Borja Valero, décevant mais suffisant

Arrivé cet été de la Fiorentina pour un peu plus de 5 millions d’euros, Borja Valero était censé devenir le nouveau métronome du milieu de terrain de l’Inter. Malgré ses 32 ans, il possédait une bonne réputation qu’il a confirmée les premiers mois avant de décevoir de plus en plus.

Par Giuliano Depasquale publié le 12 Mai 2018

L’été passé, le nom de Borja Valero était sans aucun doute celui qui rendait le plus heureux les Interistes, juste avant d’entamer la saison et de découvrir Skriniar. À la Fiorentina, l’Espagnol faisait l’unanimité dans toute l’Italie. Bien que discret, il offrait souvent une performance de grande qualité de par sa rapidité d’exécution, sa vista et sa précision dans ses passes, aussi bien courtes que longues. Il ne faisait dès lors aucun doute que les Nerazzurri avaient réalisé là un très bon coup avec un très bon coût. Puis, sa capacité à évoluer un peu partout au milieu de terrain représentait un bel atout pour Spalletti qui a aussi fait venir Vecino de la Viola. À partir de là, il était clair que le duo formerait la base du milieu, qui serait complété avec Gagliardini, Brozovic ou Joao Mario. Et tout se passe très bien, puisque l’Inter enchaînait alors les bons résultats. Tantôt milieu offensif, tantôt milieu relayeur, Borja Valero s’en sortait plutôt bien, même si tout n’était pas à chaque fois parfait, à l’instar de l’ensemble de l’équipe à ce moment-là de la saison. Celui qui se caractérise physiquement par sa belle barbe imposante tenait ses promesses en faisant tourner le ballon comme il faut, tout en se montrant efficace dans les contre-attaques et les longs ballons devant. Même quand il s’agissait de récupérer le ballon, il répondait présent, que ce soit au pied ou en duel aérien.

Un changement tactique

Le problème avec l’Espagnol, c’est qu’il faisait rarement plus que ce qu’il fallait. Et dans une équipe qui commençait à s’essouffler, il était primordial que certains en fasse plus que d’autres. Le poste de milieu offensif ne lui convenait pas tant que ça, car il avait beaucoup de mal à effectuer le lien entre le milieu de terrain et l’attaque. Il n’apportait pas cette vitesse de course et cette technique comme Rafinha le fait dans la tactique actuelle. À ses côtés, même Vecino ne suivait plus la cadence. C’est donc sans surprise que l’entraîneur a décidé de revoir la tactique. Après l’hiver et la série de dix matchs sans victoire de l’Inter, Rafinha s’est approprié le poste de milieu offensif et le duo Brozovic – Gagliardini est revenu plus en forme que jamais. Les deux anciens Florentins ont été conduits sur le banc, mais Borja Valero s’est vu offrir une nouvelle chance depuis la blessure de Gagliardini il y a quelques semaines. Cette fois-ci, il tourne dans une formation qui n’est plus aussi dépendante de lui et cela lui convient bien. Ses prestations individuelles ne sont toujours plus de la qualité affichée les premières journées, mais il fait juste ce qu’il faut et ce n’est pas plus mal. Son jeu à base de passes courtes suffit. Il éloigne le danger, écarte le jeu, mais il veut parfois prendre trop d’initiatives et ça ne lui réussit pas, au point de mettre en danger l’équipe. Il n’est pas exclu qu’il s’en aille déjà cet été, mais, vu son âge et ce qu’il peut encore apporter en tant que joker, Spalletti aurait plutôt intérêt à le garder.

Giuliano Depasquale

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