Flop 5 : les retours foireux au Milan AC

Par Leo Carta publié le 27 Août 2015

Sheva de retour au Milan

5EME : Roberto Donadoni

Historiquement, Donadoni est le premier recrutement géré par Silvio Berlusconi. Sa première expérience rossonera est somme toute incroyable. En dix ans, il participe à l’écriture des plus belles pages du football italien, sous la direction d’Arrigo Sacchi puis Fabio Capello (7 succès nationaux, 3 coupes aux grandes oreilles…). Expatrié en 1996-1997 chez les New York MetroStars (aujourd’hui connus sous le nom de NY Red Bulls), il revient l’année suivante à Milan. En fin de carrière, il ne totalise que 24 matchs joués puis s’en va bronzer sous le soleil saoudien. Et accessoirement se remplir le porte-monnaie.

4EME : Marco Simone

Le nouvel entraîneur de Tours (Ligue 2) a lui aussi connu deux idylles avec le diablotin milanais. Arrivé pour la première fois en 1989, il participe aux dernières années dorées de San Sacchi et à l’avènement de Capello. Resté 8 longues saisons, il traverse les Alpes (PSG puis Monaco) avant de revenir en prêt une dernière année. Bilan compliqué pour Peter Pan qui ne joue que 9 matchs et ne score aucun but.

3EME : Ruud Gullit

Le ballon d’or 87 est arrivé à Milan avec Marco Van Basten. Avec ce dernier et Frank Rijkaard, il forme le Trio hollandais du Milan AC, boys-band légendaire qui marche sur l’Europe et l’Italie jusqu’en 92-93. Il s’engage ensuite à la Samp l’année suivante et mène le club à une victoire en Coupe d’Italie. De retour en 1994, l’amour semble à sens unique et le rasta hollandais pousse pour mettre un terme à son contrat, après seulement 8 matchs joués (et 3 buts marqués). Redirection la Samp pour une dernière année italienne avant de traverser la Manche et d’endosser le costard d’entraîneur-joueur à Chelsea.

2EME : Kaka’

Arrivé à Milan en 2003, le fan numéro 1 de Jésus marche sur l’eau pendant ses années rossonere. Considéré comme l’un des meilleurs joueurs du monde (si ce n’est le meilleur) à la fin de sa première aventure milanaise, il s’oublie littéralement au Real version Galacticos 2.0. Romantique, il tente de se relancer durant l’année 2013-2014. Les frissons sont là et tous, milanais ou non, attendent de le revoir balle au pied. Mais le corps ne suit plus. Ses longues enjambées semblent terminées, malgré quelques buts goûtus comme des madeleines trempées dans le thé. Proust likes this.

1er : Andreï Shevchenko

À son arrivée en Italie, Sheva n’a pas fait dans la dentelle. En effet, l’Ukrainien fraîchement arrivé du Dinamo de Kiev plante 24 buts en 32 matchs durant la saison 1999-2000 et décroche le titre de capocannoniere en Serie A. Généreux, il approche les 20 pions chaque année (sauf en 2002-2003, blessé au ménisque) et les tifosi tombent raides dingues de lui. Transféré au Chelsea bling-bling d’Abramovitch, il y devient radin. Là-bas, il ne score que 9 buts sur les 47 matchs joués en Premier League. Prêté par le club londonien à Milan en 2008-2009, il ne brille plus. L’ancien numéro 7 rossonero étant déjà porté par Pato, Sheva se voit refiler un tout moche 76. Et la magie disparaît : 26 matchs en tout pour deux petits buts (aucun en championnat).

Leo Carta

Rédacteur Juventus



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