Flop 5 : Ces anciens joueurs du Milan AC devenus entraîneurs du club

Par Max Miotto publié le 29 Nov 2017

5ème : Giovanni Trapattoni (Avril-Mai 1974, puis 1975-1976)

Difficile de dire du mal du Trap tant sa carrière d’entraîneur fut remplie de succès, jusqu’à devenir l’un des plus grands tacticiens italien de l’histoire. Pourtant, sa première expérience professionnelle sur un banc ne fut pas la plus aisée. En avril 1974 il est amené, en urgence, à diriger l’équipe première du Milan AC deux ans seulement après avoir pris sa retraite en tant que joueur. Jugé encore trop tendre et inexpérimenté, il recule au poste d’adjoint lors de la saison suivante puis récupère le siège d’entraîneur en octobre 1975. Les deux défaites enregistrées lors de la finale de la Coupe des Coupes (face au FC Magdebourg) et en Coppa face à la Fiorentina, ainsi que la 3ème place acquise en championnat, ne suffisent pas à le maintenir au poste. Il est donc limogé par son club formateur et rejoint la Juventus la saison suivante avec laquelle il remportera bon nombre de trophées.

4ème : Leonardo (2009-2010)

A l’été 2009, Milan arrive à un tournant de son histoire. Après près d’une décennie de succès, le club doit faire face à la fin de l’ère Carlo Ancelotti. Pour tenter de tourner la page, Berlusconi décide de donner sa chance à un ancien joueur du club, devenu depuis directeur technique, le brésilien Leonardo. Malgré une réelle volonté d’apporter sa patte à l’équipe – on se souvient de son schéma en 4-2-4 ultra offensif – l’héritage des 2 Champions League remportées par son prédécesseur semble trop lourd à porter. De plus, il se heurte à l’impatience de son président qui attend davantage de l’équipe et qui ne digérera pas l’élimination européenne subie en huitième de finale sur le score de 4 à 0 face à Manchester United, à Old Traford.

Bilan Toutes Compétitions Confondues : 23 victoires, 13 nuls et 11 défaites.

3ème : Clarence Seedorf (Janvier 2014-2015)

Si Massimiliano Allegri est miraculeusement parvenu à qualifier le club pour la Champions League lors de la saison 2013-2014, la suivante fut celle de trop. Englué dans le milieu de tableau et devant faire face aux relations de plus en plus tendues avec la famille Berlusconi, il est amené à plier bagage dès le mois de janvier. Il laisse ainsi place à Clarence Seedorf, encore sous contrat avec Botafogo, et qui ne devait prendre les rennes de l’équipe qu’à la fin de la saison. C’est donc dans l’urgence et dans une ambiance délétère qu’il tente de redresser l’équipe du mieux possible.  Il échouera finalement à une huitième place et – suite à un énième caprice de Berlusconi – ne sera pas reconduit en vu du prochain exercice.

Bilan TCC : 11 victoires, 2 nuls et 9 défaites.

2ème : Cristian Brocchi (Avril-Mai 2016)

Il aurait pu être l’entraîneur du Milan avec le meilleur ratio matchs joués/trophées remportées mais pour cela, il lui aurait fallu battre la Juve en finale de la Coppa 2016. Un but de Morata à la 110ème minute des prolongations aura finalement vérrouilé le sort de celui qui ne sera resté que 7 matchs à la tête de l’équipe première. Appelé en tant qu’intérimaire pour finir la saison entamée par Mihajlovic, il quittera le club à l’issue de la saison et abandonnera par la même occasion son poste d’entraîneur de la Primavera qu’il occupait avant cela.

Bilan TCC : 2 victoires, 2 nuls et 3 défaites.

1er : Filippo Inzaghi (2014-2015)

A l’aube de la saison 2014-2015, la nomination de Pippo Inzaghi comme entraîneur du Milan est vue par beaucoup de tifosi rossoneri comme une lueur d’espoir et le départ d’un nouveau cycle. D’autant que ses premières prouesses entrevues sur le banc de la Primavera paraissent plutôt encourageantes si l’on se réfère aux résultats obtenus. Les tifosi espèrent alors secrètement vivre pareil bonheur que ceux de la Juve avec Conte 3 ans plus tôt. Malgré un départ encourageant, les espoirs vont vite être déchus. Au retour de la trêve hivernale l’équipe enchaîne les mauvais résultats et malgré toute sa bonne volonté et son amour pour le club, Pippo ne parvient pas à faire mieux qu’une 10ème place en championnat synonyme du pire classement du club au cours des années 2000.

Bilan TCC : 14 victoires, 13 nuls et 13 défaites.

Max Miotto

Rédacteur



Lire aussi