EDITO : Dans le championnat des aveugles, certains ont ouvert les yeux

Par Cesco publié le 27 Mai 2019

Alors que l’on reprochait aux équipes de Serie A (à juste titre) de ne pas mettre d’intensité dans leurs matchs, se contentant du jeu éternel de la tactique pour maitriser un football qui évolue tous les jours. Cette intensité manquante s’est vue en Europe et l’écart de niveau avec l’Espagne, l’Angleterre et même l’Allemagne, s’est remarqué. L’Italie a des marges de progression et si la Juventus fait figure de borgne au royaume des aveugles, la Serie A doit s’appuyer sur la 38ème journée pour adopter un modèle de jeu différent.

Sur le plateau de Sky hier, tous étaient unanimes à commencer par Fabio Capello : « cet Inter-Empoli est peut être le plus beau match de ce championnat. On a vu de l’intensité, des équipes attaquer et qui avaient vraiment envie de gagner. Ce n’était plus le même championnat le temps d’une journée. Comme quoi …« . Une déclaration que je n’ai pu qu’approuver sur mon canapé en constatant le comportement des joueurs pendant le match. Même constat pour le Milan AC face à la SPAL ou encore l’Atalanta face à Sassuolo. Les équipes italiennes et leurs coachs doivent arrêter de réfléchir aux logiques d’épiceries. Allegri en tête de file, qui pour ce style indigent et insuffisant a vu son contrat stoppé avec la Juve, les coachs italiens doivent désormais évoluer vers un jeu plus rapide, plus intense. Sans pour autant renier l’identité italienne que je défends depuis longtemps, à savoir une défense solide et une capacité à partir en contre rapidement et avec réalisme. Peut-être qu’avec les expériences acquises en Angleterre, et si leurs retours s’avèrent factuels et réels, Antonio Conte et Maurizio Sarri y arriveront. On attend que ça.

La saison tire donc le rideau sur une année folle avec un Milan AC qui reste une nouvelle fois à quai. Si la déception est compréhensible, cette non-qualification pour la Champions League est peut-être un mal pour un bien. Le club doit se reconstruire patiemment et avec de nouvelles bases. Les dernières années ont été terribles sur le plan financier et en coulisses. Il faut de la stabilité et avant tout un accord avec l’UEFA concernant le Fair-Play financier. Jouer une C1 avec une limitation d’effectif et une amende lourde n’aurait pas de sens, surtout que l’Inter et l’AS Roma étaient prêtes à saisir le TAS. Nous aurons donc la Juventus, le Napoli, l’Inter et surtout l’Atalanta, digne représentante du football non renié, du jeu pour le jeu sans la peur de perdre. Le romantisme à l’état pur sans le pragmatisme, une autre Italie qui ne nous déplait pas.

Cesco

Rédacteur en Chef



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