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La triplette calciomististe turinoise, histoire du bon, de la brute et du truand, juventini un jour, juventini toujours.

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Voilà l'histoire étonnante d'une désillusion, une tragédie franco-italienne d'un week end de juin 2015 où, sur un coup de folie, 3 potes se réunirent pour le meilleur, mais aussi pour le pire…

Ceci n'est pas un conte de fée, les héros ne se marient pas à la fin (et pourtant yenakonécéyé), et n'urent pas de beaux enfants (idem).

Nous sommes donc le samedi 6 juin 2015, jour de la finale de Champions League qui verra s'opposer les deux meilleures équipes du monde de l'année, la Juventus de Turin d'Andrea Pirlo et de Gigi Buffon au grand favori le Barça d'Iniesta et Messi.

Il est 6h30 du matin à plusieurs centaines de kilomètres de ces deux villes, à Paris. A l'heure où les fêtards tentent de guérir de leur gueule de bois en s'injectant dans le gosier un breuvage noirâtre douteux, deux hommes s'agitent à contre sens. Tous deux habillés de noir et de blanc, à peine réveillés, s'apprêtent à se rejoindre. A les voir errer à cette heure matinale, on devine déjà que la tension les habite.

Le premier se nomme Nino, alias "La force tranquille". Véritable force de la nature, grand, gominé et roublard, son adolescence tumultueuse en banlieue parisienne nord lui a enseigné la prudence et l'attitude du mec à qui on la fait pas. Il avance entre les mecs bourrés et les putes en fin de nuit d'un pas lourd mais sur, sur ce qui-vive qui ne le quitte plus depuis Taverny, la ville qui l'a vue naitre.

Le deuxième s'appelle Pinelli, un nom chargé d'histoire qui n'est pourtant pas le sien, symbole d'une rage qui ne demande qu'à être libérée. Son pas vif l'emmène dans ce métro parisien aux effluves alcoolisées.

Il est 6h30. Pinelli, maillot juventin saison 1998-99, short et sac à dos, voit son visage dessiné un sourire à la vision de son ami débarquant sur la quai du RER D. Les regards se croisent, complices : eux mêmes ils savent. Le climat se fait plus lourd à la poignée de main. Pas besoin de se parler, la tension est palpable…

Car c'est le jour J, ce jour qui rentrera dans leur histoire respective, en cas de victoire.

En s'engouffrant dans le wagon vide, direct pour l'aéroport qui les emportera loin de la sale capitale française, l'abcès est crevé. Tous deux palabrent à n'en plus finir sur les différents scénarii possibles pour le match du soir. La Juve en finale de Champions, 12 ans qu'ils n'avaient connu cela. 12 ans de fièvre, 12 ans de fantasmes, 12 ans de souffrances… jusqu'à ce 6 juin 2015. Leur Juve leur aura tout fait : rétrogradation scandaleuse, remontée héroïque, Conte-ïsation, scudetti, éliminations précoces en coupe d'Europe, échec en demie finale de l'UEFA, puis doublé coupe championnat cette année.

Et nos deux juventini de se remémorer la saison, les surprises, les joies, les peines, les orgasmes comme les débandades. Le temps de prendre des nouvelles des proches, des amis calciomististes, comme des gros cons peuplant cette même Nation virtuelle qu'est Calciomio, qu'ils sont à l'aéroport. Il Padrone Nino va saluer ses salariés, en bon paternaliste. Pinelli s'éloigne, préférant voire fleurir l'espoir d'un week end de fete et de débauche….

 

A plusieurs centaines de kilomètres de là, dans une contrée lointaine peuplée de grands blonds aux yeux bleus, un petit brun dort encore. Il se nomme Lorenzo, est capable de faire des centaines de kilomètres sans s'arrêter… de parler. Son avion allemand est à 11h00, et celui qui fut surnommé après ce jour mémorable "le chien fou" ne sait pas encore que sa tête finira autant de fois dans une fontaine piémontaise que la Juve a de titres…

 

Les une heure trente d'avion permettent aux deux franciliens de reprendre des forces. Ils sont surpris lors de leur descente de l'avion par la chaleur terrible pesant sur Milan.

Milan… Club familial de Nino, ville vantée par le paternel Abruzzeze… Pourtant, nos deux juventini ne peuvent s'empecher de rire à la vue de la beauté toute relative de cette ville toute mussolinienne : les deux énormes aigles de la gare leur rappelle ce but refusé à Suley Muntari quelques années auparavant : grotesque, puis ridicule….

Les deux amis paradent avec les couleurs de leur club dans une ville ennemie. Courageux, ils sont salués par de nombreux badauds aux cris de "forza juve per stasera‼". Dans le train, une "grany" italienne, habitante de Vinovo, se permet même de dragouiller Nino, séduite par la voix de stentor et par l'accent pescarese du grand brin gominé.

Pinelli connait déjà lui un bon stresse : impossible de joindre le propriétaire de l'hotel où il devait passer la nuit, il doute : déjà des galères, et si c'était un signe pour le match de ce soir?!

Les deux compères arrivent enfin à Turin, ville de tous les désirs… Il est 13h30, et la chaleur oblige Nino à sortir un mouchoir pour s'essuyer les tempes trempées par la sueur… Porta Susa, à l'ouest du centro storico… Et une adresse, un nom de rue. Une femme les attend, pour l'appartement où l'allemand d'adoption et la "Force tranquille" passeront la nuit. Cette force tranquille qui peine à s'aclimater à la torpeur turinoise, gardant les boutons du polo Juve fermés jusqu'en haut, mettant lentement un pied devant l'autre….

Alors que, d'abord perdus, les juventini retrouvent leur chemin, Pinelli reçoit un sms pour sa location : "ti aspetto sotto casa" Dante. Dante…. Ce nom lui rappelait vaguement un énergumène de Calciomio, à la plume rigide et au comportement aigri…. Ca sent le piège. Il décide de laisser ses papiers à Nino, enfin à l'ombre de l'appartement de Porta susa et attendant Lorenzo, et part, seul, en direction de Porta Palazzo…

Pinelli, malgré l'harassante chaleur, met peu de temps à revenir à la gare de Porta Susa. Là, il hèle un taxi. Pour 10e, celui-ci accepte de l'emmener à l'adresse de son appartement. Dans la voiture, le chauffeur demande sur un ton sarcastique pourquoi un français vient à Turin voir une finale qui se tient à Berlin. Pinelli lui répond que c'est trop cher pour l'Allemagne, et que l'ambiance promet d'être au rendez vous Piazza San Carlo à l'heure du match. Un rire moqueur répond à ses espoirs de tifoso, et un "Juve merda" siffle des dents du chauffeur. Pinelli hausse le ton, et lui demande de s'expliquer. "Sono milanista", lui répond l'homme aux gouts douteux sur le même ton. Un silence tendu s'installe, et Pinelli se demande s'il ne va pas partir du taxi sans payer…

Arrivé à destination, Dante l'attend, s'excuse pour les quiproquos, et tout rendre dans l'ordre. Il est 15h, Pinelli sort de son appart, une Bierra Moretti dans la main droite, et met 10min de marche à arriver Piazza Castello, où il attend Lorenzo et Nino.

Piazza Castello est noire de monde, et de nombreux juventini sont déjà présents, aux couleurs du meilleur club d'Italie. De jeunes italiens courent au milieu des jets d'eau, tandis que les touristes se jettent sur les glaciers de la Via Garibaldi. Une avenue qu'emprunte Pinelli, prenant ses marques afin de montrer les plus beaux endroits de la ville qui l'a vu naitre à ses deux amis. Il en profite d'ailleurs pour acheter un ballon gonflé à l'hélium en forme de coupe des champions, qu'il attache à son sac à dos, dans l'idée de le garder en souvenir en cas de victoire, et pour annoncer la couleur à ceux qui douteraient encore de la détermination des tifosi juventins.

Puis il se rend Piazza San Carlo, pour prendre la température avant le match du soir. A peine arrivé, entre les deux énormes écrans installés pour l'occasion, une grande ferveur arrive à ses oreilles. Plus il avance vers l'origine du bruit, plus cette ferveur grandit : des chants à la gloire de son équipe retentissent de plus belle, et des frissons parcourent son corps lorsqu'il arrive devant cette scène qui restera gravée dans sa mémoire : une centaine de tifosi juventini, tout de noir et blanc vêtus, chantent et dansent, sautent et crient, en agitant leurs écharpes, leurs drapeaux, leurs fumigènes. A l'écran, les rediffusions des somptueux matchs de coupe d'Europe de l'année. Une ambiance de Curva que Pinelli n'oubliera jamais, et qui promet pour l'heure du match!

C'est peu de temps après que Lorenzo et Nino le rejoignent. Il est 16h. Eux aussi impressionnés par l'ambiance, une pause photo et vidéo s'impose… Mais le Nino a faim. S'essuyant une nouvelle fois le front, Nino s'exprime : il veut manger. Pinelli les invite à les suivre, Via Garibaldi, où il avait repéré un endroit où les pizze et les arrancini peu chers mettaient l'eau à la bouche…

Lorenzo, étant déjà venu à Turin, redécouvre la ville. Nino, puceau quant à lui, prend son temps pour s'émerveiller devant les arcades, les places successives, et l'ambiance chaleureuse de cette ville mésestimée de l'ancienne capitale italienne.

Les trois compères s'entendent on ne peut mieux. Lorenzo est un véritable moulin à parole : menu mais fier, la barbe naissante et le cheveux raide chatain clair, son bonheur d'être là, ce jour si important pour l'Histoire de sa Juve, se devine aisément. Nino subit la chaleur, mais porte haut les couleurs de son club ; il a faim, faim de nourriture italienne et de victoire pour sa Juve. La force tranquille avance doucement mais surement, écoutant Lorenzo, riant de Pino, et plaçant de bons mots. Pinelli a la gouaille tenace, déjà il taille gentillement ses deux amis, provoc parfois un peu lourde pour toujours amicale. Ils se régalent, créant une bulle dans laquelle est enfermée leur bonheur d'être là, ensemble, le jour de cette finale de coupe d'Europe où la victoire, croient ils, les attend…

La triplette calciomististe est maintenant attablée depuis une bonne heure, à l'ombre d'un parasol. Les pizze et les arrancini sont digérés, les bières sont descendues. Et pourtant, ils sont encore là à refaire le monde… Et l'histoire de leur club, le plus Grand de la Botte, celui qui les réunit. Ils rient en pensant à la nuit de fête qui les attend en cas de victoire. Le sourire ne quitte plus leur visage.

Il est 19h lorsqu'ils retournent Piazza San Carlo. L'ambiance est électrique, tendue, mais les chants, les drapeaux et les écharpent sont de plus en plus présents. Le soleil aussi. Nino n'en peut plus. Trop de pression. Le temps s'écoule trop lentement. Lorenzo trempe sa tête dans chaque fontaine, tel un chien fou. Ils font un dernière pause, à l'ombre, à l'écart du monde et de la tension. Encore une petite place charmante où il fait bon vivre… des jeunes skateurs se filment faisant des triks, deux turinoises font des claquettes, et les tifosi passent devant eux pour rejoindre la place de retransmission du match.

Puis c'est l'heure… lentement mais surement, la triplette rejoint la place… noire de monde. 30 000 personnes s'entassent, devant les deux écrans géants. Des fumigènes craquent de partout, les chants retentissent encore plus fort. Piazza San Carlo est une Curva juventina‼‼

La tension est plus que palpable… les trois amis n'échangent que peu de mots. Puis l'hymne de la Champions retentit! L'entrée des joueurs est saluée par des cris. De nouveaux frissons parcourent l'échine des dignes représentants de Calciomio! Ce sont les premiers d'une très longue série!

Les joueurs espagnols sont maintenant sifflés, hués! L'hymne de la Juve retentit sur la place turinoise. Le ton est donné!

Enfin le coup d'envoi! Lorenzo saute partout pour voir les images du match, désavantagé par sa petite taille. Nino la force tranquille est le plus crispé des trois. Il reprend avec vigueur chaque chant éclatant dans la foule! Pinelli n'est pas en reste, mais la tension et le pessimisme le touche plus que les autres…

La Juve fait une superbe entrée de match, pressant haut, mordant dans le ballon. Vidal emmène la motivation de ses coéquipiers, et le barça est pris à la gorge…. Cette motivation encourage les 30 000 tifosi parqués Piazza San Carlo, dont les chants redoublent d'intensité!

Mais, au bout de 4min, d'une action humiliante, c'est le barça qui ouvre le score, laissant place au silence des tifosi turinois…. C'est dur. Les chants repartent tant bien que mal, et Lorenzo harangue ses deux amis : "ce n'est pas fini, ils ont marqué trop tôt"‼! D'ailleurs, Lorenzo avait établi le pronostique de 2 buts à 1 en faveur de son équipe. Il y croyait dur comme fer! Nino aussi avait prédit la victoire de son équipe, Pinelli, superstitieux, ne s'était pas prononcé…

Et la Juve repart de plus belle, orgueilleuse, combative, fière. La barça fait tourner le ballon, ralentissant le jeu comme à leur habitude, avant de laisser neymar et messi faire parler leur football. La Juve se défend bien, et arrive à avoir des occasions, en contre! Le peuple juventin se remet à y croire! Piazza San Carlo attend l'égalisation.

La mi temps arrive alors que la Juve était dans un temps fort. A la volonté de fer des Turinois répond la roublardise catalane, roublardise qui se transforme en tricherie lorsque suarez, honte du football, se livre à plusieurs trucages honteux. L'arbitre préfère protéger les stars commerciales barcelonaises, plutôt que de privilégier la grinta juventine… La colère gronde à Turin, où nos compères transpirent à grosses goutes, victimes de la chaleur encore bien présente et de la foule entassée pour l'occasion…

LA mi-temps arrive donc à point nommé pour les 30 000 tifosi turinois, qui se précipitent vers les vendeurs à la sauvette de bouteilles d'eau fraiche. La tension est toujours aussi palpable, et ces vendeurs au parasol trop imposant en font les frais, cachant bêtement une partie de l'écran aux spectateurs… Lorenzo, nerveux pour son gabarit, est à deux doigts de s'en taper un pour passer ses nerfs….

L'inquiétude se lit sur tous les visages, mais au vue de la première mi temps, le peuple juventin peut encore y croire!

La deuxième mi-temps débute dans une ambiance toujours aussi festive. Les fumigènes sont toujours là, accompagnant les chants et les drapeaux. La Juve attaque d'entrée, et se montre vaillante pour revenir au score. Pinelli prie les dieux du foot pour avoir juste un but, voir cette place turinoise se retourner, devenir folle devant l'égalisation de son équipe.

Ce qui arrive à la 55e minute, lorsque Morata reprend un tir repoussé par le gardien catalan. Le volcan de Piazza San Carlo explose comme jamais. Certains paysans des hauteurs du Piémont prétendent avoir entendu à plusieurs dizaines de kms de là le cri de joie des tifosi.

Lorenzo sautille partout, criant qu'il l'avait dit! Pinelli saisi et sert les poings de fer de Nino. La triplette crie comme jamais elle ne l'avait fait. La délivrance d'une journée de tension, d'inquiétude, de doutes, de peur. La joie éclate, l'espoir reprend. Le barça est pris à la gorge. Doute. S'en remet aux simulations et à la tricherie. Suarez mériterait que marty macfly retourne dans le passé tuer sa mère encore pucelle.

Car c'est lui, insulte pour le Football, qui redonne l'avantage aux siens. C'est la 70e minute, et c'est un coup derrière la tête que prennent les juventini… Nos trois compères peinent à s'en remettre… Ils savent que ça sera très compliqué de revenir. Plusieurs tifosi leur ont parlé des tirs au but durant la journée, et Nino a souvent rappelé avant le match qu'Allegri avait entrainé ses hommes à cet exercice….

Les chants se font moins forts. Les drapeaux deviennent lourds, Piazza San Carlo. Le temps défile maintenant à toute vitesse. Les joueurs turinois se battent de plus belle, jouant leur vie sur chaque ballon. Ils font honneur à leurs tifosi, et tous peuvent être fiers du combat qu'ils livrent face à l'ogre catalan. Cette guerre, c'est Juventus-Palestine contre barcelone-israel. Maknho contre Lénine. Les Communards contre Adolf Thiers et ses Versaillais.

Allegri, courageux entraineur si surprenant cette saison, lance le jeune Coman, attaquant, en lieu et place d'un défenseur. Il reste tout au plus 10 minutes à jouer. C'est quitte ou double… Et le sort choisi le barça qui, d'un contre chanceux, triple la marque. La messe est dite.

Lorenzo ne dit plus un mot, Nino regarde fixement l'écran, la mine fermée. Pinelli tourne le dos à la foule, refusant de voir les images de joie des catalans au comportement scandaleux.

La Juve aura gagné le cÅ“ur du monde entier, mais c'est pourtant l'équipe espagnole qui, comme prévue, remporte la coupe.

Piazza San Carlo se vide doucement mais surement. La triplette calcimististe ère, comme une ame en peine, dans Turin. Pinelli les emmène Via Po, où ils rejoignent le fleuve italien. Ils s'y posent à la fraicheur des eaux et de la nuit, pour refaire le match. La déception est palpable. Les milliers de tifosi sont partout, mine renfrognées, dents serrées. Ce qui devait être une fete se transforme en une dure déception.

Heureusement, l'amitié des trois compères sauvent les meubles. L'esthétisme des italiennes, dont la réputation n'est plus à faire, aide aussi à surmonter leur peine. Ils se baladent sous les arcades, et le ciel, au diapason avec leur cÅ“ur, pleure…

Harassé de fatigue, ajouté à la déception et à une journée de canicule, Lorenzo, Nino et Pino se pausent sur une des nombreuses petites places de la ville, près du musée égyptien. Il est une heure du matin, et il est temps pour chacun de rentrer dans leur appartement. Lorenzo et Nino se dirigent vers Porta Susa, Pinelli vers Porta Palazzo…

 

 

Deuxième jour. Tandis que Lorenzo et Nino font la grâce mat', Pinelli est debout dès 9h30, devant rendre l'appartement à 10h. Lorsqu'il en sort, l'air frais le surprend. Les orages de la nuit ont rafraichi le fond de l'air, la journée sera plus abordable qu'hier…

Le plus grand marché d'Europe de Porta Palazzo est fermé le dimanche, ou alors il est en deuil de la défaite de la veille, comme nos trois compères. Pinelli doit attendre ses amis. Il choisit de se perdre dans les petites rues étroites attenantes au centre historique ; il découvre de petites églises du XVIe charmantes, de vieilles fresques bordant des villas délabrées, et…. Une trattoria sicilienne! La faim l'appelle, et dans la vitrine, les cannoli le font craquer! Pour 1.75e, il s'en offre un, et envoie des sms à ses amis pour les presser de venir le rejoindre!

Il est midi passé lorsque "La force tranquille" et "le chien fou" le rejoignent. Il se fait faim. Pinelli les emmène Piazza Bottero, où des cafés à l'ombre offrent un bon point de chute. Mais c'est une pizzeria napolitaine qui les accueille, pour le déjeuner. A l'écart des touristes, et du bruit de la curculation, sous de grandes tonnelles, notre triplette calciomististe s'installe. C'est Nino qui régale, et les trois juventini ripaillent dans la bonne humeur, la qualité de la nourriture et du vin restera là encore dans leur mémoire!

Journée placée sous le signe du tourisme, c'est un peu éméchés qu'ils s'engagent Via Po pour se rendre aux Giardini, recherchant la fraicheur des sous bois. Il est déjà 15h, et les discussions à baton rompu leur volent du temps. Pinelli a son train à 17h30, et les deux autres doivent retourner à leur appartement chercher leurs affaires avant 17h, puis filer à Milan pour y dormir avant de repartir en avion.

Le temps file à toute vitesse, impossible de se poser boire une dernière bière ensemble au bord du fleuve… Surtout qu'ils doivent absolument retourner à ce marché de petits producteurs piémontais visité au matin, et délaissé face à la peur de l'état de la bouffe et du vin après une journée passés dans un sac bouillant au soleil! Il est 16h30 lorsqu'ils y arrivent. Nino se laisse tenter par des saucissons, puis par du Nebbiolo, comme ses deux camarades. Les produits sont tellement de qualité et peu chers qu'ils ont envie de tout acheter… L'Italie est vraiment un pays fascinant, où on devine une qualité de vie tout du moins gastronomiquement unique.

Mais le temps presse, et les trois hommes sont obligés de prendre le métro turinois. C'est à la station Porta Nuova qu'ils se disent adieu, à la va vite. La gorge serrée, Pino laisse là ses deux amis avec qui il aura passé un week end exceptionnel.

La mort dans l'ame, l'Italie et Turin sont désormais derrière lui. Il y laisse deux jours remplis d'émotions intenses, d'une défaite gravée dans sa chaire, mais compensée par deux amitiés profondes. C'est d'ailleurs d'un dernier sms qu'il conclue son week end : "c'est en traversant des épreuves qu'on tisse des liens profonds. Nous sommes maintenant liés par l'Histoire. A presto."

Lorenzo et Nino, quant à eux, ont la chance de pouvoir vivre encore une soirée en Italie…

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Putain, tout y est.

Pino, sei grande !!!

 

Je fais péter les photos dans l'après-midi.

 

Malgré la défaite, ce week-end était génial

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ça donne envie de se voir un match ensemble :icecream:

 

 

Vous avez du vous régaler malgré la défaite

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ho putain beau!!!!! je suis en train de me bouffer les *ouilles d'avoir raté ce weekend.... :(

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le méchant Barcelone contre la gentille Juventus qui se fait volé.....

C'est marrant en Italia, c'est ce que les tifosi adverses disent quand ils affrontent la Juventus........... :ninja:

ça fait quoi de se faire entuber ???????

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le méchant Barcelone contre la gentille Juventus qui se fait volé.....

C'est marrant en Italia, c'est ce que les tifosi adverses disent quand ils affrontent la Juventus........... :ninja:

ça fait quoi de se faire entuber ???????

et toi... c'est quoi l'interet d'un tel comm' ici....??? parce que la je ne comprends pas...

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Trop beau récit bravo Pino

Belle expérience. Que l'année prochaine soit la bonne

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je vais te dire merci sans savoir si tes compliments sotn du lard ou du cochon. surtout en temps de ramadan. :ninja:

C'est pas halal tous ça.

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-1 pour avoir parlé du but de Muntari :thumbsup:

 

Et Milan la ville mussolinienne :lol:

 

J'ai adoré le personnage du chauffeur de taxi :thumbsup:

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Bien quoi, regarde tout ces aigles impériales :

 

23749-city-break-milano1.jpg

 

 

Ce serait être de mauvaise foi que de le nier :thumbsup:

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Milano Centrale a une architecture très "Ducienne",on peut difficilement le nier.

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Vous êtes sérieux avec vos pipi caca ?

La garderie a fermé ? Vous attendez vos places au centre aéré ?

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Milano Centrale a une architecture très "Ducienne",on peut difficilement le nier.

 

Il y a assez peu de traces du fascisme à Milan, rien à voir avec Rome où on le croise à tous les coins de rue.

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Il y a assez peu de traces du fascisme à Milan, rien à voir avec Rome où on le croise à tous les coins de rue.

Je n'ai jamais dit que Milan est une ode à l'art mussollinien. Je dis juste que Milano Centrale, oui. Bien entendu que Rome est truffée de référence "artistique" made in Duce.

 

Quel pleurnicheur ce mec, un vrai gamin.

Sens de la répartie aigu.

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Tu crois tout de même pas que j'allais me creuser la tête pour un type comme toi ?

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Avoir à se creuser la tête pour avoir de la répartie... ? Je comprends l'effort que ça représente pour toi.

Prend pas de risque, ça sent l'élongation du cervelet.

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Avoir à se creuser la tête pour avoir de la répartie... ? Je comprends l'effort que ça représente pour toi.

Prend pas de risque, ça sent l'élongation du cervelet.

 

En fait, ce n'était pas une repartie, mais plutôt une constatation de ton état d'esprit qui tend plutôt vers l'enfantin.

 

La preuve, j'ai encore en mémoire ton post affligeant au sujet des attentats de Charlie Hebdo. Une 20aine de lignes d'une lénifiance puérile le tout agrémenté de "j'encule" en début de presque chaque phrase. C'était drôle et touchant de ta part de jouer au philosophe de comptoir en tombant dans le pathos adolescent boutonneux agrémenté de vulgaire pour tenter de donner du poids à des propos d'une banalité peu commune.

 

Tiens, profitez en une seconde fois, ça ressemble à ça l'opinion politique d'un cerveau de 14 ans dans un corps qui en a deux fois plus.

 

Tout d'abord, je tenais à adresser mes plus sincères condoléances à liberté d'expression qui vient de caner.

 

OK, maintenant, j'enchaîne.

 

J'enfile l'état français et je lui pisse profondément à la raie d'avoir laissé une partie de la jeunesse de ce pays sur le carreau.

J'encule Marine et ses catins qui vont bientôt prétendre défendre Charlie Hebdo contre le Mal en babouches.

 

J'encule ces connards qui beuglent à longueur de journée que Dieu et Allah sont seuls juges mais se font justice eux-mêmes.

À moins que ce soit des dieux, donc blasphèment en fait.

 

J'encule ceux qui vont en profiter pour cracher leur haine contre les musulmans (là c'est Charlie Hebdo donc légitime hein). Ce qui est aux antipodes des valeurs défendues par Charlie Hebdo.

 

J'encule ceux qui pensent qu'ils n'ont eu ce qu'ils méritaient.

 

J'encule les amnésiques zemourriens qui oublient qu'auparavant, des responsables religieux envoyaient des gens au bûcher sous prétexte qu'ils étaient hérétiques, ou affirmaient que la Terre était ronde. Ces mêmes religieux qui allaient convertir des autochtones pour les faire crever sous les coups de fouet de leur cher Maitre.

 

Pour finir, j'emmerde ceux qui vont réagir à chaud, en allant jusqu'à nous parler d'Ousama ou Bush..., de Dieu qui est une catin, des Franc-maçons ou que sais-je

Bref, vu ce que je suis en train de faire, je m'encule également...

 

 

Sorry for the HS et désolé d'avoir gâché un topic sur le compte rendu d'une défaite habituelle en finale de C1. :coffee:

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