Enfin l’envol du Faraone ?

Par Louis De Brondeau publié le 28 Jan 2016

El Shaarawy

Un diamant brut

Si vous avez regardé la Serie A édition 2012-2013, ou du moins les 6 six derniers mois, vous avez forcément entendu parler du trio Niang-Balotelli-El Shaarawy. Ce trident offensif de jeunes talents était censé porter le renouveau d’un Milan qui s’est délesté de Zlatan Ibrahimovic, Gennaro Gattuso ou encore Pippo Inzaghi au mercato estival. Le dernier cité de ce trio, Stephan El Shaarawy, est un ailier gauche de poche d’origine égyptienne arrivé en provenance du Genoa en 2011. Un talent aussi exceptionnel que ses goûts capillaires en fait rapidement la nouvelle coqueluche du public rossonero. Numéro 92 dans le dos, Il Faraone fait vibrer la curva sud au rythme de ses dribbles chaloupés et de ses accélérations fulgurantes. Il est aussi un espoir pour tout le peuple italien qui voit en lui une nouvelle arme offensive de la Squadra Azzurra. Malheureusement les blessures s’en mêlent et viennent stopper l’ascension fulgurante du jeune prodige. Il est écarté des terrains pendant la quasi-totalité de la saison 2013-2014 et la moitié de l’exercice suivant, disputant seulement 28 matchs en deux saisons. Lorsqu’il revient, Stephan n’est que l’ombre de lui-même, ses dribbles semblent téléphonés et ses accélérations prévisibles. Cet été, il est sacrifié par le board milanais au profit des Carlos Bacca et autres Luiz Adriano. Direction Monaco pour l’attaquant italien.

Tout les chemins mènent à Rome

Après 6 mornes mois sur le Rocher ponctué de seulement 3 buts et une seule passe décisive, le Faraone revient chez lui en Italie. Devenu paria à Milan, il prend cette fois le chemin de Rome. La ferveur qui l’entoure est intacte, en atteste la foule de supporters giallorossi venu accueillir leur nouvelle recrue à Fiumicino. El Shaarawy est l’attaquant qui doit relancer la machine romaine dans la course à la Ligue des Champions (ou plus) et assurer la succession de Gervinho parti en Chine. Mais toutes ces attentes qui pèsent sur ce jeune joueur, seulement 23 ans, pourraient bien se retourner contre lui s’il venait à décevoir le public romain. Le choix d’un club où la pression mise sur les joueurs est énorme est-il vraiment le bon choix pour un attaquant qui cherche à se relancer ? Surement aligné aux côtés de Dzeko dans le 3-5-2 de Spalletti, l’attaquant devra marquer et se faire remarquer pour accrocher une place pour la France. Car si Stephan est revenu en Italie, c’est qu’il sait que sa place en Nazionale est menacée. En effet, même s’il a jusque-là profité d’une confiance aveugle de la part d’Antonio Conte, l’ancien milanais, a accumulé un retard considérable sur ses concurrents comme Lorenzo Insigne ou Leonardo Pavoletti durant son triste intermède monégasque. En revenant dans la Botte six mois avant l’euro, l’attaquant à la crête sait qu’il se rapproche des yeux du sélectionneur italien. Réussira-t-il à combler son retard et à enfin s’imposer durablement dans un grand club ? Réponse dans quelques mois.

Louis De Brondeau

Rédacteur



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