Domenico Berardi en mal de buts

Par Nicolas Portais publié le 20 Jan 2016

berardi

La réception du Torino par Sassuolo (pour le compte de la 16ème journée de Serie A, match initialement reporté en décembre pour cause de brouillard) est l’occasion de prendre des nouvelles d’un joueur qui en a peu donné ces derniers temps sur le terrain, en l’occurrence Domenico Berardi. L’évidence des chiffres est parfois cruelle : une seule main suffit pour dénombrer les buts inscrits jusqu’alors par l’arme souvent fatale du club d’Émilie-Romagne. Vous l’avez compris (ou pas), le total des réalisations de Berardi n’est à ce jour que de trois unités. Un chiffre de nouveau en baisse par rapport à l’année précédente (11 à la même période en 2013-2014, et 5 en 2014-2015), mais également en opposition avec le potentiel observé depuis trois ans que les neroverdi ont fait leur apparition en Serie A. Puisque l’on est pas à un paradoxe près, c’est au moment où les hommes de Di Francesco réalisent ce qui ressemble à leur meilleure saison dans l’élite (17ème il y a deux ans au même moment, puis 11ème l’année suivante, et enfin 7ème cette année) que leur attaquant vedette fait du sur-place. La seule constante chiffrée le concernant est hélas le nombre de matchs manqués pour cause de suspension (son péché mignon) : déjà 3 cette année. Égaler ou même dépasser les 5 absences de l’an passé est donc possible, même s’il sera difficile (et aucunement souhaitable) d’aller chercher son record perso de neuf matchs en tribune.

Des conséquences en perspective ?

Avant de décréter que l’enthousiasme le concernant est bel et bien retombé, notons que ce type de phase de stagnation est courante chez les jeunes attaquants. Le timing, lui, est en revanche fâcheux : annoncé avec insistance du côté de la Juventus depuis un bail, les têtes pensantes de Turin pourraient bien y réfléchir à deux fois avant de faire venir l’été prochain l’ailier au sang chaud, s’il devait continuer à traverser cette saison dans un relatif anonymat. Du coup, Mimmo a tout loisir pour l’instant d’observer de loin l’adaptation de son ancien compère de Sassuolo, Simone Zaza à la Juventus, avant d’aller (enfin ?) tenter lui-aussi l’aventure dans une équipe plus ambitieuse. L’idéal serait dans le même temps de ne pas observer trop longtemps d’autres régaler les tifosi neroverdi à sa place.

Nicolas Portais

Rédacteur Juventus



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