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"Sur les caractéristiques ou conséquences médicales de l'IVG".

 

Les deux points de vue se défendent, je trouve.

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Si je dis qu'une femme qui avorte va en enfer, c'est un mensonge ou pas? Comment vérifier? Est-ce que je risque la prison?

 

:lol:

Mais en plus ! Ils peuvent attaquer la doctrine de l'Eglise ces cons... :lol:

 

Totalement délirant, subjectif, insensé. Voilà ce qui se passe quand l'Etat essaie d'imposer ses valeurs par la force.

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Comme le fait le gouvernement.

Et encore une fois, tu crois qu'inversement, je cautionne tout ce que fait le gouvernement, c'est dingue.

 

Histoire de rappeler mon principe :

Je n'aime pas ce type de loi.

;)

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Sinon......

 

En catimini, Manuel Valls juste avant son départ de Matignon a placé la plus haute juridiction française sous l'autorité du gouvernement, par un simple décret. Les représentants de la Cour de Cassation eux-mêmes l'ont annoncé par une lettre ouverte. Voir le tweet plus bas dont voici l'essentiel:

 

Par simple décret du Premier ministre, en date du 5 décembre, la Cour de cassation, juridiction supérieur de l'autorité judiciaire, est placée sous l'autorité directe du gouvernement par l'intermédiaire de l'inspection des services du ministre de la Justice en rupture avec la tradition républicaine observée jusqu'à ce jour.

 

Tout va bien.....

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Si je dis qu'une femme qui avorte va en enfer, c'est un mensonge ou pas? Comment vérifier? Est-ce que je risque la prison?

 

:lol:

 

:lol:

 

C'est vrai que si on suis ton raisonnement jun, on devrait brûlé les livres religieux qui vont à l'encontre de la théorie scientifique de Darwin ??

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Et encore une fois, tu crois qu'inversement, je cautionne tout ce que fait le gouvernement, c'est dingue.

Non, pour preuve je pensais vraiment que tu condamnerais ce texte délirant, mais tu le justifies plus ou moins. Je suis vraiment étonné, c'est tout. Car tu es quelqu'un de posé et d'intelligent. Et je ne comprends pas comment c'est possible. Parce que les arguments que tu utilises, je les trouve un peu dingues, avec tout le respect que j'ai pour toi (et tu sais que j'en ai).

 

Revenons au point central de la discussion : l'idée d'encadrer les mensonges sur internet qui auraient pour but de faire pression contre l'exercice d'un droit. Voilà ce que tu justifies. Alors on est bien d'accord pour dire que, dans cette logique, je ne devrais pas avoir le droit tenir des propos sur internet qui presseraient les gens de ne pas adhérer à telle religion, de ne pas aller voter, de ne pas se nourrir de tel aliment ?

 

Parce que le simple fait que cette volonté d'encadrer le "mensonge" sur internet ne concerne que ce sujet est une incohérence, qui montre bien la volonté de criminaliser une opinion précise. Tu sais très bien que les sites qui mentent pour convaincre les femmes de subir un avortement ne seront JAMAIS concernés par cette loi. Tu le sais. Et tu ne peux pas le justifier si tu es honnête.

 

Par ailleurs, "faire pression" est une notion qui n'est pas définie clairement par le droit, et qui ouvre donc la porte à des interprétations dangereuses. On peut très bien considérer qu'une simple opinion fait pression, car elle influence ou culpabilise une personne par sa simple existence.

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Sinon......

 

En catimini, Manuel Valls juste avant son départ de Matignon a placé la plus haute juridiction française sous l'autorité du gouvernement, par un simple décret. Les représentants de la Cour de Cassation eux-mêmes l'ont annoncé par une lettre ouverte. Voir le tweet plus bas dont voici l'essentiel:

 

Par simple décret du Premier ministre, en date du 5 décembre, la Cour de cassation, juridiction supérieur de l'autorité judiciaire, est placée sous l'autorité directe du gouvernement par l'intermédiaire de l'inspection des services du ministre de la Justice en rupture avec la tradition républicaine observée jusqu'à ce jour.

 

Tout va bien.....

C'est même tout l'ordre judiciaire qui est concerné je crois mais il n'y a pas de contrôle sur l'activité juridictionnelle ;)

 

Non, pour preuve je pensais vraiment que tu condamnerais ce texte délirant, mais tu le justifies plus ou moins. Je suis vraiment étonné, c'est tout. Car tu es quelqu'un de posé et d'intelligent. Et je ne comprends pas comment c'est possible. Parce que les arguments que tu utilises, je les trouve un peu dingues, avec tout le respect que j'ai pour toi (et tu sais que j'en ai).

 

Revenons au point central de la discussion : l'idée d'encadrer les mensonges sur internet qui auraient pour but de faire pression contre l'exercice d'un droit. Voilà ce que tu justifies. Alors on est bien d'accord pour dire que, dans cette logique, je ne devrais pas avoir le droit tenir des propos sur internet qui presseraient les gens de ne pas adhérer à telle religion, de ne pas aller voter, de ne pas se nourrir de tel aliment ?

 

Parce que le simple fait que cette volonté d'encadrer le "mensonge" sur internet ne concerne que ce sujet est une incohérence, qui montre bien la volonté de criminaliser une opinion précise. Tu sais très bien que les sites qui mentent pour convaincre les femmes de subir un avortement ne seront JAMAIS concernés par cette loi. Tu le sais. Et tu ne peux pas le justifier si tu es honnête.

 

Par ailleurs, "faire pression" est une notion qui n'est pas définie clairement par le droit, et qui ouvre donc la porte à des interprétations dangereuses. On peut très bien considérer qu'une simple opinion fait pression, car elle influence ou culpabilise une personne par sa simple existence.

Ce n'est pas parce qu'un délit est créé que les autres libertés disparaissent et que ce délit sera largement retenu encore plus si les éléments qui le caractérisent sont imprécis, tu dramatiques complètement. Il y a un juste équilibre à trouver. À la jurisprudence (conservatrice) de le faire, en attendant on brasse du vent.

 

Je n'ai jamais dit que je cautionnerais des sites mytho pro-avortement quand bien même il s'agirait de sites officiels, ce serait même tout le contraire.

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Moi je suis en partie d'accord avec Jun. La propagande basée sur des éléments faux et mensongers doit être limitée. Le citoyen a un droit à l'information et ce droit être respecté. Quand tu présentes des propos au public en les qualifiant de vérité scientifique alors qu'elles ne le sont pas, eh bien il faut s'exposer aux conséquences.

Après c'est un arbitrage à faire en fonction des thématiques et de manière avec laquelle c'est exposé. Il suffit de voir la compagne de Trump à cet égard. Il lui ont fait un fact checking et il s'est avéré qu'il présente au moins 20 contre-vérités par discours.

On essaie de le faire avec la bouffe(OGM...) et la cigarette . Il n'y a a rien de choquant d'étendre le système. Il suffit juste que certains avant de faire leurs propagandes exposent leurs points de vue comme une opinion personnelle et non pas comme une vérité scientifique .

Mais ça reste délicat et casuistique. Le droit de l'information est avant tout une protection envers les plus faible qui peuvent de la sorte bénéficier d'une plus grande liberté quand ils font leurs choix. Du coup , si le champ de la loi est limité , elle n'aurait rien de liberticide .

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Un femme veut avorter, elle va sur le net pour se renseigner et tombe sur un de ces sites mensonger et culpabilisant qui par un procédé malhonnête se trouve en tête de liste dans un costume d'apparat, elle balise et revient sur sa décision mais pour des motifs de fait, à chier, tu trouves ça bien?

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Moi je suis en partie d'accord avec Jun. La propagande basée sur des éléments faux et mensongers doit être limitée. Le citoyen a un droit à l'information et ce droit être respecté. Quand tu présentes des propos au public en les qualifiant de vérité scientifique alors qu'elles ne le sont pas, eh bien il faut s'exposer aux conséquences.

Après c'est un arbitrage à faire en fonction des thématiques et de manière avec laquelle c'est exposé. Il suffit de voir la compagne de Trump à cet égard. Il lui ont fait un fact checking et il s'est avéré qu'il présente au moins 20 contre-vérités par discours.

On essaie de le faire avec la bouffe(OGM...) et la cigarette . Il n'y a a rien de choquant d'étendre le système. Il suffit juste que certains avant de faire leurs propagandes exposent leurs points de vue non pas comme une vérité scientifique .

Mais ça reste délicat et casuistique. Le droit de l'information est avant tout une protection envers les plus faible qui peuvent de la sorte bénéficier d'une plus grande liberté quand ils font leurs choix. Du coup , si le champ de la loi est limité , elle n'aurait rien de liberticide .

Mais enfin, on parle d'internet !

Où est le droit à l'information objective et à la vérité SUR INTERNET ? Vous voulez vraiment interdire tous les sites qui disent n'importe quoi ? Ou alors seulement les anti-IVG, comme le propose cette loi, dans l'optique de criminaliser une opinion précise ?

 

Vraiment, je suis choqué de voir qu'on est presque tous esclaves de nos biais idéologiques. C'est évident que vous ne réagiriez pas avec autant de mesure si la loi visait les sites mensongers pro-avortement spécifiquement, et les "délits d'entrave numérique à la grossesse". C'est évident que vous parleriez de fascisme dans ce cas. Pourtant c'est précisément la même chose. Et c'est réellement dommage à mon sens. Car au fond de vous, vous savez très bien que cette loi est faite pour criminaliser une opinion. Mais comme c'est une opinion que vous n'aimez pas, alors ce n'est pas trop grave.

 

Je crois que je préfère ne plus discuter ici, car je me rends bien compte que ce n'est pas possible d'avoir du recul par rapport à nos propres sensibilités. Et rassurez vous, je ne vous fais pas de leçon, car peut-être que j'aurais réagi exactement comme vous à une loi criminalisant une opinion que je déteste. J'ai envie de penser que non, mais je ne suis sans doute pas meilleur que vous, on est tous humains.

 

Sans rancune. Seulement le jour où vous me reparlerez de liberté, de tolérance, et de toutes ces belles valeurs humanistes, vous ne m'empêcherez pas d'avoir un petit sourire en coin. La liberté est peut-être contradictoire avec la nature humaine, après tout.

 

@ Jun : une femme est une adulte responsable, internet fourmille d'informations diverses, alors s'il faut censurer toutes celles qui la pousseraient à faire une connerie, comme je le disais, autant supprimer internet ou en faire un monopole d'Etat. Cette idée est juste folle, et tellement infantilisante. Au demeurant, internet peut pousser à faire des conneries bien pires que celle de préserver une vie humaine. Juste comme ça.

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C'est évident que vous ne réagiriez pas avec autant de mesure si la loi visait les sites mensongers pro-avortement spécifiquement, et les "délits d'entrave numérique à la grossesse". C'est évident que vous parleriez de fascisme dans ce cas.

Totalement faux dans mon cas.

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Totalement faux dans mon cas.

Alors dans ce cas, tu devrais t'élever, t'offusquer, hurler, protester contre le fait que le gouvernement fasse une loi spécifiquement contre le délit d'entrave numérique à l'avortement, sans viser l'entrave au... non-avortement. Et à tout plein d'autres choses, par ailleurs. Tu devrais remarquer que derrière cette incohérence se cache une volonté manifeste et évidente de criminaliser une opinion précise. Pourquoi ne le fais-tu pas ? Pourquoi ne dénonces-tu pas cela ?

 

Cela dit, je ne serais toujours pas d'accord avec toi sur la répression du mensonge sur internet. Mais au moins ce serait cohérent.

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@ Jun : une femme est une adulte responsable, internet fourmille d'informations diverses, alors s'il faut censurer toutes celles qui la pousseraient à faire une connerie, comme je le disais, autant supprimer internet ou en faire un monopole d'Etat. Cette idée est juste folle, et tellement infantilisante. Au demeurant, internet peut pousser à faire des conneries bien pires que celle de préserver une vie humaine. Juste comme ça.

J'ai dit femme mais j'aurais aussi pu parler d'ado et quand bien même, meme si certaines se permettent de recourir à l'IVG par caprice et je parle en connaissance de cause, beaucoup de femmes sont vulnérables dans ces situations et je trouve révoltant d'exploiter cette vulnérabilité.

 

Sinon, encore une fois tu dramatises et généralises.

 

Sur ta dernière phrase, comme je l'ai déjà dit plusieurs fois, je suis partagé au sujet de l'IVG.

 

Alors dans ce cas, tu devrais t'élever, t'offusquer, hurler, protester contre le fait que le gouvernement fasse une loi spécifiquement contre le délit d'entrave numérique à l'avortement, sans viser l'entrave au... non-avortement. Et à tout plein d'autres choses, par ailleurs. Tu devrais remarquer que derrière cette incohérence se cache une volonté manifeste et évidente de criminaliser une opinion précise. Pourquoi ne le fais-tu pas ? Pourquoi ne dénonces-tu pas cela ?

 

Cela dit, je ne serais toujours pas d'accord avec toi sur la répression du mensonge sur internet. Mais au moins ce serait cohérent.

La répression du mensonge sur internet, je suis contre aussi, c'est absolument inconcevable de toute façon. Comme je te l'ai dit, je suis en l'occurrence contre le mensonge utilisé à une fin bien précise dans un cadre bien précis.

 

L'essentiel est là pour moi :

 

Ce n'est pas parce qu'un délit est créé que les autres libertés disparaissent et que ce délit sera largement retenu encore plus si les éléments qui le caractérisent sont imprécis, tu dramatiques complètement. Il y a un juste équilibre à trouver. À la jurisprudence (conservatrice) de le faire, en attendant on brasse du vent.

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La répression du mensonge sur internet, je suis contre aussi, c'est absolument inconcevable de toute façon. Comme je te l'ai dit, je suis en l'occurrence contre le mensonge utilisé à une fin bien précise dans un cadre bien précis.

Je réitère donc ma question : pourquoi le mensonge spécifiquement utilisé dans le but de convaincre une femme de ne pas avorter devrait faire l'objet d'une loi, et non celui dans le but de convaincre une femme d'avorter (ce que font les sites du gouvernement) ? Si tu trouves ça choquant, alors dénonce ce texte et admets la volonté du gouvernement de criminaliser l'opinion anti-IVG. Si ce n'était pas le cas, s'il cherchait vraiment à réserver aux femmes une information parfaitement objective, alors il sanctionnerait les deux types d'entrave. C'est irréfutable. Pourquoi est-ce si dur pour toi de le condamner et de t'en offusquer ?

 

Et la jurisprudence c'est bien beau, mais je déteste ce type de loi très imprécise qui permet toutes les interprétations possibles. Pour moi ça ouvre la porte à trop de dérives liberticides.

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Mais enfin, on parle d'internet !

Où est le droit à l'information objective et à la vérité SUR INTERNET ? Vous voulez vraiment interdire tous les sites qui disent n'importe quoi ? Ou alors seulement les anti-IVG, comme le propose cette loi, dans l'optique de criminaliser une opinion précise ?

 

Vraiment, je suis choqué de voir qu'on est presque tous esclaves de nos biais idéologiques. C'est évident que vous ne réagiriez pas avec autant de mesure si la loi visait les sites mensongers pro-avortement spécifiquement, et les "délits d'entrave numérique à la grossesse". C'est évident que vous parleriez de fascisme dans ce cas. Pourtant c'est précisément la même chose. Et c'est réellement dommage à mon sens. Car au fond de vous, vous savez très bien que cette loi est faite pour criminaliser une opinion. Mais comme c'est une opinion que vous n'aimez pas, alors ce n'est pas trop grave.

 

Je crois que je préfère ne plus discuter ici, car je me rends bien compte que ce n'est pas possible d'avoir du recul par rapport à nos propres sensibilités. Et rassurez vous, je ne vous fais pas de leçon, car peut-être que j'aurais réagi exactement comme vous à une loi criminalisant une opinion que je déteste. J'ai envie de penser que non, mais je ne suis sans doute pas meilleur que vous, on est tous humains.

 

Sans rancune. Seulement le jour où vous me reparlerez de liberté, de tolérance, et de toutes ces belles valeurs humanistes, vous ne m'empêcherez pas d'avoir un petit sourire en coin. La liberté est peut-être contradictoire avec la nature humaine, après tout.

 

@ Jun : une femme est une adulte responsable, internet fourmille d'informations diverses, alors s'il faut censurer toutes celles qui la pousseraient à faire une connerie, comme je le disais, autant supprimer internet ou en faire un monopole d'Etat. Cette idée est juste folle, et tellement infantilisante. Au demeurant, internet peut pousser à faire des conneries bien pires que celle de préserver une vie humaine. Juste comme ça.

Internet est une considération nouvelle . On ne peut pas parler de liberté à mon avis que quand les conditions de faire un choix libre soient réunies. Pour qu'une personne puisse faire ce choix, elle doit avoir accès à l'information véritable . À la limite si le citoyen avait les moyens de démêler le vrai du faux , pourquoi pas? Mais ce n'est pas le cas avec internet et avec le bombardement de conneries sur les réseaux sociaux notamment. Le rapport de force n'est pas équilibré.

Tu qualifies ce que je propose de rapport infantilisant, j'appelle ça de l'honnêteté intellectuelle.

Personnellement , je n'ai jamais idéalisé le peuple et je sais que les outils de propagande marchent très bien sur lui .Ce n'est pas nouveau, une information simpliste et déformée a plus de chance de recueillir l'attention qu'une information développée et élaborée. Par conséquent, je dis juste qu'avant de s'octroyer le label vérité scientifique, eh bien qu'on le prouve. Sinon , on est en train de mentir.

La régularisation viserait à mon avis les groupes d'influence qui usent de leur pouvoir pour diffuser des contre-vérités. Ça peut éventuellement concerner l'Etat , mais aussi la presse, les lobbies, la pub et les sites de propagande sur internet.

Bref, je le maintiens , en s'attaquant aux informations mensongères , on protège la liberté du plus grand nombre qui par nature subira moins le jeu des influences.

Pour autant, laisser le truc se propager en free-style est dangereux, car il en adviendra une forme d'équivalence des informations. Le chaos total libertérien est antiproductif, car il contribue à une extension voire d'une reproduction d'une situation de fait de domination. Une liberté de surface quoi.

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Internet est une considération nouvelle . On ne peut pas parler de liberté à mon avis que quand les conditions de faire un choix libre sont réunies. Pour qu'une personne puisse faire ce choix, elle doit avoir accès à l'information véritable . À la limite si le citoyen avait les moyens de démêler le vrai du faux , pourquoi pas? Mais ce n'est pas le cas avec internet et avec le bombardement de conneries sur les réseaux sociaux notamment. Le rapport de force n'est pas équilibré.

Tu qualifies ce que je propose de rapport infantilisant, j'appelle ça de l'honnêteté intellectuelle.

Personnellement , je n'ai jamais idéalisé le peuple et je sais que les outils de propagande marchent très bien sur lui .Ce n'est pas nouveau, une information simpliste et déformée a plus de chance de recueillir l'attention qu'une information développée et élaborée. Par conséquent, je dis juste qu'avant de s'octroyer le label vérité scientifique, eh bien qu'on le prouve. Sinon , on est en train de mentir.

La régularisation viserait à mon avis les groupes d'influence qui usent de leur pouvoir pour diffuser des contre-vérités. Ça peut éventuellement concerner l'Etat , mais aussi la presse, les lobbies, la pub et les sites de propagande sur internet.

Bref, je le maintiens , en s'attaquant aux informations mensongères , on protège la liberté du plus grand nombre qui par nature subira moins le jeu des influences.

Pour autant, laisser le truc se propager en free-style est dangereux, car il en adviendra une forme d'équivalence des informations. Le chaos total libertérien est antiproductif, car il contribue à une extension voire d'une reproduction d'une situation de fait de domination. Une liberté de surface quoi.

Sauf que c'est l'Etat, lui-même biaisé idéologiquement, lui-même subjectif, lui-même défenseur de ses propres intérêts, qui se permet de contrôler l'information et de dire où se situe la vérité. On le voit bien ici : c'est lui qui décide que le mensonge est acceptable s'il est usé dans le but de pousser une femme à avorter, et inacceptable si l'objectif est inverse. De plus, dans la plupart des cas, la vérité objective n'existe tout simplement pas. Chacun utilisera ses arguments, en croyant être dans le vrai, et en utilisant des sources qu'il croira irréfutable. Sur l'IVG, j'ai des biologistes moléculaires qui estiment que cela relève du meurtre et qui ont produit des travaux en ce sens. Si je les publie sur internet, qui es tu pour me dire que j'utilise une information biaisée ? Et si les catholiques publient la doctrine de l'Eglise sur l'avortement ? Qui serions-nous pour leur dire qu'ils se trompent ? Comment le prouver ? Où est le mensonge, où est la vérité ?

 

Très peu nombreux sont les sujets qui font consensus et desquels se dégagent une vérité incontestable. Prends le réchauffement climatique, par exemple. Tu es sûrement convaincu à 100% qu'il existe, et tu penses que ceux qui disent le contraire sont des menteurs, des fous ou des débiles. Sauf que ces derniers, et parmi eux de grands scientifiques, pensent la même chose de ceux qui défendent cette thèse. Faut-il museler leur opinion car la majorité l'estime mauvaise ?

 

Tu admettras que c'est trop compliqué. La liberté est une chose bien imparfaite. Et je suis le premier à dire que le peuple est globalement manipulé. Mais ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il le sera toujours. Cependant, il le sera encore plus dans une société où un pouvoir central détermine lui-même quelle est la bonne information à lui donner. Plus il y a liberté et diversité d'opinions, plus il est possible d'échapper aux dérives de la manipulation de masse. A chacun de diversifier au maximum ses sources d'information, pour éviter l'erreur. Mais je préfère largement un internet fourre-tout et sans contrôle, qu'une information muselée sous prétexte d'éviter au peuple d'être en contact avec ce que le gouvernement considère comme étant des contre-vérités. Même si ça peut partir d'une bonne intention, c'est beaucoup plus dangereux dans le fond.

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En même temps on parle de propos mensongers concernant les caractéristiques et conséquences médicales de l'IVG. Il s'agit d'un problème de santé publique et je ne vois moi non plus aucun souci à encadrer un peu la liberté d'expression dans ce domaine, on le fait très bien avec la cigarette (pas de publicité, avertissements sur les paquets, etc.). L'IVG est une réalité qu'il faut considérer dans notre société et un site qui ment sur les points susmentionnés fait des dégâts au même titre qu'un site qui prétendrait que l'héroïne est complètement safe et ne crée aucune addiction.

 

Quand on voit ce que des abrutis qui lisent Soral sur Internet sont capables de faire avec leur droit de vote, on se dit que c'est pas plus mal de limiter les mensonges quand il s'agit de disposer de leur corps, de leur santé et du cours que vont prendre leur propre vie et celle d'une hypothétique descendance (sans parler des coûts engendrés si on se borne à une analyse froidement économique du problème).

 

Alors oui, on peut peut-être chipoter sur le fait que les mensonges anti "non avortement" ne sont pas condamnés par cette loi mais t'inquiète que personne ne dit à ces demoiselles "faites vous avorter vous allez vous enjailler à mort, t'as des orgasmes spontanés pendant deux semaines après être passée sur le billard!". On parle d'une opération consistant à aller occire ton futur enfant alors qu'il est encore dans ton ventre.

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Alors oui, on peut peut-être chipoter sur le fait que les mensonges anti "non avortement" ne sont pas condamnés par cette loi mais t'inquiète que personne ne dit à ces demoiselles "faites vous avorter vous allez vous enjailler à mort, t'as des orgasmes spontanés pendant deux semaines après être passée sur le billard!". On parle d'une opération consistant à aller occire ton futur enfant alors qu'il est encore dans ton ventre.

Chipoter ? Je crois que tu ne comprends pas bien le traitement totalement partial, idéologique et mensonger que le gouvernement fait de l'IVG. Ta vision, qui est celle d'un esprit sain, s'inscrit dans celle qui a caractérisé la loi Veil. C'est à dire une vision qui considère l'avortement comme un dernier recours, quelque chose de grave qu'il faut éviter au maximum, mais qu'il serait contre-productif de pénaliser.

 

Sauf que le gouvernement renie totalement cette vision. Il l'encourage ouvertement. Il dit aux femmes que l'IVG n'entraîne aucune conséquence psychologique à terme, alors que c'est faux dans bien des cas. Il supprime la semaine de réflexion. Il banalise complètement l'acte, qui est résumé à un "droit fondamental" forcément positif, et autour duquel aucune prévention ne doit être faite. Regarde les campagnes et les actions du gouvernement, Sette. Je n'invente rien. Cette loi s'inscrit dans le cadre d'une volonté de sanctification idéologique de cet acte et de marginalisation des alternatives à ce dernier. Aujourd'hui, dire que ce serait bien s'il y avait moins d'avortements relève presque du crime de la pensée pour les progressistes, car l'idéologie dominante tend à supprimer toute connotation négative à une action qui l'est profondément.

 

On est dans un monde où l'avortement est mieux remboursé que l'échographie. On est aussi dans un monde où les médias progressistes font des campagnes pour inciter les femmes à revendiquer fièrement leur IVG. Comme symbole de liberté. De jouissance sans entrave. De non-culpabilisation (car culpabiliser d'avoir supprimé une vie, c'est de l'oppression patriarcale, tu comprends) et d'irresponsabilité. Pour moi, de déshumanisation.

 

Voilà dans quel contexte cette loi doit être comprise. Alors je chipote ? Je note juste une volonté manifeste de l'Etat de prendre parti, et d'imposer sa conception déshumanisante de l'avortement. Mentir pour pousser à avorter ? C'est pas grave. Mentir pour pousser à sauver une vie ? C'est un crime de lèse-majesté qui mérite la prison. Et tu dis que je chipote ? Mais vous plaisantez, les gars ?

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Tu as des exemples (sources) pour que je puisse me faire une idée, stp?

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Tu as des exemples (sources) pour que je puisse me faire une idée, stp?

 

http://www.ivg.social-sante.gouv.fr/

 

Regarde un peu la manière d'aborder le sujet. Les images, les réponses aux questions (comme le mensonge sur le fait que l'IVG n'entraîne pas de séquelles psychologiques à long terme), cette volonté évidente de banaliser et de minimiser...

 

Surtout, le numéro vert du site est tenu par le planning familial. Voilà ce que dit le PF sur l'avortement :

 

« Il s'agit d'un signal fort qui fait de l'avortement un événement de la vie sexuelle des femmes au même titre que la contraception, la grossesse, ou la prévention des infections sexuellement transmissibles. Cela contribue à lever le tabou sur l'IVG et participe à sa déstigmatisation. C'est la meilleure réponse aux stratégies des opposants.es qui diffusent leurs messages mensongers et culpabilisants sur leurs sites internet et autres dispositifs de communication »

 

http://www.planning-familial.org/sites/internet/files/2015-09-28-cp_numero_vert_-_planning_familial.pdf

 

J'ai le droit de trouver ces gens infâmes ? Comment peut-on raisonner ainsi ? Comment peut-on continuer à promouvoir l'avortement de manière aussi légère et à le faciliter à outrance alors qu'il y en a 200000 par an, à une époque où on a tous les outils pour l'éviter dans la plupart des cas ?

 

Leur conception de l'avortement n'a rien de scientifique. Elle est uniquement idéologique. Et les sites anti-IVG ont au moins le mérite de faire un peu contre-poids face à une idéologie d'Etat, ultra violente et oppressive.

 

Ah, et quelques exemples de mesures concrètes prises par ce gouvernement à ce sujet :

 

http://www.planning-familial.org/actualites/droit-lavortement-la-loi-sante-met-fin-au-delai-de-reflexion-obligatoire-0026032

 

http://www.humanite.fr/le-remboursement-integral-de-livg-est-vote (alors que les frais relatifs à la grossesse ne le sont pas !)

 

On n'est pas du tout dans l'incitation quoi... :ninja:

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Alors les premiers sites à fermer sont ceux de ce gouvernement de putes.

 

Mais on n'est pas sérieux enfin. JUN bordel. Toi l'humaniste... Toi le juriste... J'en reviens pas ! :blink:

Interdire le mensonge sur internet, mais LOL. Alors j'espère au moins que tu estimes que ça vaut pour tous les sujets, pas que pour l'avortement. Quitte à vivre dans une dictature stalienne autant aller jusqu'au bout, par souci de cohérence.

l'humaniste ? le juriste de mes deux :thumbsdown_anim:

Ce type est uniquement provocation, pour le mariage des homosexuel, pour l'avortement contre le mariage traditionnel, ect ...

il me fait vomir, je n'aime pas ce type

A cause de type comme lui , les gens se marient de moins en moins

baisent à 12 ans , fréquentent les clubs échangistes et les femmes délaissent leurs bébés dans les crèches :thumbsdown_anim:

Jun c'est Sodome et Gomorrhe :thumbsdown_anim:

A cause de son hypocrisie, il y a trop de voitures sur les routes et préfèrent la pollution à la femme à la maison pour s'occuper de l'éducation des enfants

il est contre l'esprit de famille et les valeurs qui vont avec, il est un des responsables de la disparition du respect et de la morale , des valeurs :thumbsdown_anim:

il est pour que le petit garçon joue à la poupée et la petite fille aux gendarmes ou aux policiers avec armes à la main ... il est pour l'opposition des rôles,

pour que le petit garçon s'interrresse à la danse classique et les petites filles aux sports de combats

il est tout simplement pour la féminisation de la société

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Guest Niko.

A cause de son hypocrisie, il y a trop de voitures sur les routes et préfèrent la pollution à la femme à la maison pour s'occuper de l'éducation des enfants

:lol:

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Un femme veut avorter, elle va sur le net pour se renseigner et tombe sur un de ces sites mensonger et culpabilisant qui par un procédé malhonnête se trouve en tête de liste dans un costume d'apparat, elle balise et revient sur sa décision mais pour des motifs de fait, à chier, tu trouves ça bien?

 

Oui, tout aussi arbitrairement que toi, les conséquences priment sur les causes.

 

Donc l'État considère la doctrine de l'Église et de la Bible comme fausse, c'est un premier point, mais au delà de ça, il peut aussi se permettre d'en interdire sa diffusion ?

 

En région parisienne, une lycéenne sur dix a déjà avorté.

Pas moins de 6% des lycéennes françaises ont déjà eu recours au mois une fois à une interruption volontaire de grossesse (IVG) et parfois même deux fois pour certaines. Un chiffre qui grimpe lorsqu'il s'agit des jeunes adolescentes en Ile-de-France puisqu'une lycéenne sur dix y aurait déjà subi une IVG.

Ainsi, malgré les opérations de prévention, de plus en plus nombreuses dans les lycées et universités, plus d'une lycéenne française sur cinq déclare avoir déjà eu recours à une contraception d'urgence, autrement dit, à la pilule du lendemain. Et 7% d'entre elles y ont déjà eu recours deux fois et 2% plus de 5 fois. Un chiffre qui grimpe encore nettement lorsque l'on se concentre sur la population lycéenne francilienne: près d'un tiers des lycéennes d'Ile-de-France (31%) déclare avoir déjà pris la pilule du lendemain.

 

http://etudiant.lefigaro.fr/vie-etudiante/news/detail/article/en-region-parisienne-une-lyceenne-sur-dix-a-deja-avorte-21381/

 

 

Je remets ma vidéo, les arguments et contre arguments sont extrêmement intéressants :

 

 

Ah, j'oubliais, je ne sais pas si je dois rire ou pleurer : http://rue89.nouvelobs.com/2012/07/20/mon-ultrafertilite-mes-quatre-ivg-et-les-humiliations-medicales-233981

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