Le Duel : De Rossi VS Busquets

Par Matteo Pogliani publié le 25 Juin 2016
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Le Duel

Coin bleu : Daniele De Rossi

L’expérience 

On ne l’attendait presque plus, on n’était pas sûr toute la saison qu’il allait être du voyage en France, mais finalement, Daniele est bien parti pour la France avec la Nazionale. Et heureusement, quand on repense aux fâcheuses blessures de Marchisio, Verratti ou encore Montolivo. Cela dit, l’inquiétude était grande quant à son état physique, et il semble que Conte ait fait un autre miracle à ce niveau-là dans la préparation pré-Euro. Bien que l’âge commence à se faire grandement sentir, Daniele est bien le titulaire devant la défense de la Nazionale. Et sur les deux rencontres disputées face à la Belgique et à la Suède, il a répondu présent. Placement, lecture de jeu, hargne, intelligence, tous les ingrédients puisés dans son expérience internationale sont ajoutés à la recette concoctée par le sélectionneur italien. Pourvu que cela dur, car cette Squadra a vraiment besoin de Daniele, très lucide à comprendre les temps de jeu, ceux où il faut accélérer, et ceux où, au contraire, il faut calmer le jeu. Son placement lui permet aussi d’être précieux à la récupération. Sa roublardise lui permet de se rattraper quelque fois, et son sens du but d’être de temps en temps le sauveur de la nation. Bref, la surprise est belle, en espérant que le plaisir soit prolongé.

Face à l’Espagne, ça donne quoi ? 

Face à l’Espagne, c’est quatre défaites, une victoire et un nul depuis sa première convocation en 2004. Pas franchement rassurant, mais on le sait, l’Espagne est la bête noire de la Squadra.

Coin rouge : Sergio Busquets

L’intelligence 

Plus intelligent dans le jeu, c’est impossible. Busquets est le métronome de cette équipe espagnole et de celle barcelonaise, le vrai patron du milieu, celui qui permet aux autres de s’exprimer à leur guise. Il n’est pas qu’un simple joueur de l’ombre, non il crève l’écran tant par son placement que par sa lecture du jeu. Pièce maîtresse, les actions espagnoles passent forcément par ses pieds. Les récupérations sont assurées par ses déplacements. Lorsqu’on est son adversaire, on le déteste tant il est omniprésent au milieu. Et nul doute qu’il va falloir que Conte trouve une solution pour lui aussi, surement demander à l’un des deux attaquants de venir le déranger à la relance. Gardien de la défense, il n’est pas souvent amener à attaquer, il préfère laisser cela aux artistes qui l’entourent. Enfin, Busquets, on le connait, à ce poste, il est l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur, et Del Bosque compte sur lui. Trop intelligent, mais pas infaillible, il est passé aussi à côté de certaines rencontres, ne sachant pas, de temps en temps, contrôler ses émotions et son ardeur. Il faut peut-être jouer avec ça aussi !

Face à l’Italie, ça donne quoi ? 

De son côté, Busquets n’a jamais perdu face à la Squadra Azzurra lorsqu’il a été aligné avec l’équipe nationale. Un total de quatre victoires et un nul, rien de bien rassurant pour nous. Il est temps d’inverser la tendance !

Et le vainqueur est …

Le vainqueur de ce Duel est Sergio Busquets. A contre-coeur, et avec tout l’amour porté à notre Daniele national, l’âge, les jambes qui avancent moins, jouent en sa défaveur. Busquets garde toujours un niveau exceptionnel saisons après saisons, et il est indispensable dans l’entrejeu espagnol. Sur la compétition, De Rossi a très bien débuté, avec des prestations de haut rang, rappelant le Daniele d’antan, et on souhaite vraiment qu’il conserve ce niveau de jeu. Avec un DDR en grande forme, l’exploit est possible !




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Matteo Pogliani

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