Alors, ce Torino, séduisant ou pas ?

Par Giuliano Depasquale publié le 30 Août 2016
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Torino

25 mai. Sinisa Mihajlovic est choisi pour reprendre la casquette granata de Giampiero Ventura, nommé à la place de Conte sur le banc de la Nazionale. Pour le Torino, ça sent la révolution à l’approche de l’été, car, pour la première fois depuis cinq ans, il s’agit d’utiliser le mercato pour mettre en place une nouvelle tactique, tout en faisant face aux probables gros départs annuels. Eh oui, fini le 3-5-2 imprégné dans la tête de chacun. Dès fin août, il faudra jouer en 4-3-3. Cette modification tactique constitue un réel chamboulement qui demande une bonne préparation tout au long de la trêve estivale. L’effectif aussi doit être adapté, car la défense se trouve perturbée. Glik quitte le navire pour Monaco, Bruno Peres s’engage avec la Roma et Maksimovic est considéré comme « mort » par Mihajlovic. En contrepartie, De Silvestri, Castan et Rossettini débarquent pour participer à la formation de la fameuse défense à quatre. Niveau attaque, c’est là où les dirigeants ont frappé le plus fort, avec Ljajic, Iago Falqué et Boyé qui viennent porter main forte à Belotti, Maxi Lopez et Martinez. Sur le papier, il n’y a pas de doute, le Torino peut facilement prétendre à une place dans le top 10 à la fin de l’exercice.

Du lamentable au sublime

Si les résultats d’une équipe dépendaient uniquement de la qualité de chacun de ses joueurs, ça se saurait. Mihajlovic et ses gars en ont fait les frais au coup d’envoi de la saison contre le Milan (défaite 3-2), de son côté très critiqué pour sa quasi absence du mercato pendant l’été. La défense à quatre est une catastrophe : les latéraux sont sans cesse en retard, d’énormes espaces sont laissés à l’adversaire et les centraux ont beaucoup de mal à se placer. Devant, des lacunes sont aussi à relever, comme le peu d’idées du trio offensif, qui ne tente d’atteindre le but milanais qu’à travers des centres imprécis ou des tirs de loin sans grand danger. Le tout demeure donc inefficace, avec un manque flagrant de coordination entre les lignes. C’est également un coup dur pour Ljajic, qui doit céder sa place après seulement un peu plus de vingt minutes.

Contre Bologne (victoire 5-1), c’est une toute autre histoire, surtout au niveau offensif. Comme sept jours plus tôt, Ljajic est contraint de quitter le terrain, mais le duo Martinez-Falqué derrière Belotti fonctionne admirablement bien. C’est fluide, les actions, plus variées, s’enchaînent et la défense bolognaise n’a pas le temps de respirer. Même à 4-1, les Granata ne se reposent pas sur leurs acquis, un vilain défaut des équipes italiennes, et gardent donc le contrôle de la partie en toute sérénité. Par contre, des failles persistent dans la défense, qui a toujours tendance à ne pas se comprendre. Le seul but adverse est d’ailleurs un dribble de Taider sur quinze mètres qui finit par tirer en toute liberté. La dernière question à régler est celle des penalties, tirés et ratés deux fois par Belotti. Cela ne fait bien sûr que deux journées, mais l’entraîneur parait déjà sur la bonne voie pour insuffler une nouvelle identité à ce Torino intéressant, bien que manquant encore d’équilibre et de coordination dans le secteur défensif. Et pourquoi pas un nouveau tireur de pesos en plus d’un certain gardien de but anglais qui arriverait sous peu.




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