Baldé Keita, l’heure de vérité a sonné

Par Jérémie Panizzoli publié le 04 Avr 2017
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L’été dernier a été mouvementé pour Baldé Keita. Entre les rumeurs persistantes sur un éventuel transfert, une mise à l’écart par le coach Simone Inzaghi et des déclarations incendiaires, le Sénégalais s’est mis la pression tout seul durant les mois de juillet et août. Une fois cette période dépassée, le Laziale s’est remis la tête dans le travail. Grand bien lui fasse, car progressivement il a gagné du temps de jeu et il s’est surtout distingué sur le terrain et non en coulisses. Avec le schéma de jeu souhaité par Inzaghino, la place d’ailier gauche était implicitement réservée pour Keita et il n’aura fallu que quelques matchs pour voir pourquoi l’entraîneur biancoceleste avait raison de miser sur lui.

Une montée en puissance statistique

Tous les joueurs offensifs sont soumis à la même problématique lorsqu’il s’agit de les évaluer. Il faut avoir des stats individuelles élevées. En démarrant sa troisième saison en Serie A, Baldé s’était mis en tête de passer la barre des 10 buts et décrocher une place européenne en fin de saison avec le club laziale. Auteur d’une première partie de saison convaincante avec 5 buts en 14 matchs, son départ pour la CAN l’a un peu freiné dans sa progression. L’élimination de son pays en quarts de finale de la compétition n’y est sûrement pas étrangère… Obligé de se remobiliser très vite, le gaucher a eu du mal à enclencher la seconde. Toutefois, ce spleen semble appartenir au passé et on sent que cette fin de saison haletante peut enfin faire éclater Baldé Keita comme un des meilleurs joueurs de Serie A. Avec déjà 8 buts et 3 passes décisives, un but importantissime dans le derby il y a trois semaines qui met la Lazio dans une position favorable avant ce match retour, la saison de Keita est déjà une petite réussite.

Un comportement en question

Brillant balle au pied et capable d’éclairs de génie, il donne souvent le sentiment d’en garder sous la semelle. Si l’entente avec ses compères Immobile et Felipe Anderson semble optimale, il reste des points d’ombre sur le bonhomme. Malgré ces états de service, il n’est pas rare de voir l’hispano-Sénégalais disparaître au cours d’un match. A l’image d’un Felipetto qui peut souvent donner l’impression de jouer par intermittence, Keita peut vite sortir de son match si la tournure des événements ne va pas en sa faveur. Une certaine nonchalance qui peut exaspérer son coach et les tifosi et surtout qui dessert le Laziale. S’il veut un jour partir dans un club plus huppé, ce type de comportement sera à bannir. Chaque chose en son temps. Il faut d’abord aller chercher cette place en finale de Coppa et finir le championnat le mieux possible. Avec un Keita des grands soirs, cette Lazio peut croire en son destin doré. Sans lui, la chute ne sera que plus rude…




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Jérémie Panizzoli

Rédacteur référent pôle events & live



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