La Fiorentina salue déjà Mario Gomez

Par Joachim Houbib publié le 04 Août 2015
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Mario-Gomez

La Ligue des champions, le tant recherché salto di qualità, le duo alléchant avec Giuseppe Rossi. Voilà sûrement ce dont espéraient les 25 000 tifosi venu accueillir Mario Gomez au Stadio Artemio Franchi ce 15 juillet 2013. Malheureusement, de tout cela, ils n’auront rien vu, ou presque. Deux ans presque jour pour jour après son arrivée triomphale en Toscane, Mario Gomez est déjà reparti dans une indifférence presque gênante, sans avoir été à la hauteur des espoirs placés en lui. Placé sur le marché des transferts et courtisé en MLS ainsi que dans les pays du golfe, c’est finalement en Turquie que l’ancien bavarois a posé ses valises pour la saison prochaine. Si les détails de l’opération restent à définir, les dirigeants du Besiktas ont en effet trouvé un accord avec la Viola pour un prêt avec une éventuelle option d’achat qui pourrait avoisiner les 7-8 Millions d’euros. L’Allemand dit ainsi au revoir à l’Italie, laissant derrière lui un bilan fort décevant de 14 buts en 47 matchs, et la désagréable impression de n’avoir jamais donné la pleine mesure de son talent de buteur.

Besoin de changer d’air

Que retenir alors de l’intermède florentin de Super Mario ? Son éphémère association avec Giuseppe Rossi (5 buts en 2 matchs de Serie A pour le duo, tout de même), ses longs mois d’absences, ses quelques buts importants en Europa League ? Une image résume peut être à elle seule son expérience malheureuse, celle d’un Mario Gomez à terre, grimaçant de douleur après s’être tordu le genou face à Cagliari. Cette grave blessure, c’est aussi le point de départ d’une galère dont il n’a jamais semblé pouvoir s’extirper, entre les rechutes et le manque de confiance si chère aux grands buteurs qui n’ont pas facilité son intégration. Enfin, à la vue de ses derniers mois contrastés où il avait enfin pu évoluer avec continuité, d’aucuns diront qu’il n’était peut-être tout simplement pas fait pour s’adapter au football italien, et a fortiori, dans les schémas de jeu d’un Vincenzo Montella qui avait fini par l’écarter du onze titulaire en fin de saison.

Une attaque à remodeler

C’est donc avec une pointe d’amertume et de tristesse que la Viola tourne la page Mario Gomez et va devoir recomposer un secteur offensif où seul Rossi et Babacar sont pour l’instant susceptibles d’occuper la pointe de l’attaque. Avec des finances allégées par l’économie temporaire des quelques 4.25 millions d’euros qui correspondaient aux émoluments de l’ancien bavarois, les dirigeants florentins disposent d’une petite manne financière supplémentaire pour investir sur son futur remplaçant. Parmi les pistes les plus redondantes, le choix d’Alberto Gilardino apparaît logique eu égard aux appels du pied répétés de l’attaquant piémontais qui souhaite poursuivre son aventure à Florence après six derniers positifs l’an passé. En outre, le club étudie également les possibilités de faire venir Mattia Destro, encore plus enclin à aller chercher du temps de jeu hors de Rome après la probable arrivée de Dzeko, mais aussi Fabio Borini ou Mauricio Pinilla. Quoi qu’il en soit, la Viola gardera sans doute un œil attentif sur la Süper Lig l’an prochain, guettant le réveil de son bomber en terre turque.

Joachim Houbib

Pigiste



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