Un mercato dicté par les besoins immédiats pour l’Inter

Par Fabio Pendolino publié le 31 Juil 2017
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Avant même de parler de la stratégie sur le mercato de l’Inter ou de faire des comparaisons sur les deux clubs de Milan, il convient de rappeler plusieurs faits : les Nerazzurri ont beaucoup dépensé l’été passé avec, notamment, les transferts de Joao Mario, Gabriel Barbosa, Candreva ou encore Ansaldi. Ainsi, à la fin de la saison, l’Inter ne s’est pas retrouvée avec les mêmes besoins que le Milan AC. En effet, l’équipe de Montella a atteint son objectif en rejoignant l’Europa League mais avait de nombreux postes à renforcer pour viser une qualification en Champions League cette année. L’Inter n’a en revanche besoin que de retouches après les investissements déjà réalisés, et surtout d’un coach pour organiser l’équipe, qui, sur le papier, semble largement suffisante pour atteindre la C1 (depuis plusieurs années déjà cependant).

La place du Fair-Play-Financier

Selon le très fiable site Calcio e Finanza, si l’Inter est touchée par les réglementations du FPF et pas Milan, c’est parce que l’équipe jouait en Europe l’an passé alors que les Rossoneri non. Le settlement agreement signé par l’Inter concerne les saisons allant de 2015/2016 à 2018/2019 et prévoit un déficit maximum de 30M par saison, à respecter attentivement (ce déficit maximum ayant été atteint la première saison, les saisons suivantes doivent être à 0). Le site relaye des extraits d’un article de Marco Iaria qui explique que le fait que l’Inter n’agisse pas sur le marché des transferts n’est pas lié à des problèmes d’argent, Suning ayant injecté environ 400M d’euros l’an passé pour la première saison du projet. Iaria ajoute que l’Inter « fera les dépenses nécessaires pour les demandes de Spalletti mais dans le respect du FPF ». A cette citation il est facile de lier les achats de Valero, Skriniar et Vecino, probablement de Dalbert et d’un ou plusieurs ailiers selon la vente ou non de Perisic (qui représenterait une grosse plus-value vu les montants annoncés, et permettrait donc des dépenses supplémentaires).

Le fait est que l’Inter doit impérativement augmenter ses rentrées (des efforts ont déjà été faits avec le sponsoring du centre d’entraînement de la Pinetina et du maillot d’entraînement par exemple) continuellement pour pouvoir profiter, dans les règles, de la puissance financière de Suning ; cela passe par un accès régulier à la Champions League. L’autre point important est la réalisation de plus-value sur un transfert : pour savoir si un bénéfice, et donc une plus-value, a été réalisé sur un départ d’un joueur, il ne suffit pas de comparer les indemnités versées et reçues. Il faut calculer le coût réel de l’opération avec le salaire, temps au club en rapport avec l’indemnité d’arrivée et il est alors possible de savoir si le transfert représente une bonne note du côté financier. Calcio e Finanza explique alors que l’Inter n’est pas dans le besoin immédiat de vendre pour faire les opérations nécessaires dans cette session (44M de plus-value réalisés lors de l’exercice précédent) mais que le club ne peut se permettre de refuser une offre intéressante financièrement (Jovetic, Perisic, Murillo ?).




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