La dernière chance pour Pazzini ?

Par Giuliano Depasquale publié le 13 Juil 2015

Pazzini nazionale

« Giampaolo, c’est moi qui l’ai lancé et je suis fier de le retrouver. » Telles étaient les paroles de Mandorlini lors de la présentation d’équipe vendredi au Bentegodi. Et en effet, c’est bien l’actuel coach du Hellas qui a lancé Pazzini, alors qu’il entraînait l’Atalanta en Serie B pendant la saison 2003-2004. D’ailleurs, l’attaquant n’a pas attendu longtemps avant de se faire remarquer par une grosse écurie d’Italie. Il débarquait en janvier 2005 à la Fiorentina, dirigée alors par Zoff, pour six millions d’euros, un gros montant pour l’époque. Mais les prestations de l’espoir italien ne convainquaient pas. De plus, la venue de Gilardino un peu plus tard empirait les choses, ne lui accordant plus que très peu de temps de jeu. Malgré tout, c’est contre 9 millions d’euros qu’il débarque à la Sampdoria en 2009. Avec Cassano, il constitue un des duos les plus dévastateurs de la saison. L’AS Roma se souviendra notamment du titre arraché par l’Inter à cause d’un doublé du Pazzo cette même année. Et un an plus tard, il s’engage avec les champions d’Italie. Là aussi, il réalise des débuts tonitruants. Mais c’était le début d’une lente descente aux enfers pour le joueur, qui ne trouvait plus que trop rarement le chemin des filets. Son transfert au Milan AC et de nouveaux bons premiers matches pouvaient laisser présager un possible retour, mais il n’en était rien. Sa désillusion milanaise se termine sur seulement trois goals en vingt-six présences…

Désormais, Pazzini voudra certainement tourner la page et repartir sur de bonnes bases au Hellas. En tout cas, toutes les conditions sont réunies pour qu’il y retrouve des couleurs. Avec Mandorlini aux commandes, il peut déjà être sûr que la tactique lui correspondra. Enfin presque, puisqu’avec l’équipe jouant habituellement en 4-3-3, plusieurs possibilités sont envisageables : soit la formation est maintenue et Pazzini évoluera aux côtés de Jankovic, tous les deux derrière Toni, soit le coach remodèle la tactique en un 4-3-1-2 et donc il jouera en pointe avec son vieil ami de la Fiorentina. Dans le premier cas, cela demanderait un plus grand travail du Pazzo, qui aurait pour rôle de tenir un côté et de fournir Toni en ballons, ce qui correspond moins à ses caractéristiques d’attaquant pivot. C’est pour cette raison que la deuxième éventualité serait la plus adéquate pour lui. Son style se rapprochant fortement de celui de Toni, un poste en pointe lui permettrait de faire un meilleur usage des ballons qu’il reçoit. Avec Jankovic et Hallfredsson derrière, le duo offensif serait abondamment servi en balles et aucun des deux n’a l’habitude de se manquer face au but. Car, s’ils obtiennent 69 ans leurs âges combinés, nul doute qu’une pointe Pazzini-Toni pourrait encore faire très mal !

Giuliano Depasquale

Rédacteur



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