EDITO : Racisme et violence, le cancer n’est pas guéri

Par François Lerose publié le 27 Déc 2018

Hier à San Siro, de nouveaux incidents ont eu lieux. Koulibaly victime de cris de singes pendant 80 minutes à chaque touche de balle, chaque faute, chaque passage sous la Curva Nord. 80 minutes. Presque une éternité à subir la déferlante stupide d’une minorité qui désormais se fait beaucoup trop entendre. Son carton rouge sera au final bénéfique car nul ne sait si l’on en parlera autant si le sénégalais n’avait pas craqué en fin de rencontre. Si l’on ajoute à ça les incidents avec le van napolitain attaqué par les ultras interiste, puis un des derniers qui est décédé dans la rixe, on atteint le sommet de la bêtise humaine.

Au delà de commenter ces faits, qui le sont assez au quotidien, il faut prendre des mesures. Facile à dire. Nous on ne peut rien faire de plus malheureusement, sinon relever ces actes idiots et dangereux, remettant en cause la notion de spectacle et de divertissement du football. Au coeur de tout ça, une mouvance ultra toute puissante, que personne ne sait contrôler, des groupes politisés, qui s’inventent des batailles, qui s’approprient les virages et les abords du stade pour y faire régner l’anarchie pendant que les politiques sportives ne bougent pas d’un cil. Il est temps de faire taire à jamais ces déviants, que les ultras prennent position contre ces actes récurents dans les stades, pour qu’enfin le football puisse reprendre sa place de jeu populaire. Alors messieurs, en costume cravate et dans vos bureaux ? Vous faites quoi pour le football italien ?

François Lerose

Rédacteur en Chef



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