Alex Sandro, le pari gagnant de la Juventus

Par Matteo Pogliani publié le 13 Avr 2016
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Certains diront que des deux latéraux tout terrain de Porto de la saison dernière, la Juventus a pris le meilleur. Et pourtant Danilo signait pour le grand Real Madrid. Du côté de Turin, tout le monde était sûr de son coup : le gaucher justifiait la grosse somme investie pour son transfert.

Une progression sans bruit

Évidemment, un tel transfert a fait les gros titres en Italie, et pas seulement. Le dernier finaliste de la coupe aux grandes oreilles se paye le luxe de mettre plus de 20millions sur un latéral gauche, après avoir enregistré le gros transfert de Dybala. Qu’importe, les dirigeants y ont fortement cru, étant entendu que des options moins chères étaient aussi envisagées. Lui aussi n’a pas hésité. Beaucoup de clubs le voulaient, mais lui souhaitait rencontrer la Vieille Dame en personne. Cafu, Serginho, Maicon, des prédécesseurs de haut rang ont fait les beaux jours de la Serie A. Sandro voulait prendre ce même chemin. À l’image surtout des deux premiers, il a fait de sa discrétion sa force.

Pendant que les phares étaient dirigés sur les autres jeunes pépites turinoises, le Brésilien s’est mis à la disposition d’Allegri en toute humilité. Son arrivée tardive ne lui a pas permis de suivre la préparation d’avant-saison dantesque du coach italien, mais vu le début de saison de la Juve, ce n’est peut être pas plus mal. Sandro a donc eu l’occasion de se mettre à travailler, notamment tactiquement, dans une tranquillité qu’il a aussi personnellement cherché. Et dès la première blessure de Evra, il a saisi sa chance. Aujourd’hui, il est l’un des atouts majeurs des bianconeri.

Course, aisance technique et polyvalence

La blessure d’Asamoah a forcé les dirigeants turinois à recruter au poste de latéral gauche. Mais voilà, l’idée était d’investir en un joueur jeune, à grand potentiel, capable ensuite de prendre le témoin qu’Evra allait passer à la fin de son contrat (peut-être prochainement renouvelé). Max Allegri avait aussi posé ses conditions sur ce recrutement : un joueur disposé à évoluer dans une défense à 4 ou dans un milieu à 5, techniquement capable de dribbler, provoquer, centrer voire même marquer des buts. Bingo ! Sandro s’est mis au diapason et a répondu à l’ensemble de ces exigences. Fort physiquement, il fait de son endurance et de sa vitesse des qualités majeures essentielles à son poste. Niveau technique, pas d’inquiétudes : dribbles percutants, débordements incisifs, centres au millimètre, la panoplie est complète. Notons à ce sujet que Sandro a bonifié son actuelle saison avec 5 passes décisives et deux réalisations.

Tactiquement, le travail a été fait : que ce soit dans un milieu à 5 ou dans une défense à 4, il s’est imprégné des indications et conseils de son coach et compatriotes pour venir améliorer les lacunes défensives qu’il avait. Des progrès doivent encore être faits, mais il est sur la bonne voie. Enfin, après avoir fait quelques bouts de match comme ailier ou mezz’ala en début de saison, il s’est alterné au poste de latéral avec Evra jusqu’à aujourd’hui, venant même se positionner à gauche d’un milieu à 4 lors de l’épique rencontre face au Bayern ou de la récente fin de match contre le Milan AC. Bref, tout est là pour que Sandro devienne un grand joueur, et la Vieille Dame s’en frotte déjà les mains. L’avenir au poste est assuré (sauf si le mercato s’en mêle).





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Matteo Pogliani

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