Barella : départ certain mais peut-être pas immédiat

Par Sébastien Madau publié le 28 Jan 2019

A trois jours de la fin du mercato, l’avenir du milieu de terrain Nicolò Barella (21 ans) n’est pas officiellement scellé, même si l’hypothèse la plus probable est celle qui verrait le jeune international rester jusqu’à la fin de saison en Sardaigne. Toutefois, il est désormais acquis que Barella fera ses valises l’été prochain. Reste à découvrir la destination.

Courant janvier, l’Inter et Chelsea ont tenu la corde. Les deux clubs semblent à ce jour les plus motivés pour s’attirer les services du jeune formé à Cagliari. Y compris à y mettre le prix. Le président sarde Tommaso Giulini a fixé le bon de sortie à 50 millions d’euros pour racheter le contrat du joueur courant jusqu’en 2022. La différence entre les deux clubs semble toutefois reposer dans le fait que les Blues ont d’autres cordes à leur arc et n’hésiteraient pas à recruter un autre joueur. En revanche, l’entraîneur interiste Luciano Spalletti a fait de Barella une priorité. Sans résultat pour le moment.

Finir sa saison à Cagliari, avant l’Inter ?

En effet, sur l’île, Nicolò Barella ne se montre pas si pressé de partir. A court terme, rester à Cagliari, c’est s’assurer six mois encore un climat favorable comme que pièce maîtresse de son équipe. Une prudence qui lui permettrait de continuer sa progression. Un transfert dans une équipe où il ne serait pas titulaire indiscutable pourrait s’avérer comme un coup d’arrêt. Sur le plan sportif, Barella a, à multiples reprises, réitéré son amour pour le maillot rossoblù. Il n’a jamais nié la probabilité de quitter l’île, mais entend visiblement choisir une intersaison estivale pour le faire. « Les rumeurs sur mon futur représentent une stimulation, car si des clubs sont intéressés c’est que j’effectue du bon travail » déclarait récemment le joueur à L’Unione sarda. « Dans ce monde, personne ne t’offre rien, tu dois tout conquérir. Je ne regarde pas l’argent, qui toutefois, compte, mais si à l’avenir je venais à changer d’équipe ce ne sera pas pour l’argent : je le ferai par ambition, car un joueur veut gagner des trophées et jouer des compétitions importantes ». Une manière de repousser les rumeurs le voyant partir avec un contrat mirobolant vers la Chine.

Son club actuel a également tout intérêt (immédiat) à le conserver quelques mois. Son jeune joueur ne perdra pas sa valeur marchande d’ici l’été et il sera indispensable pour atteindre le maintien. Actuellement, Cagliari possède 7 points d’avance sur le premier relégable Bologna et les tifosi ne pardonneraient jamais à ses dirigeants d’avoir vendu un joueur clé sans être mathématiquement sauvé.

Naples en embuscade

En Italie, qui pourrait rivaliser avec l’Inter dans la course au recrutement de Barella ? La Juve semble avoir tourné la page. Le Napoli, en revanche, a été des plus insistants tout au long du mois de janvier. Le président De Laurentiis était prêt à mettre 20 millions sur la table plus le transfert en Sardaigne de Rog et Ounas. L’offre a été refusée par le club sarde et le joueur. Tommaso Giulini semble opposé au principe d’un montant réduit avec contreparties techniques. Le club souhaiterait faire le plein sur son joueur (entre 40 et 50 millions) pour pouvoir gérer l’enveloppe en vue de son remplacement. De quoi certainement pousser l’Inter à revoir sa copie d’ici le mois de juillet. Le club nerazzurro entendait en effet investir entre 20 et 30 millions et ajouter dans la balance quelques jeunes espoirs interistes (Pinamonti, Emmers ou Vanheusden?) et alimenter sur plusieurs saisons le club sarde en pensionnaires du centre de formation.

Des montages financiers et techniques que les clubs italiens semblent plus prompts à établir pour des joueurs italiens que pour des étrangers. En effet, les saisons passées ont vu des sommes immenses investies sur des joueurs étrangers et n’ayant pas convaincu par la suite. Nul doute que payer 50 millions un joueur italien pour évoluer dans son propre championnat serait un nouveau fait notable. Qui pourrait en appeler d’autres et mettre les jeunes joueurs italiens en première ligne. Pour le bien des clubs de Serie A et de la Nazionale.

Sébastien Madau



Lire aussi