Cittadella-Hellas : une seule place pour le trône de Vénétie

Par Aurélien Bayard publié le 29 Mai 2019
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Présent depuis les quarts de finale, Cittadella et l’Hellas s’affrontent jeudi lors de la finale aller des play-offs. Dans ce derby, seul le vainqueur pourra se targuer d’être le roi de Vénétie en Serie A

Cittadella, une progression constante

Pour repartir de l’avant, il a fallu qu’Il Citta fasse un tour en Serie C. Figure habituelle de l’antichambre italienne depuis 2008, les granata s’approchaient de la relégation comme Icare du soleil. L’inévitable arrive en 2015 lorsqu’ils se brûlent les ailes et descendent à l’étage inférieur. Mais Cittadella ne s’effondre pas et remonte dès la saison suivante. En tant que promu, elle réalise une superbe saison et s’incruste dans les play-offs. Elle a à peine le temps de rêver que Carpi la stoppe au tour préliminaire. Rebelote l’année suivante où elle passe un cap en atteignant les demi-finales. Malheureusement Frosinone se fait un malin plaisir de doucher les espoirs vénitiens.

Jamais deux sans trois et revoilà Cittadella dans la dernière ligne droite pour la montée. La Spezia puis Benevento se dressent sur son passage mais ni la ville portuaire, ni les campaniens n’arrêtent les granata. La présence de Cittadella à ce stade de la compétition reste assez surprenante. Avec une seule victoire à l’extérieur en 2019, soit le pire bilan de Serie B, c’est en gagnant hors de ses bases qu’elle a assuré sa place en finale. Néanmoins, certains éléments se distinguent. Les nombreux sauvetages du gardien Paleari a permis à Il Citta d’être imprenable (deuxième défense de Serie B). De l’autre côté du terrain, la paire Finotto-Moncini fait des merveilles. Ils ont marqué 23 buts à eux deux dont 4 sur les 5 inscrits en play-off.

Hellas, spécialiste de l’ascenseur

Le rival du Chievo est bien plus familier des suiveurs du championnat italien. Vainqueur de multiples scudetti, dernier club de Luca Toni, le Hellas allait forcément se mêler à la lutte pour la promotion en Serie A. Les gialloblù en sont même des spécialistes. Sur les 4 dernières saisons, il a passé la moitié de son temps en Serie A. L’autre moitié, il s’est occupé à y retourner. Le recrutement de cette saison va en ce sens. Ils embauchent Fabio Grosso qui venait d’amener Bari en play-off l’année dernière. Au rayon joueur, Luca Marrone et Karim Laribi, deux têtes connues de Serie A, arrivent. Même l’inoxydable Pazzini décide de rester. Les pronostics de début de saison lui promettent l’une des deux premières places mais c’était sans compter sur le rouleau compresseur Brescia et le surprenant promu Lecce. Le début de saison se déroule bien puisqu’au bout de trois matchs ils pointent à la deuxième place.

La mécanique s’enraye lors de la douzième journée. Une correction 4-2 contre Brescia les sort des places directement qualificatives pour la Serie A. Les gialloblù ne retrouveront jamais ces sommets. Pire encore, le 1er mai – jour de la fête du travail – Fabio Grosso perd le sien après un septième match consécutif sans victoire. Largués pour la montée directe en Serie A, les véronais réussissent toutefois à rester dans la zone de play-off. Malgré cette place en finale, les doutes sont toujours présents. Perugia lui a longtemps tenu tête à dix contre onze avant de se faire éparpiller 4-1. Ensuite, la défense regroupée de Pescara couplée aux sauvetages héroïques de Fiorillo ont longtemps freiné les ardeurs du Hellas. Il a fallu un penalty de Di Carmine pour trouver la faille et filer en finale.

Entre une équipe qui rêve de jouer sa première saison en Serie A et l’autre qui veut y retourner, nul doute que cette finale sera âprement disputée. La réponse définitive sera dimanche soir.

Aurélien Bayard



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