreuses années les tifo réalisés par les supporters de mon club, j'ai voulu malgré les préjugés très fort en France (l'image du supporter débile est tenace et existe encore aujourd'hui) rejoindre un des groupes de supporter du club. Seulement pour moi, il fallait que cette manifestation partisane soit concrète, et ne consiste pas uniquement à être assis bien sagement au chaud en latéral sur des sièges tout confor'. Non pour moi le foot, c'est la sueur, la transpi, la grinta, l'envie, le courage, la ténacité, les larmes, la bière, les gradins défraîchis et la voix cassée à force de chanter. Et non pas les stade modernes 5 étoiles avec buvettes à 10€ le coca, peinture ridicule, animation en mode Disneyland, produits dérivés à tout va, hôtesse pour accueillir quand tu arrive dans la tribune, pop-corn et sièges chauffant. C'est alors que j'ai fais connaissance avec la "Mentalité Ultra" et plus globalement le mouvement Ultra' auquel je me suis intéressé. J'ai alors pris conscience qu'en tant que tifoso, c'était vraiment de cette mentalité que je me rapprochais le plus. Cette idée de toujours être derrière son équipe et sa ville que l'on aime plus que tout quoi qu'il arrive.

Encore une fois quand t'es un tifoso de l'extérieur allez en Curva sans connaître personne n'est pas donner a tout le monde et te donne pas toujours envie d'y allez :hi: j'aime le foot d'homme : avec les chants, les pogo etc mais par exemple ( projet d'y allez avec ma copine je préfère y allez en latéral je sais qu'il aura pas de risque d'accident ;) ) Mes avec mes cousins sa me poserait aucun problème :hi: Jamais été en Curva car mon père préferait allez en latéral surtout qu'avec son vertige on était pas souvent très haut dans les tribunes :lol:

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Pour moi (notion toute personnelle hein, je suis comme ça), j'ai du mal à concevoir qu'on ne puisse soutenir son club que derrière un clavier d'ordi ou devant sa télé en fait... Il faut savoir faire des sacrifices pour lui (pas la peine de me sortir des excuses du type "je peux pas j'ai une famille un travail machin"), quand on aime son club, on doit aussi le suivre au stade. C'est à mon sens une marque d'affection (encore plus quand on ne siège pas dans la ville en question et que la distance est lointaine) qui distingue une personne qui aime vraiment son club, d'une autre qui se dit supporter du jour au lendemain parce qu'une équipe est à la mode ou parce qu'elle gagne.Je suis d'accord et pas d'accord avec sa :confused: Autant je trouve qu'il faut faire des sacrifices pour son club mais des fois la distance est lointaine : Allez faire un déplacement pour Cagliari ( j'en ai déja fait ) mais c'est pas donner a tout le monde financierement , il faut trouver des gens qui veulent y allez aussi ( et pour Cagliari crois moi tu galères :lol: ) Je pense que personne peut me dire qu'il aime plus son club que moi même si je suis tomber amoureux de Cagliari dés mon plus jeune âge et j'ai quasi toute leur vareuse :hi:

 

C'est pourquoi après avoir "admiré" pendant de nombreuses années les tifo réalisés par les supporters de mon club, j'ai voulu malgré les préjugés très fort en France (l'image du supporter débile est tenace et existe encore aujourd'hui) rejoindre un des groupes de supporter du club. Seulement pour moi, il fallait que cette manifestation partisane soit concrète, et ne consiste pas uniquement à être assis bien sagement au chaud en latéral sur des sièges tout confor'. Non pour moi le foot, c'est la sueur, la transpi, la grinta, l'envie, le courage, la ténacité, les larmes, la bière, les gradins défraîchis et la voix cassée à force de chanter. Et non pas les stade modernes 5 étoiles avec buvettes à 10€ le coca, peinture ridicule, animation en mode Disneyland, produits dérivés à tout va, hôtesse pour accueillir quand tu arrive dans la tribune, pop-corn et sièges chauffant. C'est alors que j'ai fais connaissance avec la "Mentalité Ultra" et plus globalement le mouvement Ultra' auquel je me suis intéressé. J'ai alors pris conscience qu'en tant que tifoso, c'était vraiment de cette mentalité que je me rapprochais le plus. Cette idée de toujours être derrière son équipe et sa ville que l'on aime plus que tout quoi qu'il arrive.

Encore une fois quand t'es un tifoso de l'extérieur allez en Curva sans connaître personne n'est pas donner a tout le monde et te donne pas toujours envie d'y allez :hi: j'aime le foot d'homme : avec les chants, les pogo etc mais par exemple ( projet d'y allez avec ma copine je préfère y allez en latéral je sais qu'il aura pas de risque d'accident ;) ) Mes avec mes cousins sa me poserait aucun problème :hi: Jamais été en Curva car mon père préferait allez en latéral surtout qu'avec son vertige on était pas souvent très haut dans les tribunes :lol:

 

bien dit mais la distance dépasse dés fois la question de kilométre si tu voit ce que je veut dire pour les gens d'afrique du nord :ninja:

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Guest Xiuhcoàtl

Moi si tu veux, c'est un peu l'inverse de toi. Bien évidemment au départ petit, j'étais avant tout un passionné de foot. Mais très rapidement, je me suis aussi passionné pour tout ce qui touchait aux tribunes. Rien ne me fascinait plus que de voir des stades aux ambiances exceptionnelles, avec des chants, des gestuelles, et des spectacles aux entrée des équipes.

 

C'est sur c'est totalement l'inverse pour moi, mais comme je l'ai expliquer dans un autre Topic, moi j'avais très longtemps aucun moyen de suivre le Foot comme je le voulais, et j'ai même envie de dire que si j'étais pas autant du genre persévérant, j'aurais surement fini par passer mon chemin sur ce sport.

 

Ainsi, j'ai très jeune eu la volonté (malgré la distance avec les villes où siègent mes clubs de coeur), de passer du stade de spectateur tv, au stade de supporter actif. Pour moi, c'était une manière de démontrer tout l'amour que j'avais pour mon club, de le faire rayonner aux yeux du grand public en participant aux animations (il faut savoir que les supporters de l'OM ont longtemps été loués et admirer, Marseille symbolisant la seule ville avec une vraie culture foot en France).

 

Effectivement tu as vraiment une mentalité d'Ultra, et pas au sens péjoratif du terme comme décrivent les médias, en caricaturant ces mouvement comme de simple fanatique violent.

Ici on parle d'amour pour le club, de sacrifice, de dévouement et de fierté.

Bien sur il y a les dérivent du à l'effet de groupe, mais il en a aussi des bénéfices, quand il poussent des gens a ce rencontré à dialoguer, et à fournir un effort dans un but commun, baser sur rien d'autre... que l'amour, ce mots pourrais paraitre totalement incompatible au mouvement ultra pour nombre de gens, et pourtant il est à la base de tout vrai Tifo.

 

Pour moi (notion toute personnelle hein, je suis comme ça), j'ai du mal à concevoir qu'on ne puisse soutenir son club que derrière un clavier d'ordi ou devant sa télé en fait... Il faut savoir faire des sacrifices pour lui (pas la peine de me sortir des excuses du type "je peux pas j'ai une famille un travail machin"), quand on aime son club, on doit aussi le suivre au stade. C'est à mon sens une marque d'affection (encore plus quand on ne siège pas dans la ville en question et que la distance est lointaine) qui distingue une personne qui aime vraiment son club, d'une autre qui se dit supporter du jour au lendemain parce qu'une équipe est à la mode ou parce qu'elle gagne.

 

Sur la théorie je suis totalement d'accord (au passage t'es un fanatique, en plus ta l'air d'être un faux calme, j'aime ça. :P ) après je pense qu'il y a des degrés différents, entre être Ultra, et être un faux supporteur ou un footix.

Je vais prendre mon exemple, j'aime aucun sport plus que le foot, et j'aime aucun club autant que Cagliari, mais j'ai énormément de passion, et le foot n'est qu'une d'entre elle, mais pas la principal.

Donc je pense que si je vivais a Cagliari (ce qui est dans mes projet/rêve) je prendrais trés certainement un abonnement au stade, et je pense qu'au moins je me renseignerais auprès des Sconvolts, mais à leur actuelle je peux pas faire grand chose que de les soutenir par la penser, et les effort que je pourrais faire au détriment de a peut près tous le reste dans ma vie, je ne le fait pas, justement parce le foot ne représente qu'une partie de ma vie.

Alors je suis peut être pas le meilleurs supporteur qui soit, mais j'aime mon club, je lui suis fidèle, et je le soutien dans la victoire comme dans la défaite.

 

C'est pourquoi après avoir "admiré" pendant de nombreuses années les tifo réalisés par les supporters de mon club, j'ai voulu malgré les préjugés très fort en France (l'image du supporter débile est tenace et existe encore aujourd'hui) rejoindre un des groupes de supporter du club. Seulement pour moi, il fallait que cette manifestation partisane soit concrète, et ne consiste pas uniquement à être assis bien sagement au chaud en latéral sur des sièges tout confor'. Non pour moi le foot, c'est la sueur, la transpi, la grinta, l'envie, le courage, la ténacité, les larmes, la bière, les gradins défraîchis et la voix cassée à force de chanter. Et non pas les stade modernes 5 étoiles avec buvettes à 10€ le coca, peinture ridicule, animation en mode Disneyland, produits dérivés à tout va, hôtesse pour accueillir quand tu arrive dans la tribune, pop-corn et sièges chauffant. C'est alors que j'ai fais connaissance avec la "Mentalité Ultra" et plus globalement le mouvement Ultra' auquel je me suis intéressé. J'ai alors pris conscience qu'en tant que tifoso, c'était vraiment de cette mentalité que je me rapprochais le plus. Cette idée de toujours être derrière son équipe et sa ville que l'on aime plus que tout quoi qu'il arrive.

 

Les latéral c'est bien pour les famille qui vienne avec les enfants, ou avec la copine, c'est sur que dans ton cas t'es mieux en Curva.

Perso c'est vrais que je préfère les ambiance virile, au confort "bourgeois".

Donc tout dépend du contexte dans lequel on va au stade, et qu'es qu'on veut y faire. :P

 

C'est ainsi que j'ai rejoins les Ultras Marseille, groupe historique Français fondé en 84. C'est le premier groupe à avoir importé la mentalité Ultra' en France (celui qui a créé le groupe était Italien et lui même passionné du mouvement Ultra' Italien). Depuis les années 2000 il compte environ 5000 membres. Ça a longtemps été le groupe le plus important de France. Des animations exceptionnelles, un soutien indéfectible, des membres qui chantent à l'unisson toujours présents. Dans les années 90, Marseille était dans le top 10 Européen des tifoseria. Aujourd'hui ce n'est plus le cas, je ne vais pas rentrer dans le détail, ce n'est pas le but. Les groupes ont beaucoup changer, l'ambiance est devenue ridicule, bref à l'image du club. Enfin j'ai donc pris ma carte aux Ultras il y a maintenant quelques années puisqu'à Marseille, les groupes gèrent directement sans passer par le club les cartes d'abonnements en virage. Je ne débarquais alors pas en terrain conquis. Ici comme en Italie, le virage est une chose très hiérarchisée, et j'en avais conscience. Au départ, je n'étais qu'un simple membre participant aux chants. Puis comme je voulais allé plus loin dans mon investissement, j'ai commencé à me rapprocher du noyau, à participer à des matchs à l'extérieur, à aider pour le bâchage et le débâchage etc ... Une évolution logique en somme.

 

J'aime bien l'ambiance secte avec des paliers et une hiérarchie baser sur le mérite. :P

Pour ce qui est la déchéance des groupes Ultra, encore une fois ce n'est que le reflet de la société en général, cette déchéance progressive on la vois partout et dans tout les domaines, mais là on rentrerais dans un débat politico/sociologique très profond. :P

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Autant je trouve qu'il faut faire des sacrifices pour son club mais des fois la distance est lointaine : Allez faire un déplacement pour Cagliari ( j'en ai déja fait ) mais c'est pas donner a tout le monde financierement , il faut trouver des gens qui veulent y allez aussi ( et pour Cagliari crois moi tu galères ) Je pense que personne peut me dire qu'il aime plus son club que moi même si je suis tomber amoureux de Cagliari dés mon plus jeune âge et j'ai quasi toute leur vareuse

 

 

Je comprends bien ton point de vue Cossu. C'est sur que c'est pas toujours facile aussi bien physiquement (car se farcir 20H aller retour pour un match le weekend-kend sans dormir avant de travailler la semaine c'est dur), que financièrement. Mais sans opter pour l'excès (qui m'a par exemple conduit pendant de nombreuses années ; même si à mon goût ça n'en était pas) il y a un juste milieu à trouver. Bien sur que tout le monde ne peut pas se déplacer chaque semaine pour son club. A plus forte raison pour nous qui habitons loin des villes que l'on supporte. Mais je crois que se déplacer au moins une fois au stade pour un tifoso est en quelque sorte un rite initiatique dont on ne peut pas se passer. Déjà, ça oblige à aller dans la ville en question ce qui permet de faire connaissance avec celle-ci, de mieux en saisir l'histoire, les traditions, les habitudes, et par la même de mieux comprendre "son club", beaucoup d'équipes étant liant de près à la ville où elles siègent. Et puis surtout ça permet à la personne au stade de pouvoir partager une passion commune avec une communauté qu'il rejoint en quelque sorte, en matérialisant son adhésion au club. Franchement, j'ai croisé tellement de personnes depuis que je suis petit qui se la racontent "je suis supporter de Lyon/OM/PSG" uniquement parce que c'est dans l'air du temps, et que cette année là c'est cette équipe en question qui a été sacré championne. Mais ça ne ce sont pas ce que l'on appelle des supporters, terme trop souvent galvaudé. C'est un peu pareil pour les gens quand tu fais des foot entre potes que tu vois avec le maillot du Barça, de la Juve ou de Chelsea. Putain, mais le lien avec ces clubs, hormis le fait qu'ils gagnent, quel est il ? Il n'y en a pas. Là aussi, c'est une mode, la mode du vainqueur, qui il y a 15 ans aurait eu l'idée d'acheter un maillot de Chelsea. C'est en cela à mon sens qu'en allant au stade, tu te démarques des ces gens qui se réclament supporters mais qui n'en sont pas. Après je concède quand même que dans ton cas comme dans le mien c'est différent, car a priori, supporter la Samp' aussi bien que Cagliari, ce n'est pas pour suivre la mode. ;)

 

 

Encore une fois quand t'es un tifoso de l'extérieur allez en Curva sans connaître personne n'est pas donner a tout le monde et te donne pas toujours envie d'y allez :hi: j'aime le foot d'homme : avec les chants, les pogo etc mais par exemple ( projet d'y allez avec ma copine je préfère y allez en latéral je sais qu'il aura pas de risque d'accident ;) ) Mes avec mes cousins sa me poserait aucun problème :hi: Jamais été en Curva car mon père préferait allez en latéral surtout qu'avec son vertige on était pas souvent très haut dans les tribunes :lol:

 

 

Autant pour moi, le passage au stade au moins une fois dans sa vie est un moment essentiel, autant aller en Curva ou en latérale ne fait aucune différence à mon goût. Tout comme toi, avec ma chérie, j'irais sans hésitation dans une tribune pépère plutôt qu'en virage. J'ai EXACTEMENT (et j'insiste) malgré mes convictions sur la façon dont je dois supporter mon équipe, le même respect pour le papy ou le père de famille qui ont payé 50€ leur place en latérale pour être assis, que pour le jeune de 20 ans qui passe son match debout en curva pour 5€. Pour moi ce sont les mêmes, la même passion, la même envie, seulement une façon différente de vivre leur passion. Non quand je parle d'un foot d'homme, avec de la transpi' de la bière, des pogos des drapeaux etc ... C'est davantage en réaction au tournant pris par le foot ces dernières années. IL faut quand même savoir, où que ce soit, que le mouvement supporter fait l'objet d'une répression tenace aussi bien de la part des pouvoirs publics, que des instances dirigeantes tel que la Fifa. Pour faire simple, on ne cherche plus à attirer au stade des supporters, mais bel et bien des spectateur, plus exactement des consommateurs. Pour ce faire, on évacue les gens comme moi :P , on aménage les curva on y ajoute des sièges énormes, on y interdit les drapeaux, les mégaphones, le droit de se mettre debout, on y augmente sensiblement le prix des places (5€ -> 40€). En latérale, idem, on fait tout pour que le consommateur achète le plus possible, aussi bien en bouffe, qu'en boisson qu'en produits dérivés. On te mets des sonos qui crachent du David Guetta, et on se félicite de voir ce public familial là pour assister à un match comme s'il était au théâtre. Là je parle d'un football qui n'est plus populaire, puisque que les jeunes, les moins bien loti par la vie ne peuvent plus accéder à leur passion, mis de côté au profit de ceux qui ont l'argent. L'exemple Anglais est criant, regarde Chelsea, en latérale derrière le banc des coachs on aperçoit des Coréens, Japonais ou autre venus faire du tourisme à Stamford Bridge, plutôt que la jeunesse Anglaise qui aime le foot, c'est un choix, ce n'est pas le mien, ce n'est pas mon football, où la bière a été remplacé par le champagne, le sandwich maison par les petits fours, le t-shirt dégoulinant de sueur par le maillot tout floqué à 120€ acheté dans l'après midi à la boutique ...

 

Regarde le dernier Euro l'échec que ça a été. Pour moi c'est quand même flagrant de voir la faillite de ce modèle (hormis financièrement bien sur) avec des stades pas plein (même pour la finale hein, le jour même l'UEFA vendait encore des places, du jamais vu pour une telle compétition), des stades sans ambiance (merci la sono pour le léger bruit) où on te dit quand chanté, comment, de sourire à la caméra, et où les premiers prix de places sont à 150€ ... Mais ça, personne n'ose le signaler, maintenant on se contente de stades de sapins morts ...

 

Effectivement tu as vraiment une mentalité d'Ultra, et pas au sens péjoratif du terme comme décrivent les médias, en caricaturant ces mouvement comme de simple fanatique violent.

Ici on parle d'amour pour le club, de sacrifice, de dévouement et de fierté.

Bien sur il y a les dérivent du à l'effet de groupe, mais il en a aussi des bénéfices, quand il poussent des gens a ce rencontré à dialoguer, et à fournir un effort dans un but commun, baser sur rien d'autre... que l'amour, ce mots pourrais paraitre totalement incompatible au mouvement ultra pour nombre de gens, et pourtant il est à la base de tout vrai Tifo.

Merci Xiu' c'est exactement ça. Ces démonstrations partisanes sont avant tout les symboles et la matérialisation de l'amour pour notre club. On sacrifie des années de notre vie pour ça. Aussi bien vie privée, qu'au niveau financier ou autre ... Sans jamais que des gens (membres du foot ou journalistes), ne cherchent à mettre en avant ce qui nous animent réellement : l'amour de nos couleurs. Non, on est juste bon à être stigmatisé quand débordement ou problème il y a, ça me dépasse toujours ... Perso, que des mecs qui ne comprennent rien à ma passion ou qui ne connaissent rien aux sujets, aussi bien des tribunes que du football, me fassent la leçon, ça me met hors de moi, car ces personnes ne sont personnes pour me, pour nous juger véritables passionnés que nous sommes. Nous on est pas rétribués pour nos activités, non tout ça vient de nos poches, avec un vrai souci d'organisation, de coordination, ce qui crée une solidarité entre nous, solidarité et entre-aide qui font tant défaut dans notre société aujourd'hui. Le nombre de fois au départ du J9, des mecs ont passé leur RMI pour payer le déplacement à un collègue encore plus dans la merde financièrement, sans jamais rien lui demander, car le premier sait très bien que le second, dès qu'il le pourra lui rendra la pareille. Le nombre de fois où j'ai vu des responsables de groupes emmené des jeunes à l'oeil s'éclataient au stade plutôt que de traîner au quartier et de faire des conneries. C'est une famille, mais encore une fois, quand on ne s'intéresse pas à tout ça, on ne le voit pas.

 

Sur la théorie je suis totalement d'accord (au passage t'es un fanatique, en plus ta l'air d'être un faux calme, j'aime ça. ) après je pense qu'il y a des degrés différents, entre être Ultra, et être un faux supporteur ou un footix.

Je vais prendre mon exemple, j'aime aucun sport plus que le foot, et j'aime aucun club autant que Cagliari, mais j'ai énormément de passion, et le foot n'est qu'une d'entre elle, mais pas la principal.

Donc je pense que si je vivais a Cagliari (ce qui est dans mes projet/rêve) je prendrais trés certainement un abonnement au stade, et je pense qu'au moins je me renseignerais auprès des Sconvolts, mais à leur actuelle je peux pas faire grand chose que de les soutenir par la penser, et les effort que je pourrais faire au détriment de a peut près tous le reste dans ma vie, je ne le fait pas, justement parce le foot ne représente qu'une partie de ma vie.

Alors je suis peut être pas le meilleurs supporteur qui soit, mais j'aime mon club, je lui suis fidèle, et je le soutien dans la victoire comme dans la défaite.

 

Oui je suis un fanatique qui sait rester calme. :unsure: sinon, même réponse que pour Cossu :thumbsup:, je conçois bien la difficulté de la chose, et loin de moi l'idée de rabaisser des gens à leur dire "toi t'es un footix" ou des conneries de ce genre. Mais à mon avis, quand on est amoureux de son club, se rendre un jour où l'autre là où prend naissance le phénomène, sur le lieu de ses exploits (façon de parler), ça reste un moment indispensable de la vie d'un tifoso. L'inverse du moins pour moi, me semble très compliqué.

 

J'aime bien l'ambiance secte avec des paliers et une hiérarchie baser sur le mérite.

Pour ce qui est la déchéance des groupes Ultra, encore une fois ce n'est que le reflet de la société en général, cette déchéance progressive on la vois partout et dans tout les domaines, mais là on rentrerais dans un débat politico/sociologique très profond.

 

Ça c'est sur que c'est dans toutes les tribunes du monde pareil. Tes mérites tu les gagnes sur le terrain. Mais malheureusement, c'est là l'un des problème des tribunes aujourd'hui et du mouvement Ultra' , c'est que un peu comme dans la société actuelle, les jeunes, les nouveaux arrivants ont un gros problème avec la hiérarchie. Ils n'acceptent pas de recevoir des directives, d'être dirigé et ont un mauvais rapport à l'autorité. Ils veulent être en haut de l'échelle tout de suite. Seulement là où avant l'acceptation se faisait sur plusieurs années, maintenant elle se fait en quelques mois, ce qui a pour effet de faire venir beaucoup de fan "épisodique" seulement arrivé à un moment de leur vie où ils ont envie de faire ça, de voir leur gueule sur You Tube (la culture du "J'y étais" pour les copains, comme pour les concerts c'est drôlement à la mode), plutôt qu'être mué par une véritable passion. Mais là encore, comme tu le dis si bien, c'est plus de la sociologie et un problème qu'il faudrait analyser parallèlement à l'évolution de la société.

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Pour revenir à Meroni, sa destinée est juste incroyable, en plus d'être tragique.

Un destin à l'image de son club en fait.

J'avais lu un article le concernant dans so foot il y a quelques années, et à chaque article le concernant, on peut entrevoir l'idée que ce joueur était à part.

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