Le bilan à la mi-saison : Carpi

Par Herman Ahouande publié le 26 Déc 2015

CARPI

Ce qui a fonctionné

– L’entraîneur. Fabio Castori a emmené son équipe en Serie A, depuis le bas de l’échelon du football italien. Pour son baptême de feu, l’aventure s’avère difficile. Carpi peine en championnat, ce qui lui avait valu un remerciement avant son retour. La bonne nouvelle reste donc la qualification pour les quarts de finale de la Coppa Italia face à la Fiorentina.

– Le parcours en coupe. En se qualifiant en Coppa Italia, Carpi a créé l’une des plus belles sensations de cette compétition. Avec trois victoires en trois matches, l’équipe a trouvé les moyens d’éliminer la Fiorentina, prétendante au scudetto. La coupe peut s’avérer un raccourci pour conquérir un titre (on y croit moyen quand même) et entrer un peu plus dans l’histoire. Soyons fou !

– Le style de jeu. Il est vrai que Carpi ne brille pas en Serie A mais le promu propose un jeu qui n’endort pas. N’ayant pas la réputation de la possession de balle (42% en moyenne), les biancorossi misent sur leur combativité. Les joueurs harcèlent l’adversaire pour essayer de récupérer le cuir et se projeter vers l’avant. Mais pour augmenter leur chance de réussite, les Emiliens doivent améliorer certains défauts.

Ce qui n’a pas fonctionné

– La finition. Avec 15 buts en 17 matches, Carpi possède l’une des pires attaques de Serie A. Que ce soit sur coups de pied arrêtés ou sur contre-attaques, les blancs et rouges se sont procurés des occasions de but mais sans grande efficacité. Les assauts dans le camp adverse ont engendré en moyenne 12,3 tirs par match mais seulement 3,8 tirs ont trouvé le cadre, pour 0,8  transformé en but.

– La défense. En plus de ne pas savoir marquer assez, les biancorossi encaissent beaucoup. Excepté en Coppa, où la défense n’a cédé qu’une fois en trois rencontres, celle-ci a coulé à 33 reprises en 17 confrontations : presque deux fois par match. Les défenseurs de l’équipe ont inscrit deux buts contre leur camp et en ont concédé quatre autres sur penalty, ce qui coute six points ; de quoi sortir de la zone rouge…

– Le mercato. « Qui bon chien n’a pas, à bon gibier ne prétend pas ». Castori aurait aimé faire un recrutement à la PSG version qatarie? mais les préceptes de ce dicton ont eu raison de lui. Avec des moyens modestes, le mercato estival a été certes rationnel mais n’offre pas les garanties pour rivaliser avec les cadors de Serie A. L’entraîneur a dû s’appuyer sur les prêts de joueurs en manque de temps de jeu et l’arrivée libre de vieux briscards. Les résultats sont là.

Le joueur à retenir

Marco Borriello. Il est l’élément le plus en vue de l’effectif biancorosso. Marco est simplement le capocannoniere et le meilleur passeur de son équipe. Reconnaissable à ses crampons noirs, il est impliqué dans les buts de Carpi : cinq buts dont quatre en championnat et trois passes décisives. Le triple champion d’Italie affiche surtout 80,8% de passes réussies.

Le joueur à oublier

Jerry Mbakogu. C’était l’un des principaux artisans de la montée historique de Carpi en Serie A avec ses 15 buts en 30 rencontres. Comme son équipe, l’attaquant italo-nigérian fait triste figure cette saison. Relégué sur le banc par un Borriello justement, le natif de Lagos n’a fait que neuf apparitions : sept en Serie A (quatre titularisations) pour un total de 356 minutes de jeu. Le bilan ? Zéro but !

Herman Ahouande

Rédacteur



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