Le bilan à la mi-saison : Fiorentina

Par Joachim Houbib publié le 29 Déc 2015
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Ce qui a fonctionné

La transition Montella-Sousa : Comme il y a trois ans, les dirigeants florentins ont parié sur un jeune entraîneur sans trop de références pour amorcer un nouveau cycle. Comme il y a trois ans, ce pari est pour l’instant une réussite. En l’espace de quelques mois, Paulo Sousa a su bonifier l’héritage laissé par Vincenzo Montella et amener la Viola tout en haut du classement. Certes, tout n’est pas encore parfait, mais la qualité du jeu proposé et la marge de progression entrevue en ce début de saison laisse augurer un bel avenir sur les bords de l’Arno.

De l’équilibre, enfin ? : 36 réalisations inscrites en 17 matchs soit presque deux par rencontre, et 15 buts encaissés. A la tête d’un tel bilan, la Viola est tout simplement la meilleure attaque de Serie A à la mi-saison, et se place comme la quatrième place défensive de la Botte. Des chiffres honorables qui traduisent le travail de Paulo Sousa et la mise en place d’un 3-4-2-1 plus équilibré que jamais.

L’Europa League : Pour la troisième année consécutive, la Viola verra les phases finales de l’Europa League. Une régularité sur la scène européenne qui satisfait évidemment au sein du club, même si le parcours en poule s’est avéré plus compliqué que prévu. Chahutés par le FC Bâle et Lech Poznan, les ouailles de Sousa ont finalement assuré la chose en se qualifiant lors de l’ultime journée, pour finalement retrouver comme l’an passé les Spurs de Tottenham en 16èmes de finale. Une fort belle affiche en perspective.

Ce qui n’a pas fonctionné

Le retour de Giuseppe Rossi : Voilà une situation plutôt embarrassante. Si revoir enfin Beppe Rossi fouler de nouveau les pelouses de Serie A en pleine santé constitue de prime abord un motif de satisfaction, on ne peut s’empêcher d’éprouver quelques tristesses aux vues de ses prestations en ce début de saison. Toujours muet en Serie A, auteur de deux petits buts en Europa League, Pepito peine à retrouver le bon rythme, et doit pour l’instant se contenter de bouts de matchs épars. Une situation frustrante pour toutes les parties, qui a fait naître ces derniers temps des rumeurs de prêt, en Serie A ou en Espagne. Wait and see…

L’élimination en Coppa Italia : Assurément le gros point noir de cette première partie de saison florentine. Demi-finalistes l’an passé, finalistes il y a deux ans, les gigliati n’iront pas plus loin que les huitièmes cette année. La faute à une prestation bien terne face à Carpi synonyme d’élimination presque logique. Une contre performance qui a fait jaser en interne, d’autant que la partie de tableau des Florentins apparaissait plutôt favorable.

Le joueur à retenir

Nikola Kalinic : Débarqué du Dnipro vice-champion d’Europe, il était arrivé sur la pointe des pieds cet été en Italie. Nikola Kalinic n’a pourtant pas mis longtemps à montrer toute l’étendue de sa palette. Jeu en déviation, sens du but aiguisé, esprit de sacrifice et implication sans faille : l’attaquant croate enchante le Franchi de sa grinta. Onze buts toutes compétitions confondues et une demi-saison pleine l’ont ainsi consacré comme l’une des grandes révélations de cette fin d’année 2015.

Le joueur à oublier

Mario Suarez : Le constat est un peu dur, certes. Mais pour ses six premiers mois passés en Italie, Mario Suarez ne s’est clairement pas montré à son avantage. On le disait capable de métamorphoser le milieu florentin à son arrivé, le Madrilène n’a guère eu l’occasion de le prouver. La faute à une adaptation compliquée et à l’émergence du surprenant Matias Vecino. Résultat, l’ancien colchonero a peu à peu été relégué au bout du banc par Paulo Sousa, et il se murmure qu’un retour en Espagne dès cet hiver ne serait pas inenvisageable.

Joachim Houbib

Pigiste



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