EDITO : Le ventre plein d’Europe et de musique !

Par Cesco publié le 29 Nov 2019

Qu’elles étaient mornes ces soirées européennes jusqu’à présent avec des hauts, des bas, des joies et des déceptions. Un manque de régularité flagrant chez nos prétendants italiens que seule la Juventus arrivait à contrecarrer, sans être réellement brillante (oui on se rappelle du 2-0 2-2 de Madrid ou de la frayeur moscovite).

Enfin bon voilà, on se réveille un vendredi et on fait le bilan, calmement, en se remémorant chaque instant, de ces trois soirées d’Europe aux résultats plutôt attrayants. Oui car l’Europe, dans le foot, c’est fait pour rêver. C’est fait pour vibrer. C’est fait pour briller. Et l’éclat de nos clubs italiens semblait disparaitre petit à petit. Enfin, bon si l’on crache toujours sur la culture de l’instant, ce n’est pas une raison pour ne pas profiter d’une semaine réussie en tous points.

D’abord la Juve, la vieille dame, qui sans se procurer d’énormes occasions a fait parler la poudre sur un coup franc improbable de Dybala. Imaginez si Ronaldo avait été gaucher … on aurait peut-être perdu le ballon. En tout cas, l’essentiel est là, la qualification, la première place du groupe …. enfin bon pour piocher le Real en huitièmes, on connait l’histoire c’est du déjà vu. Alors pourquoi ? pourquoi tout ça n’arrive qu’à elle ? Pourquoi ce Real va encore tomber sur elle ? Qu’a fait-la Juve pour mériter ça ? On ne sait pas. Un mauvais karma, une poisse qui dure depuis 23 ans. Enfin bref, la qualification est là et juste de le dire, on espère que ça n’arrivera pas et qu’au final la Juve tombera sur l’Ajax … non pas l’Ajax ! Pas l’Ajax ! Joker. Humour à part, cette année, il faut que ce soit la bonne !

Ensuite le Napoli, si triste en championnat, sans la moindre étincelle dans le regard a été chercher un joli point chez le champion d’Europe en titre. Oui, ce Liverpool, si tonitruant a dû se contenter d’un nul. Et non, ils n’ont pas pris la dignité du Napoli qui tient encore debout et a son destin en mains pour se qualifier pour le prochain tour. Eux au moins, ils ne prendront pas le Real. C’est sûr. Quoi qu’il en soit, le visage de cette équipe au talent retrouvé à la faveur de l’automne fait plaisir. Maintenant il faut que cela dure. La 7ème place en championnat actuelle ne doit pas être une fin en soi.

Place à l’Inter et sa love story. L’Argentine, la Belgique, tout les sépare, même un océan et plusieurs milliers de kilomètres. Et pourtant sur le terrain, tout les rassemble. 1 but et 2 passes décisives pour Lukaku, 2 buts pour Lautaro Martinez. Amis dans la vie, complices sur le terrain. C’est l’amour vrai. En tout cas avec cette victoire face au Slavia combinée à la défaite de Dortmund, il y a l’envie d’y croire. Face au Barca d’ici 10 jours, il faudra montrer les dents, comme cette semaine. C’est tellement court une vie, tellement fragile aussi, ça fait 7 ans que les tifosi attendent de retrouver les phases finales de la Champions League. Alors, ressortez la Pazza Inter, et des 10 commandements, n’en gardez qu’un, « jécraserai le Barca et que Messi ne marque pas. »

Ah l’Atalanta ! Tout semblait si loin, si perdu, et pourtant, la Dea de Gasperini a son destin entre les mains. Vainqueurs pour la première fois de leur histoire en Champions League, la bande à Gomez est toujours dernière de son groupe mais avec une victoire face au Chakthar et une contre-performance de Zagreb face à City, il y a de fortes chances que les derniers soient les premiers ! La réalité est celle-ci et si l’Atalanta veut continuer son rêve il faudra devenir grand et triompher des ukrainiens.

Enfin, l’AS Roma et la Lazio semblent plus liés que ce qu’il semble paraitre. Décevantes ces derniers temps en Europa League, les clubs romains ont relevé la tête. Deux victoires, l’espoir est à nouveau permis. Alors qu’en championnat, les deux clubs marchent sur l’eau depuis quelques temps, il est toujours bon de rappeler qu’au delà de leurs différences, ils se ressemblent à s… cent pour cent. Ouais, cent pour cent, même s’ils sont pris entre le feu et la glace, en référence à leurs couleurs de maillot. On pourrait me tuer, pour avoir dit ça, mais qu’importe, je prends le risque. Rome est unie, dans la difficulté, parfois dans la défaite, mais par pitié. Passez ces poules. On est pas la « farmer league » nous.

Cesco

Rédacteur en Chef



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