DOSSIER – L’Atalanta et l’Europe : la Dea entre dans la cour des grands (3/3)

Par Ben Soffietti publié le 15 Sep 2021
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Ce soir, l’Atalanta se déplace sur la pelouse de Villarreal dans le cadre de la phase de groupes de la Champions League. Une compétition que le club de Bergame va disputer pour la troisième fois de son histoire, une troisième fois consécutive. Avant d’observer cette nouvelle campagne de la Dea, au cours de laquelle elle sera donc opposée au Sous-marin jaune mais aussi à Manchester United et aux Young Boys de Berne, Calciomio revient en trois papiers sur l’histoire européenne de l’Atalanta. Cet ultime épisode porte sur les deux parcours des Orobici en Champions League.

Pour pousser, il faut se planter !

Après les trois douloureux revers évoqués dans l’épisode précédent, l’Atalanta n’a presque plus rien à espérer de cette phase de groupe. Cependant, elle obtient le premier point de son histoire lors de la réception de Manchester City. Sterling, triple buteur à l’aller, marque de nouveau mais Pasalić remet la Dea sur de bons rails. L’Atalanta aurait même pu l’emporter puisqu’après l’expulsion de Claudio Bravo, c’est Walker, défenseur, qui joue gardien. Premier point en Champions League pour l’Atalanta, qui ne compte pas s’arrêter là. En effet, après s’être plantée, la Dea a poussé, a grandi et entame une remontée épique.

Devant 28 000 spectateurs à San Siro, elle s’impose contre le Dinamo Zagreb (2-0) et se met à rêver. En effet, la double confrontation entre Ukrainiens et Croates s’est soldée par deux matchs nuls et à une rencontre de la fin du tour, l’Atalanta, dernière de son groupe, n’a que deux longueurs de retard sur le Shakhtar, chez qui elle se déplace pour l’ultime partie. Elle fait vivre un enfer aux locaux et trouve enfin la faille à l’heure de jeu avant de dérouler (0-3) : Castagne, Pasalić et Gosens envoient l’Atalanta en huitièmes. Première participation et qualification historique pour le second tour !

Au coeur du Covid, l’Atalanta se révèle aux yeux de l’Europe

Le 19 février 2020, Valence se présente à San Siro pour y défier l’Atalanta, soutenue par 45 000 personnes. Si ce match a ensuite été pointé du doigt comme un des éventuels points de départ de la crise de Covid-19 en Italie, les tifosi présents ce soir là ont assisté à un récital du club bergamasque. Le match, qualifié ensuite de « bombe biologique » par le docteur Di Marco, qui officie à l’hôpital de Bergame, a été la première démonstration de force du schéma développé par Gasperini. Juste après l’heure de jeu, la Dea mène 4-0. 7 des 11 titulaires étaient présents contre Dortmund deux ans plus tôt, dont les trois buteurs, Ilicić, Freuler et Hateboer, auteur d’un doublé. Avec cet éclatant succès (4-1), la Dea a déjà un pied en quart de finale et le spectaculaire match retour (3-4) met en avant Josip Ilicić, auteur d’un quadruplé, mais aussi toute l’équipe, qui abandonne le ballon aux Espagnols pour mieux les frapper en contre. Une stratégie payante qui doit toutefois se confiner, comme le reste de la planète.

Et les Orobici patientent cinq mois avant de pouvoir disputer le premier quart de finale de leur histoire, à huis-clos, sur terrain neutre. Face à eux, la pléthore de stars du PSG est ultra-favorite et personne ne donne cher de la peau de la Dea. Une position qui lui sied à ravir depuis plusieurs saisons puisqu’elle surprend son adverse en première période. Solidaire et courageuse, elle se dirige vers un exploit XXL, mais elle craque à deux reprises dans le temps additionnel. Physiquement épuisés après un match à défendre sur chaque ballon, les Nerazzurri s’inclinent devant un héros inattendu, Choupo-Moting…

Deuxième participation, deuxième qualification

Grâce à ce parcours incroyable, la Dea bascule du chapeau 4 au chapeau 3 lorsqu’elle retrouve la Champions League la saison suivante. Cette nouvelle aventure démarre bien mieux que la précédente puisque le rouleau compresseur broie la novice équipe de Midtjylland (0-4). Mais derrière, contre les deux principaux concurrents pour la qualification, Liverpool et l’Ajax, elle n’obtient qu’un point, contre les Néerlandais, tandis que les Reds de Klöpp fument la défense de la Dea en 54 minutes.

Finalement la Dea enclenche la seconde sur les matchs retours, comme la saison passée. Liverpool, presque déjà qualifié, se laisse surprendre à Anfield (0-2) et dans la finale pour la qualification, à la Johann Cruyff Arena, Muriel crucifie l’Ajax et offre un nouveau huitième de finale au club du président Percassi. Cependant, devant l’équipe la plus titrée de la compétition, l’Atalanta ne fait pas le poids et s’incline sur les deux matchs contre le Real Madrid.

Qu’importe, la Dea est devenue un club qui compte en Italie et maintenant en Europe. Et encore une fois, il faudra compter sur elle pour jouer les troubles fêtes pour l’édition à venir.

Les autres épisodes à suivre :
Épisode 1 – des parcours dans les coupes disparues à la période de disette
Épisode 2 – des coups éclats en Europa League à la difficile découverte de la Champions League
Épisode 3 – l’Atalanta entre dans la cour des grands





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Ben Soffietti

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