Dybala, le carat à 40 millions d’euros

Par Matthias Bertoncelli publié le 11 Déc 2015
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Mieux qu’un certain Carlos Tevez

Carlos qui ? 4 mois plus tard et l’Apache a déjà trouvé son digne successeur. Paulo Dybala est aujourd’hui le nouvel électron libre de la Juventus. Tantôt passeur, tantôt buteur comme l’était l’un de ses pères spirituels, le petit prodige argentin lime déjà ses premières prestations de haut-vol et présente des stats importantes (7 buts sur 34 tirs tentés et 22 occasions de buts). Arrivé pour 40 millions d’euros cet été, les questions fusaient de la part des médias. Certes, la Joya (le joyau) était scruté avec attention par de nombreuses écuries européennes, mais de là à verser une telle somme…Beppe Marotta n’a, lui, pas hésité une seule seconde et s’est empressé de court-circuiter toutes mauvaises surprises. « Dybala sera le nouveau Messi » dixit Zamparini, le président de Palermo. Le chemin est encore long, mais les prémices sont plus qu’intéressants. Après être devenu le plus jeune buteur de l’histoire des rosaneri, Dybala se permet à ce jour le luxe d’avoir à ce jour des statistiques légèrement supérieures à son mentor Tevez après 15 journées de championnat (7 buts et 3 passes décisives en 945 minutes jouées pour Dybala contre le même nombre pour Tevez mais en 1135 minutes soit un but toutes les 135′ contre un toutes les 162′).

Un prédestiné qui grille les étapes sans forcer

Nous nous posions la question le 11 Juillet dernier : Dybala aura-t’il les épaules pour la Juventus ? En effet, le poids de son transfert déjà record lors de son arrivée en Sicile l’avait quelque peu émoussé. Que nenni. Dybala a désormais mûri et pris la mesure de la Serie A au point de totalement chambouler la hiérarchie de l’attaque bianconera. Alors que le plan initial d’Allegri était de le faire jouer avec parcimonie (comme il l’avait fait pour Morata), ses prestations abouties alors que la Juventus était au plus mal, additionnés à la pression des tifosi, l’ont définitivement incorporé dans le onze de départ bianconero. Indéboulonnable, on se remémore alors les déclarations du même Zamparini il y a quelques semaines alors qu’Allegri ne donnait pas encore entière confiance à son numéro 21 : « Allegri est en train de le ruiner. Dybala c’est le football. » Que l’on aime ou non l’impétueux dirigeant palermitain, force est de constater qu’il disait vrai. Il y a eu Zidane, puis Pirlo…c’est désormais son tour (on l’espère).

L’amour de la Serie A avant tout

Et puis avant d’être un formidable footballeur, Dybala c’est aussi et avant tout un garçon fidèle et un homme de principes ; des qualités rares qui rappellent certains grands noms passés du côté de Turin. En fait, Dybala est en quelques sortes le dernier des Mohicans de la Serie A. Alors que de nombreux clubs le convoitaient la saison dernière, Paulo a rapidement déclaré qu’il souhaitait rester en Italie. Un amour du pays qui l’a vu grandir qui permet de rêver en un retour du calcio comme El Dorado pour les meilleurs joueurs de la planète. De plus, Dybala a expliqué être venu à la Juventus car c’était le premier club a lui avoir expressément témoigné son envie de l’enrôler en lui offrant un challenge sportif alléchant. Dybala a alors rapidement donné son accord et n’est en aucun cas revenu dessus. Un homme de principes on vous dit. Aujourd’hui, c’est la Juventus qui se frotte les mains d’avoir en son sein l’un des meilleurs jeunes joueurs au monde. Fort à parier que le joyau prenne encore quelques carats d’ici quelques années ; un trésor à conserver coûte que coûte.




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Matthias Bertoncelli

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