EDITO : Le romantisme vient de Bergame cette année

Par François Lerose publié le 15 Mai 2019

On l’a senti venir depuis quelques saisons maintenant, la progression de la belle Atalanta portée par un Gasperini que plus grand monde ne remet en cause. Pillée de ses talents, en difficultés, en doute quand il faut disputer une coupe d’Europe loin de son stade ou quand il faut passer par des barrages difficiles en juillet, elle a toujours su trouver son second souffle pour aller au bout d’elle même, et ce, pour accomplir des résultats toujours plus satisfaisants. Ceux de cette année ne sont en rien surprenant, mais qu’il est bon de constater que la hiérarchie peut-être bousculée avec pour uniques armes une bonne gestion d’effectif chaque saison et un projet de jeu qui détonne.

Loin des millions cette Atalanta a tout pour séduire. Sans tomber dans le cliché du petit qui bouscule les gros, la Dea véhicule une autre image du calcio. Celui qu’on avait mis de côté depuis un moment. Celui du jeu. Du jeu que l’on sait faire. A trop se caricaturer, de nombreuses écuries sont tombées dans des travers, qui avec la montée en puissance de la Premier League cette saison, ont montré les lacunes d’un football dont la remise en question se fait trop lentement. L’Atalanta, elle ne renie pas ses principes.

Elle joue, elle met de l’intensité, elle court, elle est bien organisée et elle verticalise le jeu. Des qualités qui font encore défaut à certains grands clubs aujourd’hui de la botte (AS Roma, Inter, Juventus …). Désormais 4ème du championnat avec 3 points d’avance sur le Milan AC et la Louve, la Dea dispute ce soir une finale de Coppa Italia. Une finale qui pour l’histoire, devrait lui appartenir coute que coute. Le romantisme passe par la séduction, les résultats par le pragmatisme et le cynisme. Des qualités que cette Atalanta pourrait avoir lors du sprint final, afin que l’on tombe définitivement tous, raides dingues de Bergame et que son équipe se fasse encore piller cet été (Zapata, Castagne, Ilicic …). Pas grave, elle sortira de son chapeau un nouveau filtre d’amour, pour tous nous mettre d’accord, à coup sûr.

François Lerose

Rédacteur en Chef



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